Les toilettes des dames

Bon c’est sûr après lecture de cet article vous mes sœurs mes amies mes congénères, celles qui ont auront ou subissent l’influence cyclique de leurs hormones, allez vouloir me pendre haut et court par les ovaires (vous ne croyez tout de même pas que je vais vous faciliter la tâche !) pour haute trahison, divulgation d’un secret pouvant mettre en péril notre glamour notre mystère celui de notre éternel féminin. Alors avant que vous ne mettiez en péril ma vie et/ou mes désormais décoratives gonades sachez que par avance  je vous présente à vous, witches bitches, aux simples mortelles, à ma (virtuelle) concierge, à madame pipi, à Monica Bellucci, à notre déesse mère (par les temps qui courent vent derrière vaut mieux être prudente) mes plates excuses (oui suis gonflée) pour tout le mal que je m’apprête à vous nous faire. Et puis faute avouée à moitié pardonnée, alors je ne vous demande qu’un petit effort de compréhension, et qu’enfin avec moi vous acceptiez de dénoncer un scandale, démystifier nos mystifications, parler enfin des toilettes des dames, lever le voile sur nos chiottes …

Parce que nous savons que bien que courramment traitées de pisseuses, nous ne prenons le chemin de la libération qu’à l’extrême limite de la capacité optimale de notre vessie … et bien plus encore … Alors nous nous dressons port de tête majestueux (fesses serrées, périnée contracté), glissons un « je reviens », au cas où le chevalier servant, son fier destrier et toute sa notre cour aurait un doute ou ne voudrait en profiter pour nous laisser en plan avec la note à payer … sachant que notre « petite affaire » va nous prendre un temps aléatoire et néanmoins certain.

Parce que devant la porte nous nous retrouvons entre camarades d’infortune, concentrées, bras croisés, conversations limitées au plus strict poli grognement. Ne voulant rien lâcher, ni notre rang dans la file, ni la moindre goutte d’urine (quoique là rien ne saurait nous faire rire, nous sommes concentrées !), nous pa-tien-tons. Enfin, enfin le Sésame s’ouvre, libérant ses effluves et notre prédécesseuse (sic) qu’un vieux reste d’éducation nous interdit d’envoyer goûter au décor, nous nous précipitons en une improbable pirouette et refermons la porte …

Quelques minutes plus tard nous regagnons notre table, un vaste sourire de triomphe aux lèvres, que les ignorants (les hommes) traduisent par du soulagement, mais que nous les femmes savons être du triomphe, le tromphe de celles qui ont vaincu les pires épreuves bien à l’abri des regards, à l’abri derrière la sus-dite porte close. Parce qu’une fois pénétré le sein des seins, et bien nous ne sommes pas encore rendues … Là dorénavant, le cerveau baignant tout comme le plancher dans l’urine, il nous faut réfléchir à où poser les pieds, enfin l’un après l’autre, la peur au ventre (ce qui n’arrange pas la situation fait monter la pression) pour ne pas ressortir fleurant le pipi de vieux chat (j’ai dit CHAT !!!) négligé. Nous les princesses savons que ce n’est pas gagné, et encourrons le risque d’arriver sur le trône quasi octogénaires, trône sur lequel une fois atteint c’est tout shuss, fesses à une bonne mais alors bonne vingtaine de centimètres de la lunette que nous entonnons « we are the champions » tout en faisant travailler nos abdos et admirant le décor.

Et oui, nous les femmes sommes des artistes, que la victoire ne laisse pas manchotes. Il en est même certaines parmi nous, les plus courageuses, les plus créatives, les plus imaginatives, qui se caiecaient en douce vers les latrines, étrangement décontractées du périnée et des zygomatiques, un cabas dilaté se balançant à leur bras. A l’intérieur nulle poudre pour le minois ou le naseau, pas de cotonnade patacul on s’en tamponne, non rien de vulgaire ou d’ordinaire, non là c’est du lourd de la bombe de l’aérosol du multicolore de l’explosif. Nous on poireaute comme des courges, sagement, elles, elles créent, faisant fi de nos envies de les noyer dans la cuvette de NOS w.c. !!!!

