Des bons (ou mauvais) mots d’excuse pour blogueuse en goguette

 

Je ne sais pas vous, mais moi parfois je peux rester des jours, des (oui, deux ça fait des !) semaines parfois sans publier et encore moins écrire une ligne sur mon blog. Alors bien sûr, j’ai de bonnes excuses (ou pas), que je vous ai listées. Au cas où, je vous en prie, servez-vous

– peux pas, suis en vacances, en week-end, en férié, en repos, en ARTT

– peux pas, j’ai au boulot, suis dé-bor-dée

– peux pas, suis atteinte du syndrome de l’écran blanc

– peux pas suis en panne d’ordi, j’ai pas/plus de réseau, de connection internet

– peux pas, ce soir y’a une super émission à la télé

– peux pas, ce soir j’ai à la recherche du portable perdu, sur mode vibreur c’est plus palpitant

– peux pas, j’ai la grippe, le rhube, enfin un squatter dans mon cerveau

– peux pas, suis en deuil de mon canari, ma grenouille a dévissé de son échelle, ma tarante porte bonheur a perdu sa queue

– peux pas, suis in the mood for love

– peux pas, j’ai un amoureux

– peux pas, j’ai un amoureux possessif et jaloux de mon blog

– peux pas, j’ai un amoureux qui lit mon blog

– peux pas, je vais avoir mes ragnagnas

– peux pas, mes ragnagnas pointent aux abonnés absents

– peux pas, mon ventre dissimule le clavier

– peux pas, suis en congés maternité

– peux pas, le/les enfants sont malades. Ou mieux l’amoureux, terrible l’amoureux malade

– peux pas, ce soir j’ai migraine

– peux pas, j’ai plus d’amoureux

– peux pas j’ai une soirée pyjama, couette kleenex

– peux pas, j’ai la tête qui est restée coincée sous l’oreiller

– peux toujours pas, suis en réparation

– peux pas suis en phase, remise en question métaphysique (meetic ou adopte un mec ?)

– peux pas, ce soir j’ai un rendez-vous amoureux apéro entre copains

– peux pas, i feel good, talalalala, so good que j’en ai oublié d’écrire

– peux pas, mon chat a réduit mon carnet d’idées de the génie en confettis

– peux pas, mon stylo est en panne. Oui je sais c’est peu crédible, mais on peut toujours essayer

– peux pas, j’ai mon vernis qui sèche

– peux pas, j’ai une entorse des DEUX index, suis en apprentissage de frappe avec les autres

– peux pas, le gulf Stream devient paresseux, mes doigts se transforment en stalactites

– peux pas, suis victime d’inondations de morve fielleuse de connasses prépubères dans le fil de mes commentaires

– peux pas, j’ai une hémorragie de followers, les statistiques sur le toboggan de la mort qui tue, je crois bien que plus personne ne me lit, que si j’arrête d’écrire nul ne s’en apercevra

– peux pas, suis en grève, ma muse en ARTT

– peux pas, ce soir j’ai ma voisine Cosette qui me raconte sa vie, dans les détails, en écoutant Léonard Cohen. Ensuite j’irai m’aérer en me jetant par la fenêtre …

– peux pas, suis pas blogueuse professionnelle, tout le monde se contrefiche de mon opinion, suis pas rémunérée, pas sponsorisée, pas invitée, pas gâtée, pas désirée, niet, peanuts, même pas un échantillon, même Sobusygirls ne veut pas de moi. Où je vais bien pouvoir la débusquer ma motivation

– peux pas, j’avais ma vraie vie qui patientais en salle d’attente, et qui s’apprêtait à me poser un lapin

– peux pas, parce que … JE VEUX PAS !

VOILA !

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Comme on fait son lit on se couche ou de la lutte de la célibataire avec sa couette

Et puis un jour on est célibataire. À nouveau, de nouveau, rien de nouveau, on ne va pas en faire un fromage, surtout pas moi, moi je n’aime pas le fromage.

