Et l’on ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir tenté de me réconcilier avec Noël

Cet article je l’ai écrit en direct live dans mon cahier, alors même que je lutter contre la furieuse envie de crier, alors que je sais bien que cela ne se fait pas dans une église, alors que je m’en étais venue écouter un concert de chants de Noël, alors que je n’aime pas Noël, alors qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis …

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Aller voir un concert de Noël, arriver très tôt très en avance, bénéficier d’un coupe-file, passer par une porte dérobée, les back-stages, l’entrée des artistes, les saluer se faire toute petite, pénétrer dans l’église, se choisir une place discrète et bien située, s’y trémousser pour se la faire sienne. Et là, tout sourire, vous jouissez, en toute discrétion (on est dans une église tout de même) de se savoir privilégiée … mais pas longtemps, parce que déjà sur votre banc vous avez été rejointe par un couple, monsieur pisse-froid et madame pisse-vinaigre, qui non encore assis râlent et récriminent, que ce n’est pas normal, que c’est inadmissible de ne pas pouvoir réserver sa place (dans une église !), que l’organisation est désorganisée (sic). Et de chercher du regard ceux qui les suivaient dans la file, qu’ils jugent mieux placé, certes derrière un poteau et sans visibilité, mais un rang devant, compte double …

Enfin en panne d’amabilité, ils s’asseyent, monsieur à vos côtés, quel honneur quelle chance, s’installe, prend place d’assaut, la place toute la place, la vôtre, se répand. Là vous savez qu’il va vous plaire,  que c’est une belle histoire d’amour qui est en train de voir le jour !!! Ah oui vous ne pouvez qu’aimer ses longues jambes écartées qui fait croisez les vôtres dans la trajet, le manteau dont il s’est délesté abandonné sur votre cuisse, ses coudes dans vos côtes. Ayant depuis longtemps appris qu’il n’y a pas loin de l’amour à la haine, que pour faire régner la paix faut parfois savoir faire la guerre, vous avez entrepris une reconquête de territoire, parce que il est entendu que vous étiez là avant, vous vous êtes découverte remuante, nerveuse et hyper-active, simulant à la perfection une forme grave de la maladie de Gilles de la Tourette, ce qui n’est pas du tout dans votre nature ni dans la liste de vos pathologies, mais parfois que voulez-vous, dans l’adversité on se découvre différent.

Et bien sachez que la tactique fut payante, que monsieur pisse-froid et madame pisse-vinaigre ont apprécié votre réponse du berger à la bergère, ont mis de la douceur dans leur aigreur, bref n’on plus bougé plus cafté plus moufté, même pas pour chanter, battre des mains, claquer des doigts, et danser n’en parlons pas …

Fin du spectacle, le public en redemande, vos voisins prostrés se rhabillent, se précipitent vers la sortie toujours courbés, n’attendant pas les rappels, fuient la foule, ben oui faut les comprendre, c’est dangereux la foule d’une église, c’est tous les jours que l’on découvre dans les journaux des spectateurs piétinés à la sortie d’une église. Et vous voilà disposant de trois places à présent, pour y répandre votre mépris pour ce couple et tous ceux qui ne savent respecter les artistes leur travail leur talent, les avares d’applaudissement et de leur temps si précieux.

Vous savez à présent que ce fut votre ultime tentative de réconciliation avec Noël, que c’est loupé, que ce ne sera pas pour cette année, que le seul miracle est que vous soyez arrivée à conserver votre calme, qu’il vous faudra cependant songer à remercier la famille Noël, père, mère et esprit, d’être pour vous encore et toujours une intarissable source d’inspiration

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Noël et moi, c’est terminé !

Et voilà ça recommence, de nouveau J’AIME PAS NOËL ! Non mais ne me dites pas que cela ne vous fait rien cette vision des sapins nus abandonnés aux poubelles. Nous savions bien que leurs vies en appartement seraient éphémères. Nous leur avons fait croire que nous agissions pour leur bien, les embellir, nous fournir un centre de gravité festive. Et dès que le Père Noël a tourné le dos, les beaux sapins dont nous avons chantées d’hypocrites louanges se retrouvent SDF, et sur le trottoir. Offrons leur au moins un départ en beauté, immense feu de joie, une foule en liesse et réchauffée. Mais alors çà, moi, j’aime pas, j’aime pas, et durablement

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Incorrigible … et n’y veux rien changer

Et voilà ça recommence, de nouveau J’AIME PAS NOËL !