Je sais que tout ceci va sembler incroyable aux simples hommes, aux vertueuses continentes, mais moi je suis celle la valeureuse qui voulant témoigner, s’en est retournée aux godes (désolées mais les répétitions j’évite …) appareil photo en bandoulière, bravant les décrochages de mâchoire, les regards d’une tonne dans les coins, les envolées de coude, les bruissants « t’as vu t’as vu », parce que moi aussi suis une artiste, parce qu’il me fallait faut témoigner combien nous les femmes sommes des petits êtres fragiles et délicats, combien nos vies peuvent mettre notre nature à l’épreuve et en péril au quotidien, et que tout compte fait nous sommes des warriors, des battantes du réel …

Alors, sans rancune ? Vous me pardonnez ?

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Et voici revenu le temps des concubines, des favorites, de la répudiation, décidément on n’arrête pas le progrès .

Mardi 21 janvier, journée internationale du DES câlins. Dimanche 26 janvier, preuve que les jours se suivent sans se ressembler, a été déclaré par certains incertains bien à l’abri derrière un anonymat de façade, Jour de Colère. Et je me surprends à penser que parfois quelques fois aujourd’hui une fois n’est pas coutume qu’il ne faudrait pas que cela devienne une habitude c’était mieux avant, et que, par ailleurs mais ici aussi et maintenant, cette colère n’est pas mienne, que la mienne je me la gère, parce qu’elle m’est rare elle m’est chère , et que donc je m’en occupe ainsi que de mes fesses bien à l’abri des digues douillette de ma couette.

Et puis il y a ce truc ce machin cette nouvelle qui est sur toutes les lèvres promptes à la galéjade pour la gaudriole pas rebutées par le nauséabonde, mais pas sur les nôtres bien sûr parce que nous ne sommes pas pareilles, nous on ne lit pas voici voila, nous on n’en parle pas, donc il nous est impossible de commenter sans s’être salies les mains.

Mais les dépêches de l’AFP c’est vérifié de l’officiel c’est du sérieux çà on peut dce qui ne nous empêche pas d’y penser, d’avoir son idée

Mais un jour les torchons se mélangent avec les serviettes ministérielles, et ce sont les dépêches de l’AFP qui prennent le relai, et là hein c’est du vérifié de l’officiel c’est du sérieux, chaque mot a été pesé réfléchi et pas par des plumitifs ébouriffés. Çà donc on peut lire et on ne va pas se gêner sans crainte d’être salie ou choquée.

Sauf que là, on lit que XY nous dit « j’ai mis fin à la vie commune que je partageais avec » XX.  

OK.

Voilà. Voilà qui est bien ordinaire pour ne pas dire pire, voilà qui heurte mon petit cerveau de moineau baignant dans de féminines hormones.

Non mais moi je vous le dis, ces quelques mots ça en impose cela pose son homme et ses couilles sur la table, et (ben oui quant on est puissant c’est évident on est omniprésent) dans le potage de la dame, qui je le souhaite, ça fait plaisir et débarrasse, les rêve sur un billot.

Alors bien sûr les journaux argumentent les matchos commentent, comparent avec celle par qui le scandale est arrivé à dada sur ses grands chevaux, la beauté naturelle à côté de laquelle toute virilité semblera éclatante, toute féminité dite mature se voit reléguée au rang d’objet périmé bon pour le rebut. C’est clair elle fait mieux sur la photo mieux pour l’image de marque de fabrique de la femme française parisienne. Et la foule applaudit, la foule rit, la reine à la lanterne. Parce que si les femmes ne sont pas respectables en France en 2014, les traditions républicaines elles sont respectées.

Bien sûr certains diront que XX retombera sur ses pattes, se livrera à un exercice vengeur  écrira un bouquin bourré jusqu’à la gueule de secrets d’alcoves de cabinets de chiottes de polichinelle. Oui XX pourra, XX fera, XX se fera du bien. Mais les autres, toutes les autres, les anonymes, dont le malheur ne fait la une de rien, les répudiées au petits pieds crottés, les salies à coups de mots assassins. Parce que la répudiation nuit grave à la réputation, mène droit à la discréditation, celle de son entourage et de son miroir, la répudiation sème le doute et le vide. Et certaines, les plus les moins ça dépend d’où on les regarde enfin si quelqu’un les regarde encore, s’en iront cahin cahan sur le petit chemin qui sent bon les ordures mendier un logement, un abri pour les sans amour, un RSA, de quoi survivre.

Alors moi là ce soir comment vous dire, moi c’est étrange j’ai la nausée, alors ce truc là je ne vais pas le relire, je vais le poster sans me retourner, on ne se retourne pas sur son passé, on espère que ces pratiques là bientôt seront dépassées

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Laisser brûler les petits papiers, les souvenirs partir en fumée

Et l’on jette un regard par-dessus son épaule, jette un œil torve sur son passé, feint de le prendre par-dessus la jambe, dit que l’on en a vu d’autre, appris la leçon, à se focaliser sur là où l’on pose les pieds.

