Montre !

Je le sais
 je me répète, 
mais je ne suis pas bien sûre d’être écoutée,
entendue,
encore moins d’être lue
donc je répète je me répète
j’aime les sacs …
… et les montres aussi.
C’est une véritable passion,
 une obsession 
qui tous les jours un peu plus m’éloigne de la sagesse
et de la zénitude,
dont j’ai quelque peu honte …
mais qui m’apporte tellement de joies !
J’ai bien tenté des sevrages, 
abandonner le port de montre bracelet
dégainer mon portable
demander l’heure au mignon passant
celui qui est toujours pressé.
Mais cela n’a duré qu’un temps car comme pour la cigarette
mon addiction réside dans le geste,
oui 
vous savez ce petit mouvement sec et élégant 
de remontée de manche
précédant et quasi simultané
de la rotation poignet
il revenait sans cesse 
et découvrait
un bras nu et orphelin.
Alors elles sont revenues mes montres
parfois de couleur
parfois classiques
parfois sportives
toujours rétros.
 Tout d’abord il me faut reconnaître que pour me plaire,
 elles ne peuvent être que masculines,
se doivent d’avoir du caractère,
 peuvent même se permettre d’être moches
mais surtout, surtout pas petites, 
du (mauvais) genre
qui me font froncer les sourcils
trahissent mes faiblesses visuelles
et dont il faut se saisir 
dé-li-ca-te-ment
entre la pulpe du pouce  et de l’index
pour arriver à ses fins …
Et je ne vous parle même pas du remontoir …
  
Celle-ci 
j’ai commencé à l’apercevoir,
 sur le net,
 dans des magasines,
 me suis renseignée,
pas chère
dans mes moyens 
(très très moyens)
elle avait tout du vrai saute au poignet …
sauf qu’elle était introuvable
chez mes dealers habituels.
J’ai littéralement couru la ville, 
j’y croisais ces sœurs
métalliques
plutôt jolies
mais c’était sur celle-ci que j’avais jeté mon dévolu.
Plus elle m’échappait
plus je la désirais
il me la fallait.
De guerre lasse
et transpirante
j’entre dans un machin qui hésitait entre horloger du bled 
et n’importe quoi
et pose du bout des lèvres la question pleine de désespoir
« à tout hasard vous n’auriez pas la Casio calculette noire ».
Ben oui, voilà
contre toute attente
ils l’ont.
Mais pas le mode d’emploi.
M’en fiche, m’en contre fiche
tout ce qui importe
c’est qu’elle est mienne maintenant
et la boîte 
Pffff
m’en fous c’est pour consommer tout de suite. 

Non, mais regardez-la !
Et en plus elle a une batterie qui dure 10 ans.
Car c’est sûr
de celle-ci
je ne me lasserai pas.
Et déjà je m’inquiète comment ferai-je dans 10 ans ….
Elle est capable d’opérations, 
addition, 
soustractions, 
multiplications 
(pas de liftings, ni augmentations mammaires malheureusement !),
 elle peut enregistrer euh, 
disons moult numéros de téléphone. 
Elle est géniale !
Enfin, tout cela c’est de la théorie,
 car celle qui l’est un peu moins géniale … 
c’est bibiche, 
croisement entre la buse et le cornichon. 
Et depuis je me balade avec le mode d’emploi,
trouvé et téléchargé sur le net
 dans une poche de mon sac.
Je me promets de me lancer dans sa lecture,
 et je suis un peu présomptueuse,
 sa compréhension. 
C’est pas gagné.
 Dès la première page,
 j’ai calé.
 Hein,
 quoi,
 qu’est-ce qu’ils disent,
  j’comprends pas, 
vous êtes sûres que ce n’est pas du chinois ?
Les quelques réglages je les ai fait de façon empirique, 
et surtout ne me demandez pas de recommencer, 
j’en suis incapable. 
Les réglages et le loto ont les mêmes règles, 
celles de la statistique :
 la victoire ne se présente pas deux fois …
Depuis,
lorsque je croise une personne
dotée d’un goût sûr
qui me complimente sur ma montre
et me demande 
« c’est une Casio ? Elle fait calculette ? »
je souris, murmure un « oui oui »
qui décourage tout espoir d’explication et de lueur d’intelligence,
et vante tous ses possibles, 
son éclairage, 
son réveil,
son double faisceau horaire
et que sais-je
oui, que sais-je encore
je ne l’ai pas encore lu ce p… de manuel !!!!
Non mais je vous le demande,
 levez-moi d’un doute suis-je la seule à être aussi conne ?
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Le jour où j’ai été détrônée

