Moi aussi, j’ai vu Hopper

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Des années que j’en rêvais. Je n’étais pas la seule. Nous avons fait rêve commun, avons acheté des billets, nous en sommes allés à la capitale, sommes allés découvrir Hopper en vrai. J’y suis allée vaguement inquiète d’être déçue, que ces œuvres sur-exploitées puissent se révéler fades et finalement sans intéret.

Nous avons fait la queue, comme il se doit, au milieu de râleurs, dont pour une fois, je ne faisais pas partie. J’étais sage, concentrée, prête à vivre un grand moment. A l’heure prévue, je suis entrée, et m’en suis partie à la découverte des paysages qui parlent à nos mémoires cinéphiles, des transparences que les pudiques copies nous avaient dissimulées. Et j’ai aimé. J’ai aimé l’intelligence de cette installation nous plongeant d’entrée dans des lieux lointains, des temps révolus. J’ai aimé les couleurs et les lumières. J’ai aimé être voyeuses de ces instants fugaces où des êtres s’échappent à eux-mêmes. D’aucuns y voient de la solitude, là où moi je vois un dialogue intérieur, moments forts intenses et vitaux, de recentrage, de mise au point, au clair avec soi-même. On sait bien que la vie va reprendre et nous happer dans ses tourbillons. On sait bien que rien ne dure, tout peut disparaître nous être ôté, que ce soit bonheur ou malheur, et combien il est difficile de vivre l’instant présent.

Hopper m’a rappelé que j’étais heureuse, et m’en suis retournée me noyer dans la foule, prendre le métro.

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Paname, j’arrive !!!!

Voilà, il me faut vous dire que je pars, je m’en vais, suis partie pour quatre petits jours, quatre jours minuscules à Paname. Cette idée de petit week-end amoureux, a surgit, comme une évidence, à l’annonce de l’expo Hopper. Un rêve individuel, un rêve commun, celui de découvrir Hopper, enfin en vrai, en grand, en multiple, Hopper que nous ne connaissons qu’en livre, Hopper aux rendez-vous ratés à de trop nombreuses reprises.

Et puis retrouver des amis entre deux galeries, une soirée théâtre, et puis du shopping, aller chez Uniqlo et Banana Republic, parce que hein, la vie est trop courte pour que l’on soit raisonnable …

Et puis découvrir des petits restos, et acheter des tickets de métros et une boîte de pansements pour ampoules, car j’aime marcher dans vos rues, bien que la météo que vous me promettez est pire que celle que je quitte, ce qui n’est pas peu dire …

Etrange tout de même de se dire que cette ville synonyme de métro/boulot/dodo/galère de certains, puisse être pour d’autres, nous les provinciaux promesse de plaisirs. Parce que nous ne traversons pas la France à grande vitesse pour nous reposer, nous venons nous en mettre plein le cœur et les mirettes, et prendre risque de nous vider le porte-feuille. Car Paris est une vraie poule de luxe, une tentatrice, aux tarifs excessifs.

Mais bon, je pars, j’arrive avec une ferme détermination, celle de faire le plein de bonheur  !