Post scriptum

C’était il y a quelques mois, c’était un petit post sans importance, écrit comme ça en passant, en passant dans une rue commerçante, devant une vitrine exposant une culotte, un truc qui tout au moins s’en approchait, un truc de fille tout en frous-frous, auquel toute fille très fifille ne peut que succomber, mais dont la raison l’oblige à renoncer.

C’était un post de quelques lignes, qui se voulait drôle, qui n’avait nulle autre prétention, un post dans lequel nombreuses (sic) furent celles à se reconnaître, un post pour mettre du rose dans une soirée de gris et de froidure.

C’était un post pour sourire, écrit en quelques minutes et vite oublié, un post qui a refait surface grâce (sic) à un commentaire bien écrit, très correct qui m’a fait comprendre qu’il pouvait être lu et compris tout autrement. Mon inconnue, mais néanmoins pas anonyme avait cru déceler du mépris ou du jugement vis-à-vis de celles qui avaient trouvé une utilité à ce vêtement, à moins qu’elle n’ait été blessée par mes évocations de nos rêves avortés de ballerines, de danseuses en tout genre.

J’en suis désolée, et m’en suis expliquée auprès d’elle, sur mon post. J’en suis désolée, mais n’ai pas d’excuse à présenter, ne me sens pas fautive, ou peut-être de maladresse. Peut-être. Mais dois-je m’excuser d’être restée scotchée devant une vitrine, de m’être interroger sur ce qui nous pousse nous les femmes, femmes dont je fais partie, à devoir lutter pour ne pas franchir le pas d’un magasin, et devenir l’heureuse propriétaire d’un objet que l’on n’utilisera jamais, restera au fond d’un tiroir, que nous ressortirons de temps en temps, des temps de fugitifs plaisirs, et dont nous n’arriveront pas à nous séparer. Car sait-on jamais, peut-être qu’un jour, un soir, en certaines circonstances, que nous garderons secrètes, nous pourrons l’arborer cet étrange objet de désir.

Mais bon, voilà, sans doute suis-je devenue grande, sage, ou que sais-je encore, mais lorsque hier mon regard est tombé sur ce machin satiné et froufroutant, joli voire beau il me faut le préciser, sait-on jamais, je me suis dit ah non, ça ne va pas recommencer !

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Mon interrogation du soir

Ce soir, en rentrant chez moi, j’ai vu çà

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Je dis « çà », parce que je ne sais comment le/la nommer …

Car oui, c’est quoi ce machin inqualifiable, ça se porte comment, et avec quoi ? Parce que moi, côté fessier madame est servie, merci, et je me doute que si nombreuses sont les femmes qui ne souhaitent un rembourrage en lingerie, côté lingerie, elles privilégient le soutien-gorge et allègent la culotte. Enfin je crois.

Et puis c’est qui le cœur de cible, la ballerine ratée, une postulante pour le Crasy Horse, une danseuse de Samba, une enjôleuse des Mille et Une nuit, une poupée Barbie très culottée ? J’hésite, mais c’est clair, ce n’est pas moi. Non pas que je trouve « cela » moche, mais assurément importable …

Bon, si vous avez une idée, suis preneuse, car là faut reconnaître que même UNDIZ pour ne pas le/la nommer, n’a pas su avec quoi l’assortir, a opté pour du n’importe quoi …