On se détourne, décide que que ce qui est fait est bien fait, que les remords et les regrets ont fait long feu, hurle à la mort et aux fantômes, qu’on était présente, a pleuré et dansé à leur enterrement.

Et l’on met ses beaux souvenirs dans son cœur paré pour la traversée d’une longue période glacière, les mauvais dans urne, et l’urne dans un baluchon, et le baluchon sur son dos, enfin un sac parce qu’on est une fille, que c’est futile une fille, parce qu’une grande fille ça ne pleure pas, pleure plus en public, parce que c’est indécent une fille qui pleure, et moche le rimmel qui file le long des joues les larmes qui creusent des vallées dans les plis de l’amertume.

Et puis l’on se dit, mais ne le reconnaîtra pas, qu’avec l’âge si on ne devient pas plus sage on n’est plus si souple, plus suffisement pour se retourner faire la girouette, sans prendre le risque du torticolis de l’ankylose du ridicule la tête penchée sur la photo, que si l’on accepte de courber l’échine c’est pour mieux, noblesse oblige, tirer sa révérence, et s’en aller dans la vie envers, contre, malgré, avec tout. Encore et toujours.

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Parce que parfois l’amour ne rime à rien, ou tout au plus avec topinambour

Bon d’accord il y a peu de chance, ce n’est pas du tout du tout mon genre, mais si par une journée promotion sur le blanc on liquide le kleenex je m’en viens me plaindre geindre pleurer des rivières sur votre virtuel giron comme quoi la vie est une injuste chienne, que ce sont toujours les même qui ont tout, la poire et le fromage, sont et ont été Noël et Pâques au balcon …

… Secouez-moi !

Si vous me surprenez que vous me surprenez coincée entre vieux clichés et polaroid, de ceux qui font rimer amour et toujours …

… rappelez moi qu’il s’agit d’une rime pauvre, bien moins riche qu’humour et  glamour, et  qu’on ne le soulignera jamais assez cela marche aussi avec topinambour

Mais si vraiment je m’obstine à m’épancher comme vache qui pisse, vise l’Oscar pour mon interprétation d’Hellen Keller, appelez les urgences psychiatriques susurrez moi à l’oreille (je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien que l’on me susurre à l’oreille, et je préfère que l’on me susurre plutôt que l’on me chuchotte, je trouve cela plus joli à l’oreille, ce qui tombe plutôt bien et pas dans l’oreille d’une sourde), qu’un jour je vous ai raconté avoir rencontré

« un gentil petit couple si vieux si charmant si ancien que ses membres en devenaient indifférenciables, un gentil petit couple de jumeaux, monozygotes si ce n’était le sexe, bien que le sexe à leur âge semblait le dernier (après migraine, prostate, descente d’organe, sècheresse vaginale) de leurs problèmes.

Deux frêles silhouettes, enfin lui, parce que elle était plutôt replète accrochée à son chariot, lui fragile arque-bouté sur ses cannes, deux grises silhouettes, elle boudinée dans son manteau, lui efflanqué dans sa gabardine, mot désuet et d’un autre âge comme leurs accoutrements.

Je les regardais de loin envieuse ne se quittant pas d’une semelle, semelle en feutre de leurs confortables charentaises, pas du regard, bleui par une même cataracte. J’imaginais émue leurs vies, leur vie, leurs joies leurs peines, les cris et les silences, les naissances les décès, les épreuves traversées, les tempêtes essuyées selon les termes consacrés.

J’imaginais alors que déjà nous nous éloignions, je songeais lorsqu’au détour d’un rayon je fus extirpée de mon mélancolique rêve par des voix roques et hargneuses, stridentes et  chevrotantes inlassables dans la dispute … Mon gentil petit couple obstruait obstinément l’accès aux linéaires de vins et spiritueux aux braves gens, dont moi, partageant avec nous à nos ouïes défendantes l’opportunité d’un achat, l’heure d’une livraison, le programme télé, une badoit ou un évian, et que sais-je encore qui invariablement tournait vinaigre

Alors je les ai regardés, de près, avec mes lunettes je les ai vus, j’ai vu leurs visages déformés par une même haine, j’ai vu la haine incandescente dans leurs yeux, dégoulinante de leurs lèvres, j’ai su que la haine les maintenait vivants, aucun ne voulant concéder à l’autre le droit et la joie de le conduire dans la tombe.

