Z’avez pas l’impression

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Oui, a avez pas l’impression vous, qu’elle est passée à toute vitesse cette année 2012 ?
Et pourtant elle fut riche en événements plus ou moins heureux, ses douleurs ses chagrins, ses joies ses rires, ses pertes et ses découvertes.
On a fini par s’habituer à elle, à ne plus se tromper en écrivant la date, à trouver de la douceur dans son énoncé, que déjà arrive le temps des rétrospectives, pour nous rajouter une couche de nostalgie.
Dans quelques heures nous allons en inaugurer une nouvelle, en levant nos verres, en riant, nous embrassant nous pétant des bises sonores, souhaitant les jours les plus beaux, sans heurts, sans désillusions, pour oublier nos peurs face à cette inconnue qui s’ouvre sous nos yeux. Nous tairons nos craintes, serons nous tous encore là l’année prochaine, n’aurons nous pas été abandonnés en chemin, nous aimerons-nous encore, serai-je encore aimée ?
Alors nous rirons forts, un dernière fois encore, pour faire peur à nos démons, et nous ou habiterons bonne année !

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Déconnectée

Suis en vacances, et bien décidé de terminer l’année en beauté. Je veux du calme et de la sérénité. Je veux que l’on me fiche la paix, que rien ne vienne perturber mon bonheur.

Je débranche la radio branchée sur FRANCE INFO. Je ne veux pas que le malheur face auquel je prends conscience de mon impuissance à changer le cours tumultueux du monde. Quelques mots, prononcés en quelques secondes, je suis sous l’emprise de vertiges et de nausées.

Je veux ignorer en cette semaine de fêtes que des bombes vont pleuvoir du ciel, des enfants égarés à jamais, des familles frappées brisées anéanties, alors que moi je me réjouirai.

Je ne veux pas savoir, je veux être lâche et fêter une année qui s’achève et une autre qui s’annonce en paix.

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Incorrigible … et n’y veux rien changer

Et voilà ça recommence, de nouveau J’AIME PAS NOËL !

Non mais ne me dites pas que cela ne vous fait rien cette vision des sapins nus abandonnés aux poubelles.

Nous savions bien que leurs vies en appartement seraient éphémères. Nous leur avons fait croire que nous agissions pour leur bien, les embellir, nous fournir un centre de gravité festive. Et dès que le Père Noël a tourné le dos, les beaux sapins dont nous avons chantées d’hypocrites louanges se retrouvent SDF, et sur le trottoir.

Offrons leur au moins un départ en beauté, immense feu de joie, une foule en liesse et réchauffée.

Mais alors çà, moi, j’aime pas, j’aime pas

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« Meurtre dans un jardin indien »

« Nous habitons un pays étrange et sublime. On y rencontre les êtres humains les meilleurs, et aussi les pires. On peut aussi bien y avoir à faire à une générosité sans pareille qu’à une cruauté qui dépasse l’entendement. »

Deuxième roman de Vikass SWARUP, après SLUMDOG MILLIONAIRE, deuxième coup de maître. Ici tout le foisonnement de l’Inde, ses couleurs, sa complexité. Ici, il est question de Bolliwood, de politique, de voleur, de Bhopal, et de corruption, et d’aborigène. Et de meurtre, car ici nous sommes, ne l’oublions pas dans un roman policier. Et six suspects, six histoires, six destins.

Ici nous sommes dans la comédie, frôlant le drame, plongeant dans la tragédie. Celle de quelques personnage, celle de tout un peuple.

Dans ce gros bouquin de près de 600 pages, Vikas SWARUP dresse, avec  humour et une  grande virtuosité,  un portait sans complaisance de l’Inde contemporain.

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Ah ! J’avais oublié ! Vous savez vous ce qu’est un Ingetayi ? Non ? Vous voulez savoir ? Et bien il vous faudra lire « Meutre dans un jardin indien » …

Ils m’ont transformée en jolie madame

… Et à mon grand étonnement, j’aime ça !

Pour Noël, j’ai demandé que l’on me surprenne, que mes cadeaux soient des surprises, et ainsi me découvrir telle que l’on m’envisage. Et les amours de ma vie s’en sont donné à cœur joie.

C’est une pluie de jolies choses qui sont tombé sur moi, et même pas mal. De vrais trucs de fille, tout mignons qui me transforment en jolie madame élégante et racée. Un tout petit sac, des gants des broches et des étoles pour m’enrouler et me lover. Des accessoires qui se transforment en essentiels, des touches finales qui changent tout et font la différence.

Je suis mère, belle-mère, amie, amoureuse, ils n’ont pas oublié que je suis femme, et putain, ça fait du bien !