… et où j’ai remplie ma feuille d’impôts
seule
(ou presque)
et dans la limite du temps qui m’était imparti …
Moi, Pimprenelle Ière,
auto-proclamée Reine de la Procrastination
souveraine des royaumes « J’ai tout mon temps », « Pfff, j’l’ferai demain »
a très officiellement, ce jour,
été destituée de ses fonctions 
par le sieur Peur du Préposé aux Impôts.
Je m’apprête donc après passage à la Poste
à me reposer au bord du lac du Soulagement et de la Tranquillité d’Esprit Retrouvée … 
Ridicule, isn’t it ?
Oui, mais voilà après des années à abandonner à l’Autre l’honneur de déclarer nos revenus, le temps était venu, ma liberté reconquise, d’en payer les intérêts, et donc, d’effectuer mon devoir fiscal.
La peur au ventre, ma flamboyance arrosée à la sueur de mon front, réminiscence de l’angoisse qui m’étreignait lorsque  
l’instit penchée par-dessus mon épaule guettait la faute sur le cahier de dictée, j’hésite, ma main tremble,
fait appel à une amie,
qui m’apporte son éclairage avisé et son aide,
déchire, recommence,
date,
signe,
Yé, j’ai vaincu, et récupéré un timbre.

Fastoche, pas de quoi en faire tout un fromage,
et pourtant
pourtant
qu’y puis-je
c’est dans ma nature
de m’inquiéter pour des choses
qui
n’en valent pas la peine
et faire preuve de grande sagesse
face aux VRAIS problèmes

Qu’on lui coupe la tête ….

P.S. : ce petit post sans prétention je me le suis écrit d’un seul trait (d’humour)
pour me féliciter, m’auto-congratuler, faire contre-poids à mon activité préférée … l’auto-flagellation …
un post entre revanche et baise-main …

Ma tête des mauvais jours

Il est des périodes de doute, de solitude, de fête
et celles déprime
où rien qu’à la vue de sa tête
sans raison raisonnable
éclate l’éblouissante certitude
que cela ne peut plus perdurer
que l’on ne peut plus traîner sa tête des mauvais jours
celle assortie aux charentaises
celle qui ne me revient pas
celle qui semble partie en goguette
celle de déterrée
qui revient bien fatiguée
et cernée d’idées noires.
Évidemment c’est au même moment
chez moi
que mes cheveux s’y mettent
ne respectent aucune discipline
tirent à hue et à dia
n’en font qu’à leur tête
se révoltent
s’électrisent
se lyophilisent
gagnent contre la barrette
Alors
j’envisage de changer de décor
me mets en tête que tout est dans la couleur
envisage du roux
pour plus de caractère
pourquoi pas du platine
pour détourner l’attention
Mais voilà qu’aujourd’hui
l’on me complimente
m’interdit de toucher
à cette nouvelle teinte
qui me faire paraître
plus
moins
enfin
qui  me sied
rajeunie
m’éclaire.
Me faudrait du soleil
pour  patiner teint et cheveux
oui mais voilà
ma peau pose son véto
fait la fine bouche
vraie peau de jeune fille
(si je vous le dis !)
fine fragile
et qui se froisse d’un rien.
Et pourtant je vous le dis
cela ne peut pas durer
il y a urgence.
Ce matin elle faisait son cochon
se dissimulait dans mon cou
je lui intimé l’ordre de se redresser
mais elle est entêtée
parfois je vous jure
elle mérite des gifles
Quelle ingrate !
Avec tout ce que je fais pour elle !
A longueur d’année je me sacrifie pour elle
me nourrie de fruits et légumes
me gave de vitamines et oligos-éléments
de levure de bière
et de magnésium
car oui
ma tête
elle m’attaque le système
et le moral
me crispe
et me file des crampes d’impatience
Je veux bien
(essayer de)
maigrir
et perdre mes jours de hamster
si charmantes à 20 ans
si pesantes
… plus tard
mais faut me comprendre,
c’est un cercle vicieux
suis fatiguée
et n’ose vous préciser où va se loger ma tête …
Je déploie les armes lourdes
me ruine en crèmes qui en d’autres temps ont fait leurs preuves
la couvre de masques
pour qu’elle aille se cacher la vilaine
change de stratégie maquillage
allège
et suis nue et blafarde
renforce
et me voilà vieille pétasse en fin de carrière.
Je m’interroge
me questionne
me fuis
me raisonne
et rachète une huile
et pleurniche sur mon sort
et cherche le secret de l’éternelle jeunesse
sur le visage des rayonnantes
et les pages des magazines
et puis j’ai honte
comment est-ce possible que moi
oui,
moi,
celle qui se voudrait intellectuelle
celle qui se gausse des petits travers de notre société adulescente
de ses mythes et ses miroirs aux alouettes
me laisse encore abattre par l’inéluctable
celui qui à tous les coups gagne
le temps et ses ravages
Suis
je devrais être au-dessus de çà MOA !
Euh
et bien non