Donc on est célibataire, la vie continue, on s’habitue, on a déjà payé le prix fort, celui qui laisse sur la paille et de quoi ruminer. On en a vu d’autres, on est forte, serre les dents, les fesses, redresse la tête, fait front, sa tête dure. On va bien tout va bien, ça va aller, ou pas, mais ça ira ( je sais vous connaissez, on ne vous la fait pas),  mais on va faire comme si, ou comme ça, mais on va faire comme, un point c’est tout.

Donc on avance, on continue avec le sourire, on se sait dans de beaux draps, gère le quotidien change le décor, c’est important le décor, tout comme les draps.

Alors on change les draps, on les choisit beaux et différents, différents de ceux que l’on a connus, d’une couleur qui contraste. On arrache les vieux, ceux qui en ont vus d’autres eux aussi, des joies et des larmes qui dorénavant n’auront plus court. On habille le matelas de sa housse, on est heureuse, les coussins les taies dans leurs étuis, on jubile, s’attaque à la couette

et là, là, putain, les bras en croix un angle de la housse dans chaque main, et vous perdue à l’intérieur (de la housse pas de la main !), cherchant à tâtons ce satanée cimetière à canards, vous savez que vous êtes célibataire !

Bon d’accord, avant à l’époque où vous ne l’étiez pas, il en allait de même, vous brandissiez une couette, et l’homme disparaissait, devenait sourd à vos appels et même à vos cris étouffés sous le tissu, soudainement allergique à la volaille. Il semblait évident que dans son esprit que la technique de la mise sous couette autrement appelée « inversée du dépeçage du lapin » est un secret qui se transmet de mère en fille, auquel il ne souhaitait pas se voir initié de peur de perdre sa virilité.

Mais bon sachant qu’il ne faut jamais perdre une occasion d’évacuer sa colère, profitez de l’occasion qui se présente

HURLEZ HURLEZ sous couvert, HURLEZ mort aux cons et à l’inventeur de la couette (en ce qui le concerne, nulle crainte c’est assurément déjà fait)

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Je ne défilerai jamais pour Victoria’s Secret

Ah je vous entends vous écrier « il serait temps qu’elle réalise » … et peux même compléter votre phrase, ce que dans votre grande bonté n’avez osé nommer : mon état de décrépitude.

Mais vous avez tort. Le temps ne fait rien à l’affaire. JE N’AURAIS JAMAIS PU DÉFILER POUR VICTORIA’S SECRET. Ben oui, moi suis pudique, timide, et trop bien éduquée pour me balader en sous-vétements devant des inconnus. D’accord, accessoirement, je n’ai pas la taille de l’Elite, pas les mensurations requises, suis modeste, surtout au niveau de la poitrine, (en clair j’ai le roploplo raplapla), mais généreuse, et auguste côté fessier. Bref plus Vénus Hottentote que Gisèle Bündchen.
Mais cela a son charme, cela fait tout le mien, et je peux encore envisager une carrière senior (qui pour les langues de pute (ou les bien informées) débute dès la trentaine atteinte), à condition d’investir mes économies (pas sûr qu’elles y suffisent, ça marche aussi le crédit à la consommation ?) dans la chirurgie esthétique et la réparatrice aussi, me fasse gonfler, dégonfler, tirer, injecter … et greffer des dents aussi, parce que vous avez vu leur sourire aux « anges », elles en ont des surnuméraires, il ne peut pas en être autrement !…

Quant à moi, moi je sais que l’on peut être sans avoir été, me contrefiche de n’être ni au top ni un modèle, me contente de sauver les meubles, ce qui n’est pas toujours commode (oh elle est mauvaise celle-là !), me satisfais de mon bonheur du jour (et vlan je récidive !) que je pousse toujours plus loin.
Je n’ai pas renoncé à la lune, et à mes colères lorsque je croise un imbécile fétichiste de mon doigt, à mes émerveillements, à mes niaiseries, à mes rires fous, à mes emportements, à mes bouillonnements.
En vieillissant grandissant j’ai appris qu’il est sage d’assumer d’être fou, et que lorsque l’on m’en accuse, je prends ça pour un compliment, et que quand je serai grande, plus grande encore moi je veux ressembler à Brigitte Fontaine !

