Et l’on s’exerce à la patience

Bon, Evelyne nous a prévenus, c’est un week-end off, un week-end à plonger dans les flaques, à prolonger sous la couette. Nous sommes adultes, nous en avons vu d’autres … Mais plein les bottes … Et l’on boude.

On remet tout en cause, sa vie, son sens, celui du régime que l’on a entrepris pour entrer tout en finesse dans la robe estivale repérée sur le net et pour laquelle on économise son argent, pas ses efforts. On aurait même une pensée pour les commerçants, nos vils tentateurs, guettant le client, stoppant le réassort. On se console à la pensée que dans un mois ce sont les soldes, que dans un mois peut-être, le soleil nous sera rendu, que dans un mois nous seront sorties de nos oripeaux hivernaux élimés, assoiffées de nouveautés déjà périmées.

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Aujourd’hui

Aujourd’hui enfin s’achève entraînant avec lui cette semaine, cette semaine qui s’en va tirer sa révérence, ce mois de mai de fous, où il nous a fallu nous couvrir et pas que d’un fil, ce mois de mai et ses excédantes froidures, ce mois de mai où l’on se doit de se souvenir de commémorer, où nous nous serions plu à faire ce qui nous plait, et avons dû nous satisfaire de faire notre possible.

20130524-204022.jpgEt dans ma rue j’ai croisé d’optimistes touristes, des qui avaient consulté et cru aux valeurs saisonnières, en shorts tees barioles pressant le pas marchant à grandes enjambées mollets rosis par le froid cinglant du mistral. J’aurais aimé les intercepter, leur présenter mes excuses de ce manque d’hospitalité de savoir vivre, les inviter à revenir plus tard bientôt lorsque notre climat se montrera plus clément. Mais bon eux comme moi étions pressés de nous en aller nous mettre à l’abri, en finir avec ce cauchemar et nous réchauffer.

Mon look du jour. Nan, je déconne !

Parce que bientôt, c’est la fin du monde (promis le 22 décembre, je cesse de vous en parler), que le décompte a commencé, que dans quelques jours notre monde aura cessé d’exister, l’humanité aura disparue. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, voilà que le froid s’installe, des épidémies de rhume nous guettent.

Et moi, je veux partir en beauté, et surtout pas avec un rhume, et la goutte au nez. Ben oui, j’ai des principes, moi m’sieurs dames ! Vous voyez où je veux en venir ? Ben oui, me fallait un nouveau manteau. Les miens, beurk, je ne pouvais plus les voir. Parce que c’est tout de même un pièce vestimentaire particulière le manteau. On se le coltine des jours durant des mois durant, les jours les plus rudes, les mois les plus déprimants. Il nous isole, nous sépare de notre environnement. Non, décidément le manteau j’aime pas.

Et puis vous en connaissez beaucoup de manteaux qui vous offrent élégance tout en remplissant leur contrat, sans vous endetter sur plusieurs générations ? Bien sûr nous avons le choix entre le drap de laine, souvent de coupe classique, tristes, lourds, qui pèsent sur nos épaules et notre moral. Et puis les doudounes qui compactent nos silhouettes, et transforment les êtres en joueurs de sumo.

Et je ne vous parle pas des jolis, à manches trois-quart, les croisés sous la poitrine, et ceux qui ne se boutonnent pas. Merci les gars, mais trop peu pour moi …

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Et puis je l’ai vu sur le site de Cotélac, et j’ai su que c’était lui que j’attendais depuis si longtemps. Avec une promotion de moins trente pour cent, il m’est devenu irrésistible.

Mais moi, j’aime pas commander sur internet. Une fringue, il me faut l’essayer, être sûre que nous sommes faits l’un pour l’autre. Alors direction la boutique phocéenne, vous savez les Marseillaises, celle de la rue Grignan. Depuis toujours les vendeuses y sont charmantes. La nouvelle ne déroge pas à la règle. Ma

is voilà, ils ne l’avaient pas. Ben oui, MON manteau (oui déjà)appartient à la ligne bis, Acoté, et Marseille ne dispose que d’un corner, soit un tiers de la collection. Ce qui très bientôt va changer, mais bon, pour l’instant, ils ne l’avaient pas.

Vous imaginez ma mine déconfite. Adieu veau vache … que nenni, parce 24 heures après tout en ronronnant je glissais mon corps dans MA merveille, et ma visa dans la machine.

En sus, moi qui me croyais bobo néo baba, j’ai appris que mon style, c’était hippy chic. Et ça la vendeuse Cotélac qui me l’a dit. Et ça s’y connait une vendeuse Cotélac. Avouez que ça l’fait, que ça pète, hippy chic !

Bon j’aurais pu pour conclure, je dois vous dire que c’est fou mais l’hiver bien vêtue on peut ne pas avoir froid. Que çà pour moi, c’est un scoop qui me met en joie.

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P.S. : Dans l’absolu, mon manteau je l’aurais plutôt rêvé rouge. Mais en cette saison, j’ai craint que des gamins en viennent à me confondre avec le Père Noël. C’est pour cela que j’ai opté pour … un vert … sapin !…