Aujourd’hui

Aujourd’hui enfin s’achève entraînant avec lui cette semaine, cette semaine qui s’en va tirer sa révérence, ce mois de mai de fous, où il nous a fallu nous couvrir et pas que d’un fil, ce mois de mai et ses excédantes froidures, ce mois de mai où l’on se doit de se souvenir de commémorer, où nous nous serions plu à faire ce qui nous plait, et avons dû nous satisfaire de faire notre possible.

20130524-204022.jpgEt dans ma rue j’ai croisé d’optimistes touristes, des qui avaient consulté et cru aux valeurs saisonnières, en shorts tees barioles pressant le pas marchant à grandes enjambées mollets rosis par le froid cinglant du mistral. J’aurais aimé les intercepter, leur présenter mes excuses de ce manque d’hospitalité de savoir vivre, les inviter à revenir plus tard bientôt lorsque notre climat se montrera plus clément. Mais bon eux comme moi étions pressés de nous en aller nous mettre à l’abri, en finir avec ce cauchemar et nous réchauffer.

Cinq jours cadeau

Cinq jours de vacances que l’on n’a pas eu à poser afin de se reposer, grasse-mâtiner, faire dorer la pilule du cachet d’aspirine. Cinq jours faits de bleu, de jaune, et de vert aussi, cinq jours loin de mon quotidien bocal à poissons rouges, cinq jours où je cesse de tourner en rond et prends la tangente.

Cinq jours à réapprendre la liberté, cinq jours l’œil rivé sur l’œilleton de mon appareil photo, cinq jours à réapprendre à sourire, rire, cinq jours dont un presque écoulé. Presque.

Presque et là je m’en vais courir les rues je m’en va ouvrir mon cadeau jusqu’au cœur de la rue

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