Non mais ne me dites pas que cela ne vous fait rien cette vision des sapins nus abandonnés aux poubelles.

Nous savions bien que leurs vies en appartement seraient éphémères. Nous leur avons fait croire que nous agissions pour leur bien, les embellir, nous fournir un centre de gravité festive. Et dès que le Père Noël a tourné le dos, les beaux sapins dont nous avons chantées d’hypocrites louanges se retrouvent SDF, et sur le trottoir.

Offrons leur au moins un départ en beauté, immense feu de joie, une foule en liesse et réchauffée.

Mais alors çà, moi, j’aime pas, j’aime pas

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Qui a cafté ?

Pour Noël, je n’avais pas dressé de liste, rien demandé. Non pas que je ne voulais pas de cadeaux, faut pas déconner, ce que je désirais c’était des surprises. Et puis j’ai largement passé l’âge de croire au Père Noël. Je me suis donc abandonnée à l’imagination de ceux que j’aime … et qui m’aiment en retour.

Vous allez dire que c’était risqué. M’en fous, j’aime vivre dangereusement …

Et puis le, les jours J sont arrivés, avec ripailles et cadeaux. Posés sur la table, ou le canapé (j’insiste, y a eu plusieurs volées d’échanges), soigneusement emballés dans de beaux papiers qui mettaient les présents à l’abri de notre ma curiosité. Comme il se doit je me suis extasiée sur la joliesse des emballages, retardant l’échéance de l’ouverture. Sait-on jamais, nul n’est à l’abri d’une désillusions, et suis pas douée pour l’hypocrisie.

Bon, fallait bien se lancer, j’ai délicatement déchiré les papiers. Et wahoo ! J’ai adoré ! Tout ! Tout adoré ! Et je vais vous faire une confidence, c’est la première fois, la première année, que cela m’arrive.

Mais que c’est-il donc passé cette année, suis-je devenue limpide ? Mes amis, mes amours auraient appris à lire dans mes pensées ? Aurais-je parlé dans mon sommeil ?

Moi, je vous le dis, y a un truc !

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Mardi, ça ne peut pas être Noël … suis pas prête !

En passant

Maintenant que l’on a retardé la fin du monde, de quelques siècles, voire de quelques millénaires, on ne pourrait pas retarder Noël, de quelques jours, de quelques semaines. Ce n’est pas trop demander, cela m’arrangerait.

Parce que

– je suis en retard, comme chaque année, et que cela ne va pas en s’arrangeant au fil du temps

– je suis à cours d’idées cadeaux. Je n’aime pas le prêt à offrir, je veux de l’original

– mon compte en banque aurait bien besoin d’un peu souffler. Entre impôts, assurance, et autres bonnes nouvelles, il est en harmonie avec la tenue du Père Noël

– je travaille, suis bien la seule ou presque de mon étage, suis une résistance, une commise d’office. Il semblerait que nous sommes en période calme. Si je le tenais celui qui a dit ça avant d’ajouter, « aller à l’année prochaine … »

– j’ai paumé le petit Jésus. Il a dû être enlevé par les Rois Mages, qui eux aussi ont disparu. Je n’ai pas eu le temps de ramasser de la mousse. Non vraiment ma crèche ne va pas avoir fière allure

– un sapin au quatrième étage ? Suis pas wonder woman, et personne ne m’a communiqué le secret de la téléportation !

-Enfin, surtout, et là je sors l’argument massue et irrévocable : J’AIME PAS NOËL !

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Nous sommes tous des survivants !

« On » nous aurait donc menti ? « On » nous a refait le coup du bug de l’an 2000, nous promettait un grand boum, on a eu un gros flop !

Nous sommes tous des survivants ce qui ne sera pas le cas de la perceuse de monsieur voisin s’ils ne cessent de faire mumuse ensemble à l’heure de l’apéro !

Faut se faire une raison, j’ai donc commencé la séance de consolation, shopping au pas de course, saut de poussettes, évitements de coups de sacs et de coudes, et séances de repérage pour la (les ?) cession(s) de rattrapage pour les jours à venir.

