Paname, j’arrive !!!!

Voilà, il me faut vous dire que je pars, je m’en vais, suis partie pour quatre petits jours, quatre jours minuscules à Paname. Cette idée de petit week-end amoureux, a surgit, comme une évidence, à l’annonce de l’expo Hopper. Un rêve individuel, un rêve commun, celui de découvrir Hopper, enfin en vrai, en grand, en multiple, Hopper que nous ne connaissons qu’en livre, Hopper aux rendez-vous ratés à de trop nombreuses reprises.

Et puis retrouver des amis entre deux galeries, une soirée théâtre, et puis du shopping, aller chez Uniqlo et Banana Republic, parce que hein, la vie est trop courte pour que l’on soit raisonnable …

Et puis découvrir des petits restos, et acheter des tickets de métros et une boîte de pansements pour ampoules, car j’aime marcher dans vos rues, bien que la météo que vous me promettez est pire que celle que je quitte, ce qui n’est pas peu dire …

Etrange tout de même de se dire que cette ville synonyme de métro/boulot/dodo/galère de certains, puisse être pour d’autres, nous les provinciaux promesse de plaisirs. Parce que nous ne traversons pas la France à grande vitesse pour nous reposer, nous venons nous en mettre plein le cœur et les mirettes, et prendre risque de nous vider le porte-feuille. Car Paris est une vraie poule de luxe, une tentatrice, aux tarifs excessifs.

Mais bon, je pars, j’arrive avec une ferme détermination, celle de faire le plein de bonheur  !

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La dame bien comme il faut

Avant de partir, faut que je vous raconte. C’était jeudi soir, fin d’après-midi, début de soirée, je rentrais chez moi après le boulot, j’étais heureuse, je suis en vacances.

Je rentrais chez moi, il faisait froid. Est apparue une petite dame, bien habillée, bien comme il faut. Elle me fit face, me barra le chemin. Elle avait perdu le sien. Il était sur le mien. Je lui proposais de le tailler ensemble. Elle me tailla une bavette. Me parla du froid. C’était original.Et puis Marseille, sa saleté. Elle se plaignait. Elle m’agaçais. J’avais décidé d’être gentille. Elle se cru autorisée à continuer. Elle me remerciait, ainsi qe le ciel, de m’avoir mise sur sa route, moi une personne « normale ». Je crû ne pas comprendre, elle le sentit, elle insista, parce que comment aurait-elle fait, oui, quoi, je cite, « perdue au milieu de tous ces gens, tous ces étrangers ». Alors que moi insista-elle, moi je suis normale. Elle pensait me complimenter, je vivais ça comme une insulte. Mon sourire s’était transformé en rictus, lorsque j’émis mâchoires serrées « normale moi ? oh, vous, vous ne regardez pas Dexter ! ». Sous le fond de teint, je l’ai vue blêmir lorsqu’elle répondit « si justement hier soir. Suis insomniaque, j’pouvais pas dormir, j’ai allumée la télé ». Elle a ralenti le pas. Je n’aurais jamais pensé que ce fut possible. Je voyais bien qu’elle envisageait le demi-tour, oui mais voilà elle était perdue, trop comme il faut. Il est des choses qui ne se font pas.

Elle était arrivée à destination. Nous nous sommes quittées pas fâchées. Pas fâchées de nous quitter.

Et pourtant, je suis gentille, avec les enfants, les vieilles dames, enfin les plus vieilles que moi. Mais pas avec les vieilles connes. Ni les jeunes d’ailleurs …

C’est pas de saison. Je sais.

Je ne voudrais vous narguer, loin de moi cette idée, mais il est une chose que je me dois de vous dire : voilà, suis en vacances. Oui, je sais c’est dur ! Mais rassurez-vous juste une longue petite semaine.

Non, mais je vous jure monsieur l’agent, je ne l’ai pas volée, c’est pas du recel, non je l’ai gagnée au grès de journées comptent double, double heures de travail d’un été sacrifié à servir de la culture et du plaisir pour les oreilles et les yeux, avec mon sourire en prime. C’était cadeau.

Voilà je vais m’enfuir, et puis revenir, et profiter, me retrouver, et vider mon cerveau de toute la morosité du quotidien.

Et puis à mes collègues, à mes amies de galères j’abandonne pour ces quelques jours, les préceptes de ma vie scotchés là, à côté de ma chaise vide

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Ma Canebière

En passant

Et puis ma Canebière, l’inqualifiable, avenue boulevard, mademoiselle, madame, nul ne sait, Ma Canebière, qu’as-tu fait de tes enfants ?

Ma Canebière, ma traîtresse, je te vois, je t’observe, te surveille dissimulée derrière mes lunettes, ignorant les harangues des hommes en perdition avinée. Mes pas dessinent une étrange chorégraphie entre éclats de crachat et serpents d’urine, perdue dans une foule de parallèles qui se croisent se percutent, ne se rencontrent jamais.

