Et je me suis rêvée Barcelonaise #5

A chacune de mes visites à Barcelone je me plais à aller visiter Vinçon, boutique branchée de déco et meuble du Paseo de Gracia. Ici tout est choisi avec soin, haut de gamme, branché et donc cher, l’alter-égo de notre Coran shop parisien. Je me plais à y amener les novices, les laisser se perdre dans les rayons, les voir se lasser de l’abondance de futilités que recèlent ses 3000 m2. Quand enfin je les sens à point, celui où ils vont craquer et me demander d’aller voir ailleurs, je les prends par la main, et les conduits au premier étage.

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Là, immanquablement et pour mon plus grand plaisir, j’assiste à leur émerveillement. Ils oublient les meubles, le temps qui s’écoule, admirent le lieu, un appartement bourgeois et luxueux ouvrant sur une terrasse à l’abri du bruit et de la foule. J’aime les voir ébahis, comme hypnotisés par tant de beauté, se promener, étonnamment seuls, lentement de pièce en pièce, se rêver occupants de ces lieux. Certains s’attardent dans le bow window, d’autres s’installent en ma compagnie dans un canapé face à la cheminée, pour savourer prolonger l’indicible magie que ce lieu recèle.

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Et je me suis rêvée Barcelonaise #4

Moi la peureuse démunie de tout sens de l’équilibre, moi qui en vélo ne connais pas les lignes droites, moi qui à la moindre menace automobile, entendez par là l’apparition d’un véhicule dans mon champs d’horizon, mets pied à terre, moi qui pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore que ma pudeur m’interdit de vous narrer, j’ai abandonné l’idée longtemps caressée de me déplacer en galbant cuisses et mollets.

Et puis à Barcelone j’ai douté, et me suis rêvée parcourant ses innombrables routes cyclables, ses rues et ses artères à la circulation vive nerveuse et respectueuse, et me suis étonnée que lorsque les feux sont rouges les véhicules s’arrêtent, que nul véhicule ne circule sur les trottoirs, pas d’insultes, pas de coups de klacson intempestifs. Etonnant n’est-ce pas ?

Alors je me suis rêvée pédalant en toute liberté et sans zigzag, avec un petit panier collé à mon guidon empli de la fraîcheur de quelques légumes et fruits, agrémenté d’un bouquet de fleurs. Je me suis rêvée. Moi. En mieux.

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