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(Gants COS, sac LILI CABAS)

Qui a cafté ?

Pour Noël, je n’avais pas dressé de liste, rien demandé. Non pas que je ne voulais pas de cadeaux, faut pas déconner, ce que je désirais c’était des surprises. Et puis j’ai largement passé l’âge de croire au Père Noël. Je me suis donc abandonnée à l’imagination de ceux que j’aime … et qui m’aiment en retour.

Vous allez dire que c’était risqué. M’en fous, j’aime vivre dangereusement …

Et puis le, les jours J sont arrivés, avec ripailles et cadeaux. Posés sur la table, ou le canapé (j’insiste, y a eu plusieurs volées d’échanges), soigneusement emballés dans de beaux papiers qui mettaient les présents à l’abri de notre ma curiosité. Comme il se doit je me suis extasiée sur la joliesse des emballages, retardant l’échéance de l’ouverture. Sait-on jamais, nul n’est à l’abri d’une désillusions, et suis pas douée pour l’hypocrisie.

Bon, fallait bien se lancer, j’ai délicatement déchiré les papiers. Et wahoo ! J’ai adoré ! Tout ! Tout adoré ! Et je vais vous faire une confidence, c’est la première fois, la première année, que cela m’arrive.

Mais que c’est-il donc passé cette année, suis-je devenue limpide ? Mes amis, mes amours auraient appris à lire dans mes pensées ? Aurais-je parlé dans mon sommeil ?

Moi, je vous le dis, y a un truc !

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T’as d’beaux restes tu sais !

Ah, merci, c’est gentil, je vous remercie, et moi aussi j’aime

J’aime les lendemains de fêtes, lorsqu’à ma porte sonnent des amis, mus par une même envie de prolonger la fête. Ils s’invitent à ma table informelle, assis profondément dans mes canapés. On retape les coussins, je vire le chat, et sors les plats à moitié vide, et cependant à moitié pleins du frigo. Et les bouteilles, de vin et de champagne. On croyais ne plus avoir faim, qu’il nous fallait nous mettre à la diète, que l’on n’aurait plus le cœur et le foie d’attaquer un nouveau repas. Et finalement quand on veut on peut, tout est une question de volonté.

Et nous en avons eu de la volonté ! Allez donc comprendre où nous sommes allés la puiser. Sans doute dans le plaisir de se retrouver, le soulagement d’en avoir terminé avec les obligations, les faux-semblants et oublier la fatigue. Nous pouvions attaquer le gigot avec les doigts, se les lêcher et ronger l’os.

Bref, nous étions bien, légèrement ivres et heureux, enfin nous-mêmes. Vint le dessert, et le gâteau, celui qui gagne en goût et subtilité, au fil des jours, et les fruits. Là ça c’est compliqué. Fils cadet avait été mandaté pour nous rapporter des mandarines. Il n’en a pas trouvé. Alors, il a acheté ça …

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Croyez moi, lorsque je les ai posées aux cotés du tournevis et du marteau, tous les regards se sont posés sur elles, le silence s’est fait. Et finalement plus personne n’avait faim, et d’un commun accord nous avons décidé que l’heure du café avait sonnée. J’étais soulagée. Mais faudra bien que quelqu’un se décide à se dévouer, une bonne âme, un bricoleur, un Vendredi, que sais-je. Mais vite, parce que moi, les noix de coco, j’aime ça …

Noël chez les décomposés

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Il était une fois … C’est ainsi que les histoires de Noël se devraient de commencer.

Oui mais voilà, on n’oublie de nous raconter la suite du mythique « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Dans la version « antique », la princesse mourait en couches, dans les temps modernes, les nôtres, si on en croit les statistiques, le couple divorce, se sépare et recommence une nouvelle histoire …

Leur quotidien devient un grand bordel organisé avec plus ou moins de bonheur, selon le terme consacré, qui se stigmatise durant les fêtes de fin d’année. Un jour chez papa, l’autre chez maman, avec grincements de dents et risettes aux nouveaux venus. Pour peu que les grands-parents aient suivi la même mode, c’est la multiplication des festivités, avec déceptions plus ou moins bien vécues …

On tient les comptes et un agenda au jour le jour, « l’année passée tu as eu le réveillon, cette année … », vous connaissez la suite. Pour peu que l’oncle d’Amérique débarque le jour sans enfants, on frôle le drame.

Et puis se pose la question du cadeau, en faire ou pas. Va-t-il (t-elle) en faire. Et qu’offrir sans que ce soit trop personnel, pour celui (ou celle) que l’on a si bien connu, et sans que toute fois celle (ou celui) qui a usurpé votre place, ne puisse en profiter. Pas que l’on soit rancunière (rancunier), mais manquerait plus que çà.