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P.S. : ceci est un message personnel (elle se reconnaîtra) : à quand la prochaine cuite ?

Inutile d’expliquer aux hommes les raisons obscures qui nous poussent à commettre un achat

Passer de l’été indien au froid sibérien, ce n’est pas du tout comme ça que j’envisageais d’assouvir mes envies de voyages. Le premier qui me redit « tu as de la chance d’habiter le midi », je le fous à poil sur mon balcon, lui fais entonner « il est né le divin enfant », jusqu’à ce que sa voix chevrotante nous fasse croire qu’il chante tout seul en canon, et nous verrons s’il est toujours doux mon midi !

Oui, c’est violent, non je n’arbore pas ma bonne humeur factice à la boutonnière

Suis en vacances et je suis seule, j’ai fait des choix, ne regrette pas et je m’en bouffe le passeport. Suis en vacances, suis seule, et plein de projets qui pour des raisons futiles et météorologiques filent en quenouille et à l’anglaise. Alors que j’écoute des stalactites  me pousser au nez, j’écume les journaux et le net, en quête de bonnes nouvelles. Cherche, cherche encore, enfin tombe sur deux entrefilets à me mettre sous la mâchoire de mon moral en dent de scie : les couche-tard, les gras du cul seraient sont plus intelligents.

Alors, qu’insomniaque fessue je pète dans mon génie, je me gargarise de mon excellence, je sais qu’il me faut prendre des décisions, de celles qui font basculer notre vie. Donc je pars faire du shopping, avec la ferme intention de ne rien acheter

Vous êtes une fille vous me comprenez, un garçon, c’est le moment de nous quitter car jamais jamais vous ne pourrez. Disons que c’est hormonal, et continuons. Direction Zara.

Parce que là m’attend (ou pas sait-on jamais) un manteau, THE manteau, que je viens pour la troisième fois visiter. Trois fois en une semaine, que je le regarde, le caresse, tourne, retourne, repose sur son portant.

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C’est sûr, les vigiles vont finir par repérer mon petit jeu, mais je sais qu’un jour bientôt, y aura plus ma taille, plus de manteau, plus de tentation, plus de court-bouillon de méninges. Là je sens que je vous dois une explication : ce manteau me plaît beaucoup, mais ce manteau n’est pas pour moi. Ce manteau est too much, ce manteau est impossible, ce manteau est en fausse-fourrure panthère, et moi je suis une passe-partout, une discrète du genre qui se confond avec le décor, jamais jamais je n’ai porté, jamais je ne pourrais porter un truc pareil … mais aujourd’hui c’est pas pareil, aujourd’hui j’ose essayer, au milieu de nulle part et de tout le monde, pour m’en enlever l’envie braver ma peur du ridicule, et le miroir face à moi. Putain, j’adore, putain c’est pas mon bon genre. Dans un soupir je m’en extirpe lorsque j’aperçois la BELLE-MÈRE, pas la mienne celle de mon amie PARFAITE (c’est l’adjectif qu’elle s’attribut, elle a beaucoup d’humour), celle dont elle a eu le bon goût de divorcer, bref l’archétype de la belle-mère, la mal-baisée imbaisable … qui feint de ne pas me reconnaître.

Alors là … là … mon sang n’a fait qu’un tour, bravant toute idée prédigérée, la menace d’entendre d’aucune (elle se reconnaîtra !) s’écrier « safari » à ma vue, je me suis emparée de mon trophée, tête haute droit vers la caisse, déterminée comme rarement, déterminée à ne jamais être comme elle, une photocopie de l’image d’Épinal de la mémère de plus de 50 ans.