P.S. : Si vous avez une solution (sachez toute fois que la décapitation n’est pas acceptée), une tactique anti-tictac, et acceptez de partager , n’hésitez pas à gagner mon éternelle reconnaissance …

Le jour où je suis allée travailler en pijama

enfin
je crois
en fait
je ne sais pas
je ne suis sûre de rien
c’est un peu dans ma nature
suis déterminée
mais toujours hésitante
Bref,
hier je suis allée chez COS
m’acheter des barrettes.
Si vous m’avez suivie
(sur mon blog hein, pas chez COS)
ce dont je ne doute pas
il n’a pas pu vous échapper
que j’étais …
dans un état second
pas tout à fait moi
ou moi en pire
bref
j’étais entrée pour m’y acheter des barrettes
que j’y sais jolies
et réparatrices des chagrins des petites filles
Je les cherche sur les tables basses
sous les étagères
c’est un jeu de piste
pour perdre du temps
et me récupérer
je lève le nez et tombe sur
çà

il est 19h ou presque
l’heure de la sortie
coup de foudre là
entre chien et loup
dans le rayon entre tenue de maison et d’été
chez pas où çA se situe
je décide que c’est à moi de décider
que si je l’achète
il est à moi
et je l’appelle comme je veux
Objectivement
selon toute logique
(mais après tout je ne suis qu’une femme alors la logique je m’y assois dessus)
c’est une veste de pijama
au vue de la taille des boutons
mais m’en fiche
voilà c’est MA veste chic et élégante et décomplexée
Je lui colle une fleur au revers
accroche des barrettes dans  mes cheveux
dégage le front
balaies la frange
du rouge baiser sur les lèvres
et m’en vais à l’assaut d’une journée de boulot
prête à affronter moqueries et quolibets
Que nenni
Rien
Bien au contraire
je suis félicitée
de ma bonne mine
de ma mine reposée (évidemment  j’ai  dormi 4h)
oh, et ma fleur
comme elle est jolie
sans mentir si mon ramage se rapporte à mon plumage
je vais pouvoir ouvrir ma grande gueule
Bon ceci est une autre histoire
Mais personne ne semble remarquer ma veste de pijama
« on » me trouve plus blonde
« on » me dit printanière
« on » ne me reconnait pas
je suis une fille pastel
bonbon
berlingot
j’aime çà
mais la rebelle
celle qui prend le jour pour la nuit
enrage
OH IL N’Y A RIEN QUI VOUS CHOQUE !
et de me rappeler la phrase de la sagesse orientale (celle qui a le don de m’énerver)
quand le sage montre la lune
l’imbécile regarde le doigt …
Alors pour cacher mes rides
je cherche une paire de boucles
d’oreilles
à clips
de grosses marguerites
rouges
assorties à mes baisers

Vivre d’amour, d’eau fraîche … mais pas que

Un week-end douceur
au fil de l’eau
Une eau qui se la coule douce
entre grand Meaulnes et Nymphéas

Et puis passer
le cap
le test
de la rencontre 
avec les amis de monsieur Chéri.

D’examen de compétition
il ne faut aucunement question,
car il n’y avait rien à gagner ni à perdre
simplement à partager
 dans l’instant si fugace
dans un espace loin de nos quotidiens.

Et découvrir de vraies personnes
plus ou moins intactes
plus ou moins cabossées,
mais ce n’est jamais que de la tôle
mais debout
qui ne laissent jamais indemnes,
mais qui ont su garder leur âme intacte
enrichie de la conscience
de la chance qu’ils ont d’être encore vivants
et toujours amis.
J’ai fait éruption dans leur histoire commune
je les ai pris là où ils sont
en devinant sur les visages
dans un regard
un sourire
un éclat de rire
des fulgurances de leur enfance
la folie et la révolte de leur adolescence
les amours et les blessures adultes
tout ce qui construit un homme
qui le façonne et en fait un humain.

