Quand vient l’été, la belle saison et les migrations

Il fait beau, et bientôt chaud, très chaud, et bientôt nos soirées vont se prolonger, et nos vies vont se poursuivre sur les plages et les terrasses, avec nos amis, nos amoureux. Nos vies vont être plus douces plus belles, nos vies vont s’ensoleiller s’emplir de rires, s’enivrer de rosé, se parfumer au fumé des grillades.

Bientôt nous allons moins nous lire, moins souvent moins assidument, enfin, vous surtout. Vous qui serez en vacances, vous qui posterez un petit signe, en passant pour nous signifier que vous ne nous oubliez pas, nous les galériennes sans congés, les retardées.

Alors nous les attardées, les échouées sur le pavé de nos cités, nous comblerons le vide , en écrivant des articles que jamais vous ne lirez. Nous seront tristes, et libres de tout dire, d’aborder des thèmes dans des domaines où vous ne nous attendez pas, où vous ne nous aimez pas.

Par exemple, moi, vous n’aimez pas lorsque je vous parle mode ou beauté. Ce n’est pas mon domaine, je n’ai pas l’art et la manière, mais je suis une fille et j’aime bien ça aussi.

Mais en juillet ou mieux en août, je pourrais vous dire qu’à cause de vous les blogueuses ongulaires (non ce n’est pas un gros mot !), les nail artistes, il n’est pas une semaine sans que je colore mes ongles. Je vous raconterais que mes doigts passent le plus clair de leur temps à courir sur un clavier, que mes ongles s’y transforment en papillons en lucioles qui m’hypnotisent, et me font croire en leur indépendance, et cessent de faire partie de moi. Je vous raconterais qu’un jour il m’a fallu choisir entre ma coquetterie et mon état mental, que mes phanères et moi faisions onze, que notre cohabitation devenait équivoque., et que le suivant (jour) j’ai trouvé le remède, la solution à mon problème : le Top Coat Matifiant de chez American Apparel, et que ma vie a changé. Je vous préciserais que le vernis mat ajoute de la subtilité, de la classe au même plus improbable des vernis. Et rajouterais qu’il a changé ma vie et pour ne rien gâter, sèche mon vernis en quelques seconde.

Mais là je ne vous ai rien dit, tout cela devra attendre l’été. Et que vous ne le saurez pas, vous ne le lirez pas, vous serez en vacances !

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Promesses d’été

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J’avais rendez-vous, j’étais attendue pour notre petit café matinal bien au chaud dans notre bar préféré, celui qui, pour des raisons qui nous appartiennent avons surnommé « reconnaissance éternelle », celui aux serveurs charmants, au patron invariablement bougon, à la musique douce.

Notre bar, le témoin de nos rires et nos larmes, l’idéalement placé sur le chemin de nos amis, celui de l’Hôtel de Ville, où l’on vient le samedi, mater les mariages et les mariées?

Emmitouflée, le visage dissimulé dans une écharpe, je croisais les chalands qui faisaient les cents pas, se tapant sur les bras, dans les gants. Je n’avais nulle intention de m’attarder, le marché serait pour une autre fois, les madeleines, les macarons sauront attendre les jours meilleurs.

Et puis, contre toute attente, et surtout la mienne, j’ai fais ce que la gourmandise n’avait pu obtenir de moi, je me suis arrêtée, oh, pas bien longtemps, devant des terres cuites si familières, et j’ai souri, car bientôt, je l’ai su il va m’être rendu mon printemps, va revenir mon été