Et puis nul homme at home pour m’en faire le reproche, pas même un banquière en ligne, pas de mâle à l’horizon, sauf monsieur chat qui n’a pas du tout du tout apprécié qu’un autre félin prenne place dans cette maison et a bien tenté de l’exterminer, mais lui ça ne compte pas, donc nul homme à qui expliquer le pourquoi du comment de l’effet placebo de l’achat, qu’aujourd’hui j’avais une bonne raison, et que c’était ça ou un paquet de clope …

Si ce n’est pas un argument ça !…

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Le Fabuleux Tag Amélie Poulain

 

Je n’aime pas les tags. Je feins de les ignorer, ou souvent même je les ignore vraiment, mais celui-ci c’est pas pareil, celui-ci nous est proposé en libre participation par Lydie Gazouillis, et c’est tout simple

La Règle

Comme dans le célèbre film “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”, tu énuméreras au minimum trois “Jane Doe (1) n’aime pas” et trois “Jane Doe (1) aime”, qui rimeront bien sûr avec ton pseudo, ton prénom, ou ton nom.

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 Pimprenelle n’aime pas 

– Sortir les poubelles

– Les mecs qui pissent dans les ruelles

– Le verbe aimer conjugué au conditionnel

Pimprenelle aime 

– Boire un verre de rosé à l’ombre d’une tonnelle

– (C’est cucul mais j’assume) Un dîner aux chandelles

– Dans les yeux d’un homme, se découvrir belle

Et comme le dit si bien Lydie Gazouillis 

Ce serait cool si mes lectrices habituelles participaient, à leurs moments perdus !

(1) Choisis ton pseudo, ton prénom ou ton nom pour la rime.

Nota : Tu peux faire un clic droit sur l’image pour l’enregistrer et illustrer ton billet si tu décides de te lancer dans ce petit tag.

L’homme qui aimait les femmes

Il est des hommes qui le proclament, aiment les femmes. Ils ne leur veulent que du bien, elles sont leur égale, ils les respectent. Et puis lorsque vous les connaîtrez mieux, enfin si vous y tenez vraiment, si vous ne m’avez pas lue ni crue, ceux-là même qui se présentent comme anti fachos se révèlent souvent, mais pas toujours ne me faites pas dire ce que je me refuse à faire généraliser, quoique, donc parfois les pires des machos, certaines diraient même des salauds.

Ces hommes se présentent comme de charmants charmeurs, qui nous respectent et nous culbutent, nous insultent sans rien laisser paraître, crachent leurs contre-vérité du bout des lèvres sans  se départir de leur sourire, résistent à tout, à nos bouderies, nos mauvaises humeurs, nos pleurs, ben, ma foi, ce n’est tout de même pas de leur faute si nous n’avons pas d’humour.

Ils nous veulent parfaites de jour comme de nuit, sans ignorer que la perfection n’est pas de ce monde, vous promet la lune, Mars et Vénus, le 7ème ciel et le Bon Dieu sous certaines conditions, les leurs de conditions, parce que le Bon Dieu a d’autres chats à fouetter que la taille de vos fesses, la longueur de votre jupe …

Ces hommes vous veulent ir-ré-pro-chables, ce qui n’est pas le cas  puisque tout en vous les poussent à vous noyer sous les reproches. Enfin pas au début de la relation, non au début vous êtes merveilleuse, l’unique, celle qu’il attendait depuis si longtemps (peu importe qu’il ait 20 ou 50 ans), et n’attend pas 1 mois pour vous demander en mariage … à genoux. Bon d’accord, il est bien trop tôt, bien sûr faut résoudre des problèmes, le logement commun, l’annonce aux parents ou aux enfants ou les deux dans le pire des cas, mais vous avez toute la vie devant vous, parce que vous deux c’est du solide, vous deux c’est pas pareil.

Vous êtes sur un nuage, vous l’avez enfin trouvé, celui qui vous aime, qui aime votre corps et votre âme, rit de vos histoires pas toujours drôles. C’est merveilleux. Sauf que