Oui, rappelez moi mon dégoût ma nausée, et combien intensément (et silencieusement) je me suis écriée

Oh mon Dieu soit loué  Parce que toi je ne sais pas, mais Dieu merci le divorce lui existe ! Je sais ton pape a dit, et tout ce qu’il dit est parole d’évangile, que tu es contre, d’accord, mais ça c’était avant, avant quant quand on vivait son quart de siècle, tirait sa révérence et plongeait dans l’éternité. Aujourd’hui, times are changing, l’éternité n’est pas pour demain, à moins que tu nous aies concocté une apocalypse minut’surprise, le centenaire devient légion voire commun, et les meilleurs partent en premier …  chez l’avocat déposer leur demande de divorce !

Alors puisque rien ne dure, ni le mariage, ni l’amour, ni le célibat, ni la stase haineuse de nos vioques témoins devant la bouteille convoitée, je m’en vais donc trinquer à la vie, aux vivants, aux éternels (re)commencements !

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Je suis libre et indépendante, la preuve je descends mes poubelles !

Souvent les hommes se demandent ce dont nos pintade’s conversations se nourrissent, ils se les imaginent glamour, croient en être le nombril (…), avec pour accessoire de la fringue, du vernis et du sac. Ce n’est pas faux, un peu réducteur, voire dans le cas présent paradoxalement flatteur, parce que le dernier sac dont il fut question lors de nos ultimes agapes fut un sac poubelle. Oui, ça calme, peut régler le problème du plus priapique de mes éventuels lecteurs, mais c’est ainsi, si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, il est des scandales qu’il me faut, moi qui jamais n’ai eu à refuser la moindre proposition de sponsoring ou de participation à une inauguration, ai même échoué au test d’intégration à SoBusyGirls, dénoncer quitte à mettre en danger ma « carrière » de blogueuse amatrice, être définitivement déclassée mémènagère de plus de 50 ans, avec le sujet brûlant du jour : le scandale du sac poubelle !

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Vous êtes encore là ? (Suis sûre que je vais faire la UNE avec ce machin là, ce qui tombe plutôt bien je ne l’écris que pour cela !…) Donc j’explique. L’Homme s’est barré, ou s’est pris la porte c’est selon (l’Homme), les enfants, ces ingrats que j’ai portés aimés chéris nourris (mal), mes bâtons de vieillesse (j’aime jouer à ma vieille Cosette et imaginer leur mine déconfite de Ténardier lorsqu’ils me liront), ont pris leur envol. Je suis seule, libre et indépendante,  sans mâle à portée de voix, hormis le chat qui a abandonné ses attributs chez le vétérinaire et n’a jamais été (tout comme mes Hommes et mes enfants) sensible au dressage, plus personne à qui glisser « lorsque tu sors n’oublie pas lespoubelles » (habitant  un 4ème étage, les rappeler en chemin était encourir le risque de me faire appeler Pol Pot), j’assume, me démerde et descends les poubelles …

Donc dorénavant la poubelle n’est plus une source de dispute, seulement de problème. Aujourd’hui plus qu’hier, bien qu’en théorie elle est moins volumineuse, elle se doit d’être légère et résistante, ce qui n’est pas des plus faciles avec ce que l’on nous vend sous l’appellation « sac super résistant ». Parce que moi  le matin, lorsque pomponette, maquillée vernie habillée de propre, je m’en vais travailler, me suis souvenu de consulter le nœud confectionné la veille à mon neurone, emparée du sac poubelle en attente, du bout des doigts (musclés), avec moultes précautions, entame la descente des marches, une prière à Sainte Rita, patronne des causes désespérées … jusqu’à l’inéluctable « putain merde fait chier ta race de super résistant frère d’ouverture facile, je te maudis sur 7 générations … » (et là encore je ne vous livre que la version expurgée !), et l’humiliation devant mes voisins !…

Mais ça c’était avant, avant le repas du poulailler à cocottes adorées, où après, parce que dans la vie y a toujours un avant et un après et que c’est le pendant le plus délicat, donc après avoir toute honte bue (et pas que) refait le monde, débriéfé sur nos vies, nos amis, nos amours, nos emmerdes, nos sacs poubelle, la solution qui est apparue dans les mains de notre helvète hôtesse. (Pour le sac poubelle, la réponse, pour le reste y a pas d’urgence !)