C’était un week-end douceur
au fil de l’eau
Oui, mais bon
pas que …

Suis pas du matin et pas du lundi non plus

… mais là m’en fous 
il est férié
et c’est que du rab de bonheur 
en barre.
Et j’en profite
et je m’amuse 
et je gratte
gratte
gratte 
en douce 
mes piqûres de moustique,
et je m’offre au soleil
allongée dans un transat

C’était la dernière semaine de Mai, 
la dernière tronquée
amputée d’un jour laborieux
avant-goût appétissant 
de bien lointaines vacances.
Et puis demain
je reprends le boulot
et puis le régime.
Quelque chose
de taille
me dit
que pendant quelques jours il va me falloir
fuir le voisinage de la balance,
car ce week-end j’ai fait bondance
j’ai bien mangé
et j’ai bien bu 
et tout ce paie je le sais bien
et je m’en fiche.

Alors là, je profite déguste savoure
les dernières heures de mon dimanche
sans angoisse
sans stress
avec des amis
des rires et de la belle humeur
et j’oublie
oublie tout
même la feuille d’impôts
que je m’étais promis de remplir
entre deux

… deux quoi au fait
je pensais donc trouver le temps long
celui de m’ennuyer
celui de réfléchir
sur l’ordre des priorités ?

J’ai appris et sais,
qu’il file et ne se rattrape plus
et qu’il nous faut
au vol
se saisir de quelques onces de bonheur
qui croisent notre chemin.

Dis tu m’aimes encore

Dis tu m’aimes encore
Dis tu m’aimes malgré tout

Quelques mots enfantins, naïfs et désarmants
Des bras qui se relâchent
dans l’attente d’une réponse
Et l’autre qui se retourne
et dont les lèvres dans un soupir volé à un tendre sourire 
laissent  échapper
un « bien sûr »
et ces regards échangés
lourds de secrets
de douleurs
de décennies 
de partages
d’amours
et d’épreuves
Aucune pudeur
ma présence ne fait pas obstacle 
à ce doux échange
ce témoignage
d’un voyage qu’ils ont décidé d’effectuer main dans la main
sans jamais se la lâcher.
Ils sont heureux
ils veulent que ça se sache
ils veulent en témoigner

Ils n’enjolivent pas
ils ont connu de douloureuses épreuves
et les larmes.
Ils les ont affrontées
à deux
toujours
sans jamais perdre le cap
sans douter de leurs sentiments
sans renoncement
sans empiéter sur le territoire de l’autre
Ils sont heureux
Ils s’aiment
Dieu
Qu’ils sont beaux

Je vous écris de ma terrasse

Je vous écris de ma terrasse au fil de l’eau
Je vous écris du bout du monde
du bord du Lot
où j’ai jetée mes valises
(ben oui mes suis en week-end mais une fille …)
suis mise au vert.

 Je vous écris d’une terrasse
où je m’apprête à subir un examen
Je vous écris d’une terrasse
où j’attends l’entrée le jury

Je vous écris d’une terrasse
un verre de rosé et un vieux chat à mes côtés
Les invités vont arriver
les amis de monsieur Chéri
les légendaires
les historiques
des inconnus
de moi
qui je le sais 
vont me juger
Non, je ne suis pas nerveuse
non, je ne suis pas stressée
tout est sous contrôle
je gère 
je gère 
… le niveau de mon rosé …
Garçon (monsieur Chéri)
un rosé
oui, encore !
c’est thérapeutique
c’est prophylaxique  …

Se barrer pour ne pas se perdre

… et quitter le boulot dans un état second
et marcher dans la rue, avancer, se laisser guider par ses pas
refuser de réfléchir, en être en incapacité
trop de pensées se bousculent dans la tête, un sacré bordel,
un carrousel de ressentis de sentiments qui font mal 
surtout ne pas trier
tant qu’ils ne se seront pas identifiés d’eux-même
Il y a du dégoût 
de la nausée
et de la colère tout au fond
qui ment ronronne doucement alors qu’elle voudrait gronder pour mieux éclater
Vers qui diriger ce maelstrom vaseux
Il est là coincé entre gorge et estomac
il me torture
la tête me tourne
Marcher pour ne pas tomber
marcher pour ne pas pleurer
ne pas s’arrêter
je suis perdue
ne pas s’arrêter
je suis où
Je ne peux pas rentrer
je ne peux pas c’est trop tôt
je ne veux pas me retrouver enfermée dans ma chambre en tête-à-tête avec mon ras-le-cœur
J’entre dans un magasin
c’est H&M
je fouille farfouille
dans des babioles insignifiantes
des fanfreluches
accessoires
qui m’éloignent de l’essentiel
j’en ai plein les mains
des barrettes plates
des créoles dorées
et argentées
Je paye
Je vais chez COS
le grand frère de H&M
à moins que ce ne soit le contraire
mais on s’en fout non
ce n’est pas le problème
je veux plus de barrettes plates
de toutes les couleurs
je veux dégager mon front
je veux lever la tête
redresser le menton
et  me regarder dans une glace
quelque peu embuée
et être fière de ne pas m’être perdue

L’homme fruit des amours d’une zapette et d’un velleda

Et puis ne compte pas me faire le chantage au suicide, j’en ai déjà une à gérer, c’est bon, ça suffit !