Sauf que vos copains, wouai, parlons en de vos copains, sont pas terribles vos copains, supportables à dose homéopathique. Attention, il ne se plaint pas, mais ne veut pas vous partager, vous veut pour lui tout seul, veut bien accepter quelques invitations, mais sachez que vous serez les premiers à quitter la soirée. N’essayez pas de faire la sourde oreille, l’homme est fatigué, il a travaillé LUI (comprenez que vous ne faites que vous occuper pour un salaire de misère). D’ailleurs de votre boulot n’en parlez surtout pas, pas plus que de vos problèmes il n’est pas là pour ça … vous non plus d’ailleurs, car s’il vous aime corps et âme, cf plus haut, ce n’est pas dans tout ces états, pas n’importe comment. Vous avez pris un, deux, trois kilos, il vous traite d’obèse, bientôt signifiera que votre graisse lui fait injure. Vous êtes fatiguée, il disparait, avez un coup de blues (allez comprendre pourquoi !?) vous laisse en plan, le temps de vous remettre, fuyant contagion et pollution. Oh et puis cessez tout de suite, essuyez vos larmes, taisez vos cris, vous voyez bien qu’il a raison, vous voilà hystéro, parano, mégalo, et perverse (si si !!!), un vrai DSM sur pattes (courtaudes qui plus est !).

Mais surtout n’en faites pas toute une histoire, enfin, il vous l’a dit il est votre présent, sans pour autant être un cadeau, votre futur, votre plan épargne vieillesse. Il est votre tout, sans lui vous n’êtes rien, personne d’autre que lui ne pourra aimer une personne aussi nulle que vous.

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Et là arrive le moment, où vous vous dites, ou le devez, et lui dites par la même occasion, (parfois un peu plus tard, il vous a fallu un temps de réflexion, et un autre pour vous désengluer de la toile qu’il a tissée et dans laquelle vous vous êtes laissée abuser) : CHICHE !

Et là, asseyez-vous, mesdames et mesdemoiselles (oui, mettez vous à plusieurs, vous n’êtes pas à l’abri d’une rechute), le spectacle va commencer !

Acte 1 : le mépris

Acte 2 : la haine

Acte 3 : la réconciliation … enfin la tentative …

parce que tout ce que vous vous êtes dit, n’est-ce pas, ne compte pas, n’a aucune importance, allez on se fait un bise, tout est pardonné, tout est oublié, et on reprend l’histoire là où elle avait été interrompue, et faire comme si de rien n’était.

Sauf que mon cul, et le votre aussi j’ose l’espérer, les mots restent gravés tout au fond de vous, que la seule façon de les effacer, qu’ils cessent de vous brûler, est de virer le triste sire, avec le sourire, sans un mot qu’il pourrait retourner contre vous, et ciao pauvre pantin, sois heureux … ou pas …

Et vous maintenant, hein, vous ? vous entrez en thérapie, intensive, régulière, et joyeuse : des repas entre copines, où chacune raconte le sien, car rares sont celle qui n’ont pas un polichinelle au fond de leur tiroir. Ils sont pléthore, et si séduisants, si entreprenants, si … irrésistibles … enfin çà

çà c’était avant ….

Celle qui se demandait quand est-ce que les hommes vont enfin comprendre

Je ne sais pas vous, mais moi il me semble perdre mon temps à essayer de faire entendre aux hommes que si nous les aimons ce n’est pas (que) pour leur physique, que oui, bon d’accord, il nous arrive de nous retourner discrètement  sur un beau garçon, mais c’est tellement rare, rare que l’on risque de se déplacer les cervicales ainsi. Et puis, bon ceux qui me connaissent savent que nous pouvons pousser la porter d’une boutique de luxe, en repartir les mains vides, sans frustration (ou presque), le cœur joyeux, qu’il en est de même pour les beaux mecs, ils me mettent en joie de façon fugace, vite oubliée.

Ils (les hommes sus-nommés) écoutent, se rient, ben voyons … et se ruent en salle de bain … me piquent la place … certains même (n’insistez pas vous n’aurez pas les noms) mes crèmes.