Ma Canebière, ma Goulue dépravée, livrée abandonnée méprisée des bien-pensants, des frileux nantis ancrés dans leurs beaux quartiers et leurs certitudes, toi dont au quotidien j’arpente le plat fallacieux, qu’as-tu fait de tes enfants ?

Ma Canebière, ma bourgeoise déclassée, lieu de rencontres en pointillés que tu transformes en interrogations, tes corniches menaçantes, tes opérations inesthétiques de ravalement de colmatage, tes fissures, et ton ciel cru qui se mire dans le miroir de tes margelles assassines. Qu’as-tu fait de tes enfants ?

Ma Canebière, ma mère dénaturée, qu’as-tu fait de tes enfants ? Ouvre tes oreilles, entend ces violences ordinaires des hommes à l’encontre de leurs femmes, des femmes à l’encontre de leurs enfants. Ouvre les yeux, regarde de tes bébés étonnement sages mollement suspendus à un mamelon cuivré. Voit tes bataillons de moineaux vomis de tes adjacentes s’éparpiller se perdre se regrouper et quémander sans conviction, une pièce, s’il nous plaît, parce qu’il le faut bien, parce que c’est leur destin, parce qu’ils étouffent sous ta crasse indifférence.

Ma Canebière, ma quotidienne ma régulière, je t’insulte te sermonne te descends, tente essaie de t’aimer malgré tout malgré toi me jeter dans tes bras me noyer dans ton cœur, me guérir de la nausée parmi les flots de rires et l’innocence de tes enfants, enfants d’ici d’ailleurs, tous Marseillais, tous tes enfants.

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Mon interrogation du soir

Ce soir, en rentrant chez moi, j’ai vu çà

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Je dis « çà », parce que je ne sais comment le/la nommer …

Car oui, c’est quoi ce machin inqualifiable, ça se porte comment, et avec quoi ? Parce que moi, côté fessier madame est servie, merci, et je me doute que si nombreuses sont les femmes qui ne souhaitent un rembourrage en lingerie, côté lingerie, elles privilégient le soutien-gorge et allègent la culotte. Enfin je crois.

Et puis c’est qui le cœur de cible, la ballerine ratée, une postulante pour le Crasy Horse, une danseuse de Samba, une enjôleuse des Mille et Une nuit, une poupée Barbie très culottée ? J’hésite, mais c’est clair, ce n’est pas moi. Non pas que je trouve « cela » moche, mais assurément importable …

Bon, si vous avez une idée, suis preneuse, car là faut reconnaître que même UNDIZ pour ne pas le/la nommer, n’a pas su avec quoi l’assortir, a opté pour du n’importe quoi …

Vous dire des choses sur moi ? Encore ? C’est vraiment parce que vous insistez …

Hier, c’était au tour de Claire Eloise de me taguer. Je suis polie. Je réponds. Je suis charitable, je vous épargne, j’arrête ici l’épidémie. Maintenant si le cœur vous en dit, si cela vous amuse, ou pour toute autre raison, je vous en prie, n’hésitez pas …

Le Versatile Blogger Award est un tag où tu dois révéler 7 choses sur toi. Une fois que tu l’as fait, tu dois à ton tour nominer 15 bloggueuses. Et surtout, n’oublie pas de faire apparaître le logo …

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1/ Bientôt, la fin du monde, et personne ne m’a offert des pivoines. Pourtant, c’est pas faute de l’avoir dit, écrit très subtilement. Trop subtilement. Alors je me répète ON NE M’A JAMAIS OFFERT DE PIVOINES. Ça va là, c’est assez clair …

2/ Bientôt la fin du monde, mon frigo est vide, mes placards crient famine. Mea culpa.

3/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai toujours rien compris à la physique quantique, la théorie des cordes. Et Dieu dans tout ça ?…

4/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai pas commencée mes cadeaux de Noël, pas installée la crèche, pas installé le sapin. Et le Père Noël, il meurt à la fin ?

5/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai toujours pas souscrit de convention obsèques, pas écrit de testament, pas rédigées mes dernières volontés.

6/ Bientôt la fin du monde, et m’interroge : par qui vais-je être sauvée ? Dieu ? Les petits hommes verts ? Les pompiers ? Le chevalier blanc ?

7/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai pas fini mon polar, mon suédois, le dernier Mankell, je ne sais pas qui est le tueur. Faut que je vous quitte. Si vous êtes sympas, je vous raconterai la fin …

Il pleut des cordes … j’en prends une et me suicide ?!?!

C’est la dernière fois je vous le promets, c’est la dernière fois de la journée, que je vous parle de la pluie, mais c’est clair je n’en peux déjà plus.

La photo aujourd’hui, toujours Marseille toujours 16 heures, une accalmie de courte durée.  Je vous la fais en noir et blanc,elle ne mérite pas mieux, et au moins ça a le mérite d’être clair.

