Jusque là tout va bien !

Il ne se passe rien.

Je me suis éveillée tôt, ce qui était une bonne nouvelle en soi, j’étais éveillée, donc vivante. Il ne s’était rien passé. L’amoureux a déposé un baiser sur mes lèvres, qui n’avait pas un goût de dernier.

Je me suis préparée, m’en suis allée travailler. Il le fallait bien, il ne se passe rien.

La rue rue éventrée était semée de crevasses, qu’il me fallut contourner et éviter. Il en va ainsi chaque matin : Marseille se fait une beauté, Marseille est en chantier, Marseille se rêve en capitale.

Dans mes couloirs, à mon boulot, suis presque seule, y a presque personne, et flotte un vague parfum d’indolence, de RTT et de vacances. Il ne se passe rien.

J’ai bu des café, ceux du vendredi pour le booster, le faire passer plus vite. Il ne se passe décidément rien.

Et puis ce soir, il faudra bien que nous nous fassions nos adieux, nous souhaiterons bonnes fêtes et bon bout d’an.

Et puis je rentrerai chez moi, me ferai un plateau télé, lirai un bouquin, lovée dans un plaid, et câlinant mon chat. Il ne se sera rien passé. C’en sera lugubre.

C’est un vendredi de fin d’automne, qui tire sa révérence et cède sa place à l’hiver.

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C’est bien la peine de survivre à la fin du monde si c’est pour se poser des questions existentielles

Il semblerait que nous ne soyons pas morts. Quoique je n’en sais trop rien, ce post je l’ai écrit il y a deux jours.

Peut-être que finalement j’ai disparu, que je suis passée de vie à trépas, à la postérité.
Mais si je suis morte, que c’était la fin du monde, vous êtes morts aussi, vous n’allez pas me lire. PERSONNE NE VA ME LIRE. MAIS C’EST HORRIBLE !

Et qu’est-ce qu’il va devenir mon blog ? J’aurais fait tout ça pour rien ? Pour ne jamais atteindre les 500 amies ?

Putain ! Quelle horreur ! C’est vraiment trop injuste ! Si on (mais c’est qui on Dieu, les Mayas, les petits hommes verts ?) m’en avait laissé le temps, c’est sûr, je serais devenue populaire. Et même influente. Toutes vous auriez aimé vous habiller comme moi, maquiller comme moi, manger comme moi, voyager comme moi. Vous auriez aimé être moi.

Vous m’auriez flattée, dit combien je suis belle, que mes fringues sont géniales, que mon goût est whahoo, super, canon. Car bon, je peux vous le dire maintenant que vous ne me lirez pas car souvenez vous, vous êtes mortes, vous êtes passées à côté d’une super blogueuse … et n’avez pas beaucoup de vocabulaire … La preuve, ces mots-là je ne les ai jamais eu en commentaire.

Voilà maintenant, à cause de vous et des Mayas, …. je sais ce qu’est de mourir dans d’affreuses souffrances !

Putain (oui, j’ai droit aux répétitions, qui va m’en faire la réflexion, pas vous, souvenez-vous VOUS ÊTES MORTES ! )! Donc je disais PUTAIN ! Suis TRISTE !

Et puis j’ai complètement oublié de vous fixé RV, si cependant vous êtes encore quelques unes à hanter vos écrans, que diriez vous d’un petit rendez-vous cotonneux ? Disons  0H22 à l’est d’EDEN. Semblerait même que le Père Noël, qui n’a pas eu le temps de descendre du ciel, sera des nôtres.

Madame pétasse

Quoi ? Qu’est-ce que j’entends ? Vous ne me croyez pas ? Vous ne croyez pas au Père Noël ? Pas aux Mayas ? Pas à la fin du monde ?

Bon ben, OK. On se retrouve demain ? Même lieu, même heure !

La fin du monde ? Vendredi ? Impossible, ça ne se peut pas, parce que

– Samedi j’ai rendez-vous chez l’ostéo. S’arrêter en si bon chemin, c’est niais

– Je n’ai pas fini d’acheter mes cadeaux de Noël. C’est idiot

– Je n’ai pas reçu mes cadeaux de Noël. C’est triste

– Je ne sais pas qui a gagné Kho Lanta, ni la fin de Twin Peaks. C’est insupportable

– Je n’ai pas lu Proust. C’est couillon

– Je n’ai pas encore réussi à cuisiner une tarte au citron meringuée digne de ce nom. Doit y avoir un truc. Je ne l’ai pas trouvé. Il me faut chercher encore, et encore, et encore

– J’ai acheté des cartes de vœux, et quelques idées amusantes pour les remplir. C’est bêta

– Je ne connais pas San-Francisco, la Nouvelle-Orléans, Lisboa, ni Guéret dans la Creuse. C’est poignant

– J’ai acheté une top coat mate, une amie m’a dit que c’était formidable. Et je n’ai pas encore eu le temps de la tester. C’est gâché