Vous l’aurez compris le métro-sexuel n’est pas ma came, que ce que j’aime n’est ni le poilu le chevelu ni l’imberbe, la toison m’indiffère, un PETIT bidon peut s’avérer confortable, que ridules, tempes blanches ne me rebutent pas. Non moi ce qui m’émeut c’est ce que certains appelleront des détails : une démarche, une élégance dans la gestuelle, un sourire, une voix grave … Bref ce subtil je ne sais quoi qui fait éclore des papillons dans mon ventre, le charme me fait fondre … alors que l’artifice me fait fuir …

Et puis j’ai vu ce machin dans Libé, si je n’avais pas été sans voix j’aurais hurlé. Moi, qui me suis libérée de l’emprise des wonderbras, de la cage des coques, que ceux qui m’aiment prendront mon arrière-train comme il est … je pensais les hommes moins stupides que nous les femmes … dans certains domaines. Et là je découvre qu’arrive sur le marché le PECTOBRA, le type même d’objet dont je peux comprendre que cela se vende, moins que cela s’achète, qui loin de me séduire me ferait partir … dans un grand éclat de rire …

Donc messieurs, certes je ne crois pas une seconde que vous soyez assez névrosés futiles stupides (rayez la mention inutile) pour dégainer votre visa pour ce miroir aux alouettes, mil y a peu de chance que vous me lisiez, mais bon envisageons que vous ayez un moment d’égarement, une fuite de cerveau, une irrépressible pulsion acheteuse,  et que paumé dans les méandres de la toile, ayant tapé PECTOBRA et abouti chez moi, enfin sur mon blog moi je ne serais déjà plus là, enfin vous m’aviez compris, moi non NON NOOOONNNNNNN ! Ne soyez pas comme nous  faibles femmes, ne cédez pas à la tentation de la facilité ! Et puis ne croyez pas nous duper à si bon compte, sachez qu’on ne nous la fait pas à nous on voit tout, tout depuis le jour où boutonneux en boîte vous,  ou vos congénères (je ne dénoncerai décidément personne aujourd’hui !) avez glissé un paquet de coton dans votre calbar ! Je vous le répète nous voyons tout, et même éventuellement séduites, nous demeurons lucides, nos cerveaux irrigués, contrairement à vous …. je ne ferais pas l’insulte de vous faire un dessin ….

Et puis enfin et surtout, si vous m’avez bien lu si j’ai été suffisamment claire, vous avez compris mon petit bonhomme en mousse, on je nous vous acceptons, aimons, ou pas,  tels que vous êtes … ou pas …

 

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Allez les bleus !

Ne vous attendez à aucune perfidie de ma part, pas une once de mauvaise foi, ou de deuxième degré, vous me connaissez, ce n’est pas du tout du tout mon genre ! Alors je le dis et redis Allez les bleus, le soir de gloire, c’est ce soir ou jamais.

Parce que d’accord, loin de moi l’idée de vous reprocher de n’avoir pas su mouiller le maillot  par 2° en Ukraine, (non mais allo quoi, allo, Kiev, y a comme un problème) mais reconnaissez que ce serait ballot de vous voir refuser un voyage tout frais payés, nourris logés bleuis, et escortés si affinité.

Et puis si vous ne le faites pas pour vous, si peu vous importent salaires et primes, vous n’êtes pas à ça prés, faites le pour nous, nous qui vous supportons, et le mot n’est pas trop fort, tout au long de l’année. Parce que lorsque le coq gaulois a du plomb dans l’aile, c’est la France entière qui souffre et nous fait une crise. Ben, oui, c’est pas bon pour son moral à la France, elle va faire comment pour oublier les impôts, les taxes, le recul des retraites ? Battre le pavé ? L’arracher du bitume à la recherche de la la plage ? Shooter dans le CRS, courir pour fuir les lacrymogènes ?

Surnom-equipe-France-Les-BleusEt nous les filles, vous avez pensé à nous ? Pas seulement les bimbos, les play-mate, les filles à footballeurs, non aux autres aussi, surtout, plutôt vos sœurs cousines mères, les lambdas quoi, les vraies, avec toutes les pièces, ou presque (non la prothèse dentaire ça ne compte pas !), d’origine, enfin vous voyez, vous en avez encore un vague souvenir …. Parce que nous du 12 juin au 13 juillet 2014, ben nous avons copines, repas, fiesta, apéro !

