Dégâts collatéraux que l’on n’avait pas vus venir

Il est de mes amis qui en couples depuis des années subissent les attaques à répétitions de fétards attardés en manque d’agapes, qui sans cesse leur demandent alors c’est quand que vous vous mariez.

Il est des amis, des malins des futés qui avaient trouvé la parade, et ostensiblement répondaient, par solidarité avec la communauté homosexuelle, nous attendons que ce même droit leur soit accordé.

Maintenant les voilà bien dans la mouise.

A mon tour de les presser, il est chez Côtélac une robe dans laquelle je serais la plus belle pour aller danser, de leur demander la date de leur mariage, avant qu’ils ne trouvent une nouvelle parade …

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Mon look du jour. Nan, je déconne !

Parce que bientôt, c’est la fin du monde (promis le 22 décembre, je cesse de vous en parler), que le décompte a commencé, que dans quelques jours notre monde aura cessé d’exister, l’humanité aura disparue. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, voilà que le froid s’installe, des épidémies de rhume nous guettent.

Et moi, je veux partir en beauté, et surtout pas avec un rhume, et la goutte au nez. Ben oui, j’ai des principes, moi m’sieurs dames ! Vous voyez où je veux en venir ? Ben oui, me fallait un nouveau manteau. Les miens, beurk, je ne pouvais plus les voir. Parce que c’est tout de même un pièce vestimentaire particulière le manteau. On se le coltine des jours durant des mois durant, les jours les plus rudes, les mois les plus déprimants. Il nous isole, nous sépare de notre environnement. Non, décidément le manteau j’aime pas.

Et puis vous en connaissez beaucoup de manteaux qui vous offrent élégance tout en remplissant leur contrat, sans vous endetter sur plusieurs générations ? Bien sûr nous avons le choix entre le drap de laine, souvent de coupe classique, tristes, lourds, qui pèsent sur nos épaules et notre moral. Et puis les doudounes qui compactent nos silhouettes, et transforment les êtres en joueurs de sumo.

Et je ne vous parle pas des jolis, à manches trois-quart, les croisés sous la poitrine, et ceux qui ne se boutonnent pas. Merci les gars, mais trop peu pour moi …

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Et puis je l’ai vu sur le site de Cotélac, et j’ai su que c’était lui que j’attendais depuis si longtemps. Avec une promotion de moins trente pour cent, il m’est devenu irrésistible.

Mais moi, j’aime pas commander sur internet. Une fringue, il me faut l’essayer, être sûre que nous sommes faits l’un pour l’autre. Alors direction la boutique phocéenne, vous savez les Marseillaises, celle de la rue Grignan. Depuis toujours les vendeuses y sont charmantes. La nouvelle ne déroge pas à la règle. Ma

is voilà, ils ne l’avaient pas. Ben oui, MON manteau (oui déjà)appartient à la ligne bis, Acoté, et Marseille ne dispose que d’un corner, soit un tiers de la collection. Ce qui très bientôt va changer, mais bon, pour l’instant, ils ne l’avaient pas.

Vous imaginez ma mine déconfite. Adieu veau vache … que nenni, parce 24 heures après tout en ronronnant je glissais mon corps dans MA merveille, et ma visa dans la machine.

En sus, moi qui me croyais bobo néo baba, j’ai appris que mon style, c’était hippy chic. Et ça la vendeuse Cotélac qui me l’a dit. Et ça s’y connait une vendeuse Cotélac. Avouez que ça l’fait, que ça pète, hippy chic !

Bon j’aurais pu pour conclure, je dois vous dire que c’est fou mais l’hiver bien vêtue on peut ne pas avoir froid. Que çà pour moi, c’est un scoop qui me met en joie.

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P.S. : Dans l’absolu, mon manteau je l’aurais plutôt rêvé rouge. Mais en cette saison, j’ai craint que des gamins en viennent à me confondre avec le Père Noël. C’est pour cela que j’ai opté pour … un vert … sapin !…