– Je n’ai fini de tester ma nouvelle crème miracle, celle qui doit redonner une nouvelle vie à ma vieille peau. Je n’ai pas encore eu le temps de vous en parler. C’est ballot

– Je n’ai pas eu le temps de dire adieu à mes amis. C’est triste

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– Je n’ai pas eu le temps de dire merde aux cons, faire une bras d’honneur à ceux qui m’empoisonnent mon quotidien. C’est tragique

– Je n’ai pas 500 ami(e)s sur HC. Je les aurait sans doute, pfff, dans un an. C’est mortel

– J’ai survécu au bug de l’an 2000, à la grippe aviaire, à l’ennui, au ridicule, à JR, à la tempête du siècle ; j’ai raté l’affaire du siècle ; je n’ai pas gagné le loto du siècle ; je n’ai pas joué au loto depuis des années ; la vie est belle, je viens de la redécouvrir. Il serait insensé de ne pas la vivre !

– La vie est belle. Il serait insensé de ne pas la vivre !

« c’est con la fin du monde parce que … »

Parce qu’il est des choses importantes, qu’il ne nous reste que 15 jours pour les accomplir, parce qu’avant de tirer sa révérence, faut tirer des conclusions, et remercier Haeelin « Quick Silver », avant qu’il ne soit trop tard

1/ parce que je ne connaîtrai pas la suite, je ne serai pas sûre que ce soit la fin. Alors déjà que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris au Big Bang … Je vais donc mourir idiote, vous parlez d’une fin !

2/ parce que je n’aurai pas saisi l’occasion de dire aux cons qui font chier et pourrissent mon quotidien, combien ils sont cons et combien ils me font chier. Par ailleurs, imaginons que les Mayas se soient trompés dans leurs calculs, style une retenue au rang du millénaire, j’aurais l’air con après mon « courageux » coming-out …

3/ parce que je me demande s’il était bien raisonnable de s’être imposées des tortures pour se montrer raisonnable, pour s’arrêter de fumer.

4/ parce que j’ai rendez-vous chez le dentiste le 21, parce que j’ai même pas mal, enfin pas encore, parce que vraiment, il a beau être charmant, ce n’ai pas ainsi que j’envisageais mon ultime rapport avec un membre de la gente masculine

5/ parce que bien évidemment j’aurai commencé un polar et ne l’aurai pas terminé, et ne saurai jamais qui est le méchant

6/ parce que je n’ai pas souscrit de convention obsèques. « Ils » m’avaient pourtant prévenue que cela allait m’arriver, mise en garde, mailer, relancée. Pffff, serait temps que je sois raisonnable ….

7/ parce que je me suis achequté un agenda Moleskine 2013, et que même j’ai commencé à le remplir, et que pour cet été j’avais plein de rendez-vous, et que je n’aime pas, moi, rater un rendez-vous !

Alors je vous quitte, je vais me faire une beauté, et boire un café avec une personne que j’aime, que c’est moi qui l’ai fait, mon fils pour ne point le citer. Et puis tiens, m’acheter un vernis. Après tout, hein, quand on se dit qu’il n’y aura pas d’après, faut prendre ses devants …

Vous dire des choses sur moi ? Encore ? C’est vraiment parce que vous insistez …

Hier, c’était au tour de Claire Eloise de me taguer. Je suis polie. Je réponds. Je suis charitable, je vous épargne, j’arrête ici l’épidémie. Maintenant si le cœur vous en dit, si cela vous amuse, ou pour toute autre raison, je vous en prie, n’hésitez pas …

Le Versatile Blogger Award est un tag où tu dois révéler 7 choses sur toi. Une fois que tu l’as fait, tu dois à ton tour nominer 15 bloggueuses. Et surtout, n’oublie pas de faire apparaître le logo …

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1/ Bientôt, la fin du monde, et personne ne m’a offert des pivoines. Pourtant, c’est pas faute de l’avoir dit, écrit très subtilement. Trop subtilement. Alors je me répète ON NE M’A JAMAIS OFFERT DE PIVOINES. Ça va là, c’est assez clair …

2/ Bientôt la fin du monde, mon frigo est vide, mes placards crient famine. Mea culpa.

3/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai toujours rien compris à la physique quantique, la théorie des cordes. Et Dieu dans tout ça ?…

4/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai pas commencée mes cadeaux de Noël, pas installée la crèche, pas installé le sapin. Et le Père Noël, il meurt à la fin ?

5/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai toujours pas souscrit de convention obsèques, pas écrit de testament, pas rédigées mes dernières volontés.

6/ Bientôt la fin du monde, et m’interroge : par qui vais-je être sauvée ? Dieu ? Les petits hommes verts ? Les pompiers ? Le chevalier blanc ?

7/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai pas fini mon polar, mon suédois, le dernier Mankell, je ne sais pas qui est le tueur. Faut que je vous quitte. Si vous êtes sympas, je vous raconterai la fin …