Quel bonheur ! Pas la peine de réserver, inutile, la moitié de l’humanité est à l’abandon, en bonne compagnie (un pack de bière) bouche bée regard rivé sur son écran. Un mois durant, la dolce vita va pouvoir se conjuguer au féminin.

Bon bien sûr nous faudra éviter les pubs, et tout lieu ayant investi dans un grand écran, mais bon on n’a rien sans rien, il nous faut bien à nous les femmes (une fois de plus) faire des concessions. A moins que, célibataires, nous ne nous décidions,  après révision des termes footballistiques, partir à la chasse à l’homme, proie facile qui ne peut résister au charme d’une nana en quête d’une explication claire du pénalty ou du hors jeu.

Pour une fois,  les hommes n’auront plus aucun secret pour nous, un mois durant sans nous lamenter « où sont les hommes », un mois à l’avoir cette putain d’adresse de la réserve à hommes.

Un mois ! Un mois tous les quatre ans oh, c’est pas trop vous demander, vous avez eu le temps pour vous entraîner, bien nous aussi, alors hein, dites vous êtes motivés là, vous allez vous bouger, ne pas nous faire prendre vos jolis petits culs pour des lots de consolation !

Comme une envie de me laisser prendre en charge

C’était un dimanche comme bien d’autres un dimanche de grisaille de ciel lourd et bas d’automne de merde, je ne vous fais pas un dessin, suis sûre que vous comprenez.

C’était donc un dimanche à rester sous la couette à potentialiser positiver faire ce qui vous plaît moi je l’avais décidé utile séance de rattrapage d’une partie de ce que j’ai négligé ces derniers jours (semaines).

Putain quelle idée !

D’abord (vous comprendrez pourquoi), vérifier la température ambiante dans l’appartement, car certes il semblerait que je sois frileuse, d’accord j’ai fait le vœu de n’allumer le chauffage qu’au 1er décembre, mais j’ai beau essayer de me raisonner je me gèle sérieux les miches. Je dégotte un thermomètre contrôle avec un second, vérifie, n’en crois pas mais yeux, compte et recompte : 12° … Quand je disais que j’avais froid !

Donc, mise en route de chauffage, purge de radiateurs, réallumage, etc etc JE NE SUIS PAS CHAUFFAGISTE !… mais j’ai eu le dernier mot …

Ensuite, pour me reposer un peu, le plus facile : la couture … et j’aime pas la couture, enfin le raccommodage des petits trous dans les chandails et les tee, vous savez ces machins qui vous font de l’œil et vous narguent des journées durant et que vous vous promettez que vous les aurez un jour. Je les ai eu … après avoir mis des plombes à les retrouver ces p… de trous, d’autres à trouver une aiguille, et d’autres à trouver le chat (de l’aiguille) de la pointe (molle) de mon fil.

JE NE SUIS PAS COUTURIÈRE !!… mais j’y suis arrivée !

Et maintenant
Et maintenant quand faut y aller faut y aller j’avais gardé le meilleur pour la fin : l’abat-jour sur la lampe de la salle de bain … et celle du haut des escaliers. Et là que du bonheur, et en fredonnant putain fait chier et autres poétiques joyeusetés pour me mettre du baume au cœur, je grimpe grimpe en me demandant ce que je fous là, ce que j’ai bien pu faire dans une autre vie pour subir un tel karma, atteints enfin le sommet de l’échelle en veux à la terre entière en commençant par ma mère qui a opté pour l’option vertige zappant celui sens de l’équilibre, suivie de près par les mecs pas bricoleurs, ceux qui ce sont barrés et ceux qui sont passés des centaines de fois sous cette ampoule sans envisager de l’habiller !
Bien sûr je pourrais me satisfaire de la certitude que personne ne peut me voir agrippée à l’échelle tremblante de tous mes membres, me jetant comme Tarzan à sa liane, sur le fil électrique. NON NON NON j’ai la haine qui fait grimacer mes lèvres (à moins que ce ne soit la peur) … et le sens du ridicule.
10 minutes, 10 grosses minutes pour lui enfoncer son p… (oui aujourd’hui suis vulgaire, mais aujourd’hui j’ai le droit, et si quelqu’un trouve quelque chose à y redire je trouverai bien quelque menue tâche à lui céder !) de chapeau à mon ampoule

et … JE NE SUIS PAS ÉLECTRICIEN !!!… et j’en ai ras le popotin !