Finalement personne n’est satisfait, et assurément pas les enfants. Mais c’est ainsi. Comment faire autrement, faut bien perpétuer les traditions …

Un échantillon de ma sottise

Tout d’abord, il faut que je vous dise, je n’aime pas les échantillons. Plus exactement il est rare que je les utilise.

Car j’aime l’instant où la vendeuse les glisse dans mon sac d’achat qui se transforme en pochette surprise. A cet instant il me faut mobiliser tout ce qui me reste d’énergie pour résister à la tentation de fouiller d’une main fébrile à la recherche des doses d’essai de produits qui ne peuvent qu’être merveilleux, et changeront à jamais ma vie … avant d’avoir franchi le seuil de la boutique, échappant au regard de la vendeuse.

Et là, inévitablement, grosse déception : de fond de teint, je n’en mets jamais, un crème peau mâture, salope, et le dernier parfum sorti, style Lady Gaga, je ne porte que du Guerlain ! Je n’aime pas jeter, je tache d’en faire bénéficier des copines, m’en tartine les mains, ou parfume mes chiottes. Je sais c’est pas bien, mais c’est ainsi.

Mais récemment on parapharmacie, la gentille dame m’a donné deux doses d’essai de LIPIKAR. Et moi, suis comme les dermatos, j’aime ces crèmes sans froufrous ni parfum, font peu de promesses autres que d’hydrater … et les tiennent.

Illico je les ai glissées dans mon sac. Ça peut toujours servir en cas de grand froid. Des lèvres qui menacent de gercer, des mains inconfortables, je dégaine ma crème, et le tour est joué. Ce que j’ai fait une fois, avant qu’un soir, après ma douche, et allongée dans mon lit, n’ayant pas le courage de me relever me suis saisie de mon sac, et me suis généreusement tartinée, jambes et décolleté, avant de noter que la texture était inhabituelle, étrange, légèrement visqueuse et collante. Le labo aurait-il changé la formule. Me fallait contrôler. J’ai donc chaussé mes lunettes : Lipikar … GEL … DOUCHE ! Une invitation à y retouner. Que je ne pouvais décliner …

Honte à moi !

Parfois je me plais à me croire relativement intelligente. J’ai eu la preuve que non. Faut être réaliste. Suis une idiote, une cruche, une buse.

Alors petit Papa Noël, ce soir, si tu pouvais me livrer un cerveau, je crois bien que c’est exactement ce qu’il me faut …

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P.S. : à toutes fins utile, et si vous vous posez la question, ce produit une fois utilisé correctement est vraiment très bien.

Parce que tout le monde n’a pas la chance d’aimer la bûche !

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Chez moi, c’est héréditaire, personne n’aime. Alors pour les jours de fête, c’est bibi qui s’y colle, car il semblerait bien que rien ne soit meilleur que le dénommé « GÂTEAU DES IMBÉCILES ». Étrangement je me sens directement concernée par ce titre. Il semblerait également que nul ne le réussisse aussi bien que moi. Nul ne s’y est essayé. Mais cela fait aussi parti des traditions.

Ce gâteau est une horreur. Gras, moche, trop riche, mais tous semblent s’en foutre. Ils aiment c’est tout.

Attention, comme pour toute chose, il a aussi de bons côtés. D’abord, c’est primordial, il est très bon. Et puis il se prépare la veille, vieillie très bien (il est même meilleur deux jours après, enfin à condition qu’il survive au delà d’un repas) et ne nécessite pas de cuisson.

Je vous en donne succinctement la recette, juste pour vous mettre en appétit : une crème faite de chocolat, beurre, blanc monté en neige, sucre et jaune d’œuf, que l’on place deux heures au frigo. Puis, on sort les biscuits THÉ BRUN, prépare un café très fort, et c’est parti. On trempe les biscuits un à un dans le café, que l’on couche sur le plat de présentation ; on applique une fine couche de crème. Ainsi de suite, jusqu’à vidangeage total du saladier de chocolat … ce qui peut prendre une heure, sans compter sur les tentatives de chapardage des enfants … et du chat !

Et puis cerise sur le gâteau (ce qui est une image, car sur le mien je rajoute des fraises tagada, ben oui, on est en pleine régression, faut aller jusqu’au bout), le café ça colore et durablement. Vous comprenez pourquoi, à chaque fête, sur les photos, je dissimule mes mains … Fait ch… !

Si quelqu’un connait un truc pour faire disparaitre les traces sur mes ongles et leurs pourtours, suis preneuse …

Permettez que je vous souhaite un très Joyeux Noël et un bon appétit !