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Parce que le Suisse est gentil, sympa, parce que le Suisse a du savoir-faire, et pas que dans le coffre-fort, le bas de laine, la montre et le chocolat, parce que le Suisse est lucide et sait que sur cette terre existe des êtres des étourdis qui brisent les verres avec une régularité toute suisse et que le verre ça coupe et ne se jète dans les chiots, parce que le Suisse est rigoureux et sérieux (je vous mets au défi de me citer un humoriste suisse en moins de 5 secondes, à moins que vous ne soyez Suisse ou humoriste vous même …), alors quand il dit solide le Suisse, croyez moi, ça l’est !

Et puis ils est gentil le Suisse, il fait de gros dessins et de courtes phrases (lui) pour expliquer aux gens, aux femmes surement comment fermer un sac correctement !

Et maintenant je suis une femme libre et indépendante, une super nana fière de descendre ses poubelles, avec un machin suisse autour du poignet !

I’m happy quoi !

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P.S. : Désolée pour les photos, Monsieur Chat s’est invité. Monsieur Chat est jaloux, Monsieur Chat n’aime pas qu’une poubelle aussi belle ou suisse soit-elle (Monsieur Chat n’a aucun sens de l’hospitalité) lui vole la vedette. Et puis finalement le chat étant plus tendance, et plus vendeur que la poubelle … voilà, finalement je suis vénale faible …

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Bon, si par hasard ou une bonne dose d’humour de votre part, cet article vous a plu, je vous en concocterez un sur les soupes minute et les compotes … dans une trentaine d’années, quand j’aurais oublié que je n’aime pas ça …

Pour 2014 je vous je me je nous souhaite le meilleur je vous je me je nous souhaite le bonheur

On a eu des vacances, été en vacances, est parti en vacances. Ou pas. On a dressé le bilan, versé des larmes sur 2013, 13 chiffre maudit qui a eu le mauvais goût de tenir ses promesses de compte débiteur. On a fait la fête, savouré la vie, les bulles, les rires, les confettis, vécu de belles nuits.

Et puis bien sûr bien vite  bien entendu tout a une fin, tout devient souvenir, et puis on reprend le chemin des écoliers, celui du poulailler, celui du boulot. Et ça recommence encore et encore, on avait presque oublié qu’il y a peu, un an à peine, un an déjà, on avait écrit sur cette chierie … les VŒUX !!!!

Alors oui bien sûr, on connait les stratégies, les évitements des inévitables embrassades, les sèches, les piquantes, les effleurantes, les baveuses, les inqualifiables, les moisies, on s’invente malade, enrhumée, essayez « bien prise » qui a toujours son petit succès, ou mieux la gastro, sans appel, bravée par nul valeureux. Le baiser épargné, ne croyez pas tout de même pouvoir échapper à la séance remise en forme du muscle horripilateur du poil, l’inévitable, inévité « ET SURTOUT LA SANTÉ (parce que sans la santé … ».

Putain putain putain, oui je sais je suis vulgaire, mais putain je peux, j’ai le droit, cela fait 10 jours, dix jours en toutes lettres, que je me retiens, fais bonne figure, grimace un sourire, dis merci, dis toi, ou vous c’est selon, aussi, ronge mon frein.

Parce que moi je ne sais pas vous je ne sais pas on, moi je veux tout, le fromage et le dessert (bon d’accord je n’aime pas le fromage, mais on va faire comme, c’est une image dont on vous tu moi n’allons pas faire un fromage), moi je ne veux pas avoir à faire un choix, choisir est écarter des possibles, et moi je veux l’impossible, je vise l’inaccessible, je veux être heureuse.

Alors bon, faut reconnaître que nous ne sommes pas tous égaux face au bonheur, que pour les uns il se savoure par petits bouts, pour les autres il est dégouline frôlant l’indécent, alors qu’il en est pour qui le bonheur est rosse, ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, pointe aux abonnés absents, mais (oui je sais je me spécialise dans la phrase extensible, mais si vous avez eu la patience de me suivre jusque là, vous n’êtes plus à quelques mots et virgules près) en cette période, ce no man’s land, cette cellule de dégrisement appelée janvier, semons nos vœux, faisons des rêves de jours meilleurs, des promesses de renouveau, de promesses tenues, des promesses d’amour, parce que sans amour, nous ne sommes rien … Oui, faisons un rêve, remettons nos limites à leur place, chaque nuit rêvons nos vies, chaque jour vivons nos rêves. A moins que ce ne soit l’inverse. Ou les deux. Et les deux, parce que moi, je sais je me répète, moi je ne veux pas choisir

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