Quoi ? je t’ai dit, je t’ai parlé de toutes les fois où je t’ai regardée j’ai rêvé que tu étais morte ?Ah bon !

Ah et puis l’anniversaire de nos copains, tu étais invitée ? Parce que j’y vais avec la fille qui t’aime bien qui aimerait bien te revoir pour laquelle je ne t’ai pas quittée, que je voyais depuis deux ans, et qui va venir s’installer avec moi, les loyers sont si chers !

Et puis nous voudrions refaire la cuisine, çà ne te dérange que je lui montre la tienne, elle est très réussie, je voudrai la même. Non ? Tu ne veux pas ? Pourquoi ?

S’il y a une qualité que je dois te reconnaître, c’est que tu as du goût, tu sais comment t’habiller.

Il s’appelle comment déjà le magasin dans lequel tu aimais aller(✡),
car BIP, elle c’est une catastrophe,
et j’aimerais bien lui faire un cadeau, quelque chose de joli et d’élégant.

Elle aimerait tant que tu lui tires les cartes (✢)

Elle aimerait tant être ton amie

Montres-toi responsable !!!

Tu es trop laxiste avec les enfants, le chien, le chat, le canari

Si ça continue, je vais devoir intervenir, et le prendre un week-end … (❋)

Moi, m’en occuper, des enfants du chien du chat du canari, mais je travaille moi, ma pauvre fille !
Et puis, je veux être un homme LLLLIIIIIIBBBBRRRREEEEEEE !

Bon, faut que j’y aille, elle n’aime pas rester seule !

Elle ne peut pas rester seule alors que nous fêterons l’anniversaire des enfant, du chien, du chat, du canari ! Ce n’est pas une étrangère quand même !

Décidément ma pauvre fille tu ne changes pas, toujours aussi mesquine (☆)

Non, mais faut être lucide, c’est pas évident pour vous les femmes de rencontrer quelqu’un et refaire votre vie, à votre âge …

Machine a quitté son mari ! Elle avait un amant ! Tu le crois, toi ? La salope !

Tu pourrais visiter ma mère tout de même !

Tu devrais envisager d’aller vivre chez ta mère, tu ferais des économies !

Je ne vais pas te parler trop longtemps, je t’appelle des Seychelles !

Et toi qu’est-ce que tu racontes ?
Bon allez, tu peux le dire que tu as quelqu’un
les enfants, le chien le chat le canari ont parlé (★)

Quand est-ce que l’on mange, tous les 4 ?

Bon allez c’est oublié, on se fait la bise, on est copain, c’est oublié
Et puis cela m’a fait plaisir que l’on se parle
Faudrait que l’on se voit plus souvent

Super KONNAARRDDDD !
Si vous aussi vous avez entendu des phrases similaires
si elles vous ont donné 
de l’urticaire
des envies de meurtres
pas de doute
vous êtes une fille
Car sachez-le ils n’y peuvent rien
vengeance
vendetta
rancune
est au féminin
nous n’oublions RIEN
ni le meilleur ni le pire
nous ne confondons pas amour et amitié
nous exigeons le respect
L’homme lui
est un Velleda sur patte
un coup d’éponge
et tout est oublié
une ardoise magique
au va & vient réparateur
une Zapette dans la main
et passer d’une histoire à une autre
de sa femme à une femme
de ses enfants son chien son chat son canari
à ceux de la nouvelle chérie
Alors n’attendez ni excuse
ni remord
il ne connait pas
il ne peut pas
il oublie
Il vous largue
il nie
mais sachez qu’il est déjà en couple
que tous le savent
(vous aussi en fait)
Vous l’avez largué
soyez sans crainte
après quelques relations sparadraps
il est en couple en moins d’un an
On ne peut même pas lui en vouloir
il a été conçu comme ça 
Quoique, si, vous lui en voulez
vous êtes ainsi
vous n’oubliez pas
vous n’oubliez rien
ni les bons 
ni les mauvais moments
(✡) traduction à l’époque où tu en avais les moyens
(✢) et vous ce ne sont pas les cartes que vous avez envie de lui tirer
(❋) une menace à frémir … de joie
(☆) ou sa variante : quand je t’ai connue tu n’étais pas comme ça, au choix
(★) Penser à lui clouer le bec à ce putain de canari