Madame hellocoton,

Madame,

Permettez que cette brève je vous fasse part de mon agacement, qui au fil des jours vire à l’exaspération.

Madame hellocoton, grande coquette qui nous annoncez un hoquet, nous promettant un prompt rétablissement, n’osez utiliser le mot bug, sans doute pour notre bien, pour ne pas nous effrayer. Nous venons vous visiter retrouver nos copines, les lire prendre de leurs nouvelles, nourrir nos rêves, faire le plein de rires et d’émotions, découvrons porte close, et que pour une raison indépendante de votre volonté vous vous êtes trouvée dans l’obligation de baisser le rideau.

Passent le temps et nos articles qui ne rencontrent plus leurs lecteurs, et les unes nos friandises, nos rendez-vous méridiens, passent à la trappe, passent sous silence. Vous enterrez nos phrases sans un mot d’explication, sans un mot d’excuse pour la gêne que vous nous occasionnez.

Alors Madame hellocoton, aujourd’hui j’avais écrit un article qui dénonçait l’indifférence, un cri de douleur sorti de mes tripes, de ma cheville auquel votre attitude fait singulièrement écho.

Oui, Madame hellocoton, vous semblez avoir oublier que si vous avez la clé de ce site et que nous blogueuses alimentons. Il me semble bien, mais détrompez-moi si je me trompe, que la plus élémentaires des politesses, de faire un petit signe, aux mains qui tapant sur leurs claviers tous les jours vous nourrissent.

Maintenant je me demande si ce ne sont pas nos visites trop nombreuses trop demandeuses qui vous fatiguent, s’il ne nous faut pas un peu vous lasser vous reposer. Si tel est le cas n’hésitez pas à nous en faire part. Nous reviendrons lorsque vous serez rétablie, et accueillante comme il y peu.

Veuillez recevoir, Madame, mes salutations respectueuses mais néanmoins agacées.

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Quand vient l’été, la belle saison et les migrations

Il fait beau, et bientôt chaud, très chaud, et bientôt nos soirées vont se prolonger, et nos vies vont se poursuivre sur les plages et les terrasses, avec nos amis, nos amoureux. Nos vies vont être plus douces plus belles, nos vies vont s’ensoleiller s’emplir de rires, s’enivrer de rosé, se parfumer au fumé des grillades.

Bientôt nous allons moins nous lire, moins souvent moins assidument, enfin, vous surtout. Vous qui serez en vacances, vous qui posterez un petit signe, en passant pour nous signifier que vous ne nous oubliez pas, nous les galériennes sans congés, les retardées.

Alors nous les attardées, les échouées sur le pavé de nos cités, nous comblerons le vide , en écrivant des articles que jamais vous ne lirez. Nous seront tristes, et libres de tout dire, d’aborder des thèmes dans des domaines où vous ne nous attendez pas, où vous ne nous aimez pas.

Par exemple, moi, vous n’aimez pas lorsque je vous parle mode ou beauté. Ce n’est pas mon domaine, je n’ai pas l’art et la manière, mais je suis une fille et j’aime bien ça aussi.

Mais en juillet ou mieux en août, je pourrais vous dire qu’à cause de vous les blogueuses ongulaires (non ce n’est pas un gros mot !), les nail artistes, il n’est pas une semaine sans que je colore mes ongles. Je vous raconterais que mes doigts passent le plus clair de leur temps à courir sur un clavier, que mes ongles s’y transforment en papillons en lucioles qui m’hypnotisent, et me font croire en leur indépendance, et cessent de faire partie de moi. Je vous raconterais qu’un jour il m’a fallu choisir entre ma coquetterie et mon état mental, que mes phanères et moi faisions onze, que notre cohabitation devenait équivoque., et que le suivant (jour) j’ai trouvé le remède, la solution à mon problème : le Top Coat Matifiant de chez American Apparel, et que ma vie a changé. Je vous préciserais que le vernis mat ajoute de la subtilité, de la classe au même plus improbable des vernis. Et rajouterais qu’il a changé ma vie et pour ne rien gâter, sèche mon vernis en quelques seconde.

Mais là je ne vous ai rien dit, tout cela devra attendre l’été. Et que vous ne le saurez pas, vous ne le lirez pas, vous serez en vacances !

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Une soirée avec une blogeuse …

Qu’est-ce que tu fais, dit-il

J’écris tu le vois bien, dit-elle

Ah, t’écris et quoi, dit-il

Ben, un article pour mon blog, dit-elle

Et c’est quoi le sujet, dit-il

Un article beauté, dit-elle

Beauté, toi, ricana dit-t-il

OUI, y a un problème ?!!! menaça dit-t-elle

nan … murmura-t-il

silence

silence, cliquetis des touches

Et t’en as pour longtemps, dit-il

???

Elle leva les yeux de son écran, regarda son homme, ce qu’elle avait oublié de faire depuis une heure peut-être, son homme assis à ses côtés, tout contre elle, présence fantomatique limbique et agaçante, qu’elle redécouvrit caressante attentionnée peut-être même amoureuse. Peut-être si elle avait eu le courage de vous, se l’avouer. Alors elle claqua le clavier, décréta qu’elle en avait terminé, qu’elle lui était enfin revenue, que la soirée ne faisait que commencer

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Faut-il être ingénieur en informatique pour (bien) gérer son blog ?

Commençons par un aveu : suis de la génération minitel. Alors certes j’ai évolué avec mon époque, suis connectée à longueur de journée, je m’éveille et m’endors avec mon ordi ou ma tablette, je surfe, télécharge, bref je me démerde piano piano avec mon clavier. Et comme le veut le dicton « chi va piano va sano, chi va sano va lontano ». Mais un autre dont je me sens plus proche rappelle que « tant va la cruche à l’eau qu’elle se brise », car si la création d’un blog m’a semblé une laborieuse mise à l’épreuve dont je me suis sortie étonnamment victorieuse et pas peu fière, d’autres ont suivies qui m’ont rappelé ma nullité et mon incompétence.

Cette aventure commencée sur Overblog, se poursuit sur WordPress, le top des hébergeurs si j’en crois les commentaires glanés ici et là. Mais ici et là ont oublié de me préciser fort bien maîtriser la langue de Shakespear et avoir décroché un diplôme d’ingénieur en informatique …

Bien sûr mon quotidien bloguesque se déroule plutôt bien, mais lorsque, par le plus grand des hasards, je rencontre une difficulté à, je cite (vous n’imaginez pas que je puisse inventer) « récupérer un code XITI » et installer « le javascrip dans mon sideback » … je m’en vais chercher de l’aide dans l’outil mis à ma disposition par WP, son forum … en anglais …

Alors les bras m’en tombent, ma mâchoire se décroche en émettant un son ressemblant vaguement à fuck … Ça soulage.

Ça soulage mais ne m’est d’aucune aide, ça soulage mais me renvoie dans mes cordes, des cordes qui m’emprisonnent, des cordes qui m’interdisent de prendre mon envol, de pouvoir gérer mon blog comme bon me semble, de lui donner la visibilité dont je souhaiterait lui faire bénéficier.

Alors je me révolte contre mon incompétence, puis, très vite, me résigne, accepte à n’être qu’une handicapée de la blogosphère, et m’en vais, cahin-cahan, bien déterminée à ne pas laisser gâcher mon plaisir par un p… de javascript !

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