Madame hellocoton,

Madame,

Permettez que cette brève je vous fasse part de mon agacement, qui au fil des jours vire à l’exaspération.

Madame hellocoton, grande coquette qui nous annoncez un hoquet, nous promettant un prompt rétablissement, n’osez utiliser le mot bug, sans doute pour notre bien, pour ne pas nous effrayer. Nous venons vous visiter retrouver nos copines, les lire prendre de leurs nouvelles, nourrir nos rêves, faire le plein de rires et d’émotions, découvrons porte close, et que pour une raison indépendante de votre volonté vous vous êtes trouvée dans l’obligation de baisser le rideau.

Passent le temps et nos articles qui ne rencontrent plus leurs lecteurs, et les unes nos friandises, nos rendez-vous méridiens, passent à la trappe, passent sous silence. Vous enterrez nos phrases sans un mot d’explication, sans un mot d’excuse pour la gêne que vous nous occasionnez.

Alors Madame hellocoton, aujourd’hui j’avais écrit un article qui dénonçait l’indifférence, un cri de douleur sorti de mes tripes, de ma cheville auquel votre attitude fait singulièrement écho.

Oui, Madame hellocoton, vous semblez avoir oublier que si vous avez la clé de ce site et que nous blogueuses alimentons. Il me semble bien, mais détrompez-moi si je me trompe, que la plus élémentaires des politesses, de faire un petit signe, aux mains qui tapant sur leurs claviers tous les jours vous nourrissent.

Maintenant je me demande si ce ne sont pas nos visites trop nombreuses trop demandeuses qui vous fatiguent, s’il ne nous faut pas un peu vous lasser vous reposer. Si tel est le cas n’hésitez pas à nous en faire part. Nous reviendrons lorsque vous serez rétablie, et accueillante comme il y peu.

Veuillez recevoir, Madame, mes salutations respectueuses mais néanmoins agacées.

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Une soirée avec une blogeuse …

Qu’est-ce que tu fais, dit-il

J’écris tu le vois bien, dit-elle

Ah, t’écris et quoi, dit-il

Ben, un article pour mon blog, dit-elle

Et c’est quoi le sujet, dit-il

Un article beauté, dit-elle

Beauté, toi, ricana dit-t-il

OUI, y a un problème ?!!! menaça dit-t-elle

nan … murmura-t-il

silence

silence, cliquetis des touches

Et t’en as pour longtemps, dit-il

???

Elle leva les yeux de son écran, regarda son homme, ce qu’elle avait oublié de faire depuis une heure peut-être, son homme assis à ses côtés, tout contre elle, présence fantomatique limbique et agaçante, qu’elle redécouvrit caressante attentionnée peut-être même amoureuse. Peut-être si elle avait eu le courage de vous, se l’avouer. Alors elle claqua le clavier, décréta qu’elle en avait terminé, qu’elle lui était enfin revenue, que la soirée ne faisait que commencer

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