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A l’heure du déjeuner, nous regardions courir le manteau gris lourd bas de nuages qui nous a volé notre ciel. Silencieux, les épaules avachies, le regard vide nous déchirions un sandwich mou, sans goût. Enfin je ne sais pas, je n’étais pas là. Moi j’étais partie dans l’île de mes rêves, me laissant porter par les flot tout en sirotant une noix de coco. Ne me demandez pas comment je fais pour ne pas m’étouffer, je vous rappelle que c’est un rêve, le mien et que j’y fais ce que je veux !

Une averse mal-polie interrompt ma rêverie et soudain je me souviens que j’ai oublié mon parapluie dans un commerce lointain, enfin pas trop, mais trop pour mon brushing. D’accord je n’en fais plus depuis des années, mais c’est une image, c’est mon image. Oh et puis cessez de me contrarier,  la pluie c’est lugubre et contagieux !

Est-ce bien raisonnable ?

Oui, est-ce bien raisonnable de vous faire découvrir un lieu public que je voudrais me garder secret, est-ce bien raisonnable d’attirer des convoitises pour ce petit resto encore confidentiel ?

Alors, disons, que me bonté me perdra, que lorsque l’on aime il faut le dire, et que ce lieu magique il me faut vous en parler.

Cela se passe en haut tout en haut de la Canebière, là où rien ne se passe, là où personne ne vient par hasard, là où le Kebab se dispute avec le falafel, là où manger sain est une véritable gajure. C’est là que la chaîne GREEN BEAR a eu l’idée saugrenue d’implanter son nouveau restaurant marseillais. Pour mon plus grand bonheur, et celui de mes copines. Car soyons honnêtes, la clientèle se trouve être exclusivement féminine. Rappelez-vous ma théorie : les endroits sympas, ceux dans lesquels on mange bien, vous les repérez de l’extérieur, ils sont remplis de nanas.

La nourriture est simple, équilibrée et gouteuse, bio et bonne ce qui n’est pas toujours vrai, et parfaite pour un appétit féminin. C’est sans trop de honte que l’on succombe à un dessert (la tatin est divine). Les tarifs étudiés pour être raisonnables, en gros ce qui tombe plutôt bien, un ticket resto.

Et puis, il y a le lieu. La première pièce, celle qui ouvre sur l’extérieur, offre un rocking chair, que je me promets d’essayer un jour de vacance à l’heure du thé. Et puis et surtout, au fond, se trouve la salle à manger, loin du bruit et du tumulte de la Canebière. Un lieu où l’on oublie le temps qui passe, un lieu propice aux confidences entre stucs et parquet, un lieu où l’on rêve d’allumer la cheminée.

Alors, moi, je le sais c’est ici que je plante ma tente méridienne, c’est ici que vous pourrez me croiser, vous les Marseillaises. Alors, si le cœur vous en dit, on se file un rencard, je vous file l’adresse …

GREEN BEAR COFFEE – 123 La Canebière MARSEILLE (1er)

Vous prendrez bien une rincée de déprime automnale ?!?

Marseille, 4 heures de l’après-midi.

Non, mais franchement est-ce bien raisonnable ?

Alors pardonnez-moi d’être triviale, mais oh putain, un lundi de ciel gris ça plombe, un lundi sous la pluie, c’est pas humain !

Quel est le monstre qui a repeint mon décor en noir et blanc, quel est l’idiot qui a éteint la lumière ? Et quand on pense qu’en plus dans un mois nous ne serons plus là, que l’humanité aura disparu de notre planète, que l’Apocalypse aura tout balayé de sa terrible colère (Tremblez braves gens, TREMBLEZ !), moi, je vous le dis, c’est vraiment pas juste !

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Moi, je veux vivre dans une pub Elle & Vire

Parce que moi, j’ai consulté la météo, et franchement j’ai des envies de massacrer toute grenouille qui passerait à ma portée. Par ailleurs, vivant à Marseille il y fort peu de chance que l’occasion se présente. Mais bon, cette météo bretonne est une insulte à toute bonne marseillaise.

Ici, la pluie est synonyme de débordements, de fuites de toitures, d’embouteillages et de mauvaise humeur. Alors un lundi sous la pluie, avec des prévisions météorologiques pousse au suicide, je ne vous raconte même pas, par simple respect pour vous.

Moi, je veux vivre dans une pub ELLE & VIRE, heureuse et même pas mouillée par la pluie. Parce que vous l’avez bien regardée cette pub, avec toutes ces filles jolies heureuses joyeuses … et même pas mouillées. Elles se baladent, toutes légères, la coiffure légère, le vêtement fluide sous la pluie … et un doux soleil.

Parfois, j’ai vraiment l’impression que l’on nous prend pour des connes, mais bon, je dis ça je dis rien …

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