ALORS IL EST OÙ LE SAUVEUR CELUI QUI VOUS MURMURE LAISSE JE VAIS LE FAIRE, CELUI QUI VOUS ENVOIE VOUS LOVER DANS LE SOFA, QUI RÉPARE SANS UN CRI SANS UNE RÂLERIE, SANS VOUS RÉCLAMER LA CLÉ DE 12 (de 12 quoi d’ailleurs), QUI VOUS APPORTE VOTRE THÉ FUMANT ACCOMPAGNÉ D’UN AMARETTO ET D’UN BAISER, A NOURRI LE CHAT, COMMANDÉ LE DÎNER, ANTICIPE LE MOINDRE DE VOS DÉSIRS …

Parce que moi je vous le dis, je veux bien être mise sous tutelle, curatelle, être prise en charge, déposer mon costume de wonder woman et les armes, avoir le droit de régresser, à redevenir une toute petite femme fragile ! Pas tous les jours bien sûr, mais le week-end ce serait super le week-end et tellement reposant. Un week-end qui commencerait le vendredi soir et me ferait aimer le dimanche
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Je sais c’est pas bien, mais j’aime pas les salons du bio et zen et autres fadaises

Allez huez moi, allez n’hésitez pas, je sais je ne suis pas politiquement correcte, je m’en fous, m’en tofu, m’en tape le brocolis, m’en fait vibrer le bol thibétain, mais c’est ferme et définitif : je n’aime pas les salons du bio et du zen. Et tous les ans à la même date, cela recommence, salon bio, je râle, renâcle … et y vais.

D’abord, dans ma ville, y a tromperie sur l’appellation : mon salon … est un hangar, immense, urbain, et moche. Ensuite, mon salon est une foire dans laquelle on sait qu’il ne nous faut rien acheter que l’on va se faire enfumer … et je vous mets au défi de sortir de ce traquenard sans y avoir effectué le moindre achat. Faut dire que les tentations sont nombreuses :

– les chaussures puent la bique, qui s’excusent d’être aussi moches en se proclamant con-for-ta-bles
– les lunettes/store pour le yoga de vos yeux
– le fauteuil de massage/relaxation/énergivore,qui ira si bien avec votre lit médicalisécv
– les Tee, sarouel, chemises en coton naturel écru, boutons en noix de coco, en taille unique … celle qui ne vous ira jamais
– les encens … d’Inde ou du Japon, les huiles … de Madagascar, les champignons … de Chine, bio bien sûr, arrivés chez nous par avion (volant au carburant vert cela va sans dire), en business … vu leur prix …
-les crèmes, les cosmétiques sans reproches proposées par des rombières décaties qui moi m’incitent plus à la réflexion qu’à la dépense

Mais il me faut être honnête, vous pouvez aussi, et gratuitement (ou presque) :

– subir un corps à corps massage torse nu (vous pas « lui ») en public
– offrir un de vos cheveux à la science, plus exactement à un chauve affiche fièrement « vos cheveux parlent » …
– faire des bilans de santé, énergétiques, bio, psy, etc etc, et découvrir ainsi que vous souffrez d’un déséquilibre, qui si vous n’y prenez garde ne peut que dégénérer

Ensuite bien sûr, lassée des gourous à queue de cheval mitée qui vous percent du regard, en attendant mieux, des petits gris tristes dépressifs déprimants, vous pouvez aller vous restaurer d’une assiette (en carton recyclé) d’un plat végétarien (peu importe lequel) sans gluten, sans lactose,sans glucose, sans épice, et sans goût (hormis celui que les couverts en bois abandonneront sur votre langue)… et sans moi

Parce que moi je me suis barrée, direction le troquet, retrouver mes bonnes habitudes et les bons vivants, là où mon herbe est plus verte. A chacun ses valeurs !

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