Cette année encore le Père Noël botte en touche, n’assure pas les livraison à domicile, et c’est Bibi qui se frappe la remontée des quatre étages, avec gigot, bouteilles et cadeaux ! D’aucuns pensent que je ne fais pas suffisamment de sport ? Je me gausse !

Allez zou, la vita è bella, hauts les cœurs !

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Oh mon Dieu, faut se rendre à l’évidence, le Père Noël est mort

En passant

Éloignez les enfants, et les personnes sensibles, mais il semblerait bien qu’après avoir pris tant de risques inutiles, sans doute pour dissimuler une tendance dépressive, entrepris une carrière de monte-en-l’air pour le moins suicidaire, le Père Noël ait disparu.

Sans doute que comme moi vous n’avez pu que le constater, que cette année, à quelques jours de Noël nulle trace du Père Noël dans nos rues. Aucune pathétique silhouette suspendue aux balcons, faisant mentir l’adage « Noël au balcon … ». Aucun bonhomme débonnaire alpagant nos bambins sur le trottoir, pour une photo, échanger quelques mots, s’enquérir de leur sagesse durant cette année écoulée, de leurs souhaits en matière de cadeaux, recueillir leurs sourires, provoquant quelques fois leurs cris de terreur.

Je suis consciente de l’ingratitude de ce métier, de sa précarité dans des conditions indignes. Sous notre hémisphère, il lui faut affronter le plus grand des frimas, passer par des cheminées, affronter les flammes, remplir des chaussures pas toujours propres. Aucun inspecteur du travail ne pourrait tolérer une telle situation.

Et puis avec la crise qui met à mal son petit commerce toutes et ces rumeurs de fin du monde qui lui laisse envisager l’inutilité de son labeur, n’ont pu que lui donner un coup au moral. On a beau être le Père Noël, on n’en est pas moins homme, et de la vieille école, consulter un psychologue a dû lui sembler dégradant.

Alors moi, je vous le dis, c’est une évidence, le Père Noël est mort, ou a pris sa retraite. A moins qu’il n’ait fui Marseille.

Alors si vous autres, autres que Marseillaises, le croisez dans votre ville, glissez lui à l’oreille qu’il n’oublie pas mon petit soulier …

Mon calendrier de l'aven #1

Vous dire des choses sur moi ? Encore ? C’est vraiment parce que vous insistez …

Hier, c’était au tour de Claire Eloise de me taguer. Je suis polie. Je réponds. Je suis charitable, je vous épargne, j’arrête ici l’épidémie. Maintenant si le cœur vous en dit, si cela vous amuse, ou pour toute autre raison, je vous en prie, n’hésitez pas …

Le Versatile Blogger Award est un tag où tu dois révéler 7 choses sur toi. Une fois que tu l’as fait, tu dois à ton tour nominer 15 bloggueuses. Et surtout, n’oublie pas de faire apparaître le logo …

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1/ Bientôt, la fin du monde, et personne ne m’a offert des pivoines. Pourtant, c’est pas faute de l’avoir dit, écrit très subtilement. Trop subtilement. Alors je me répète ON NE M’A JAMAIS OFFERT DE PIVOINES. Ça va là, c’est assez clair …

2/ Bientôt la fin du monde, mon frigo est vide, mes placards crient famine. Mea culpa.

3/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai toujours rien compris à la physique quantique, la théorie des cordes. Et Dieu dans tout ça ?…

4/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai pas commencée mes cadeaux de Noël, pas installée la crèche, pas installé le sapin. Et le Père Noël, il meurt à la fin ?

5/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai toujours pas souscrit de convention obsèques, pas écrit de testament, pas rédigées mes dernières volontés.

6/ Bientôt la fin du monde, et m’interroge : par qui vais-je être sauvée ? Dieu ? Les petits hommes verts ? Les pompiers ? Le chevalier blanc ?

7/ Bientôt la fin du monde, et je n’ai pas fini mon polar, mon suédois, le dernier Mankell, je ne sais pas qui est le tueur. Faut que je vous quitte. Si vous êtes sympas, je vous raconterai la fin …