L’homme est comme la nature, il a horreur du vide

Cet article s’adresse aux célibataires, à celles qui l’ont été, à celles qui le (re)deviendront. Je ratisse large, vous pensez peut-être que je ne dis ça que pour booster mon audience alors qu’en la vérité c’est la vie qui m’a appris que nous sommes tous et toutes des célibataires en puissance.

Enfin, surtout toutes, car si les hommes peuvent connaître le célibat il est toujours de courte durée. C’est que l’assemblée de nanas, d’âge qui certain(e)s diraient mûr pas tout de même pas canonique, dont j’avais l’honneur de faire partie, et qui se retrouvait autour d’une table, de quelques bonnes bouteilles et de la question cruciale « où sont les hommes », avait fini par conclure.

Alors que nous discourions au sujet de nos mésaventures, avec par ci par là d’hilarantes aventures, force nous était de constater que l’homme vraiment célibataire est une denrée rare, et qu’il ne suffit pas d’être gourmande ou affamée pour s’en mettre un sous la dent. Non pour cela il faut être rapide.

Car l’homme est comme la nature, il a horreur du vide. L’homme croit que sans femme pas d’avenir. L’homme a un besoin viscéral d’une compagne, qui le choie, le câline, le soigne lorsqu’il est malade et repasse ses chemises. L’homme ne peut envisager de rentrer dans une maison vide, de se coucher dans un lit vide, d’aller faire du shopping ou au cinéma seul. Bref, l’homme a besoin d’une femme au bras de laquelle s’accrocher.

Alors là 2 cas de figures la libre … et l’autre. L’autre celle où l’homme marié, pacsé, en couple, réalise que la relation tourne en eau de boudin, que le péril est dans la demeure, la couille est dans le potage … et s’inscrit en douce sur un site de rencontre … Et vous, vous qui ne m’aviez pas encore lue, vous qui découvrez la trace d’une alliance réelle ou virtuelle à l’annuaire de la main qui tente de tâter votre cuisse se poser sur la vôtre, vous zappez et repartez à la chasse au célibataire …

Le célibataire que vous allez bien finir par rencontrer … Mais là attention à ne pas être la toute première , la première qu’il rencontre après sa séparation, qui n’en doutez pas ne peut qu’avoir été douloureuse et l’avoir laissé échaudé, et avec une inconsciente envie de vengeance. Ce qu’il lui faut : une relation sparadrap. Il va donc vous transformer en mère Thérésa, en Florence Nightingale (et croyez moi elle n’était pas jojo), vous mener par le bout du nez, faire voir de toutes les couleurs … du gris au noir … et prendre la fuite, parce que non, finalement, hein, vous comprenez, vous n’êtes pas celle qu’il attendait, que celle qu’il attendait … c’est la seconde, celle qu’il va vous falloir apprendre à être, la Diane chasseresse à la juste visée, le second choix qui gagne le premier prix ou se tire avec les fleurs et les félicitations du jury …

Alors mesdames lorsque votre chemin croise un homme qui vous plait, n’attendez pas qu’il soit libre ou célibataire pour tenter votre chance FONCEZ ! À moins que, car toute théorie a ses limites, ce ne soit celui d’une copine, ou le mien, car soyez sûre qu’énuclée MON homme vous trouvera moins de charme !…

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Où il est question d’amitié, de sentiment, de délicatesse et de poils aux pattes

Certaines se morfondent dans leur célibat, se damneraient pour des bras velus autour de leur corps, d’un creux d’épaule musclée pour y poser leur tête, parfois même d’un petit cœur qui ne batte que pour elles, le tout en un seul morceau, avec d’autres accessoires, que je me dois de passer sous silence (il semblerait que ma progéniture me lise …).

A toutes celles-ci, et aux autres aussi, j’aimerais rappeler qu’avec un peu de chance elles sont dotées d’une inestimable richesse, que l’on appelle amie, face à laquelle peu d’homme peut soutenir la comparaison …

– une amie elle n’oublie jamais votre anniversaire, ne vous demande jamais de présenter vos papiers pour s’assurer de la date. Je connais des hommes qui dans leur alliance ont fait graver la date de leur mariage, non point pour la sacraliser, mais comme un pense-bête

– une amie vous écoute, ne fait pas semblant, peut subir votre logorrhée, sans jamais faiblir, et même y trouve de l’intéret

– une amie sait entendre vos silences, les respecter, ou intervenir, reconnait le danger quand il pointe le bout de son nez, et qu’il lui faut ramener sa fraise avec du rosé et des kleenex

– une amie comprend votre humour, certes particulier, ne vous demande pas de répéter, de vous expliquer. Elle, elle rit, pas par politesse, non elle vous trouve drôle, ELLE

– une amie sait patienter lorsque vous êtes en cabine et s’éternisent les essayages, vous incite à continuer, va vous chercher des articles, sait vous dire non, que cela vous boudine, ne vous presse pas à acheter pour que vous en finissiez, pour vous dire plus tard, que non décidément ce futal vous fait un cul plat

– une amie sait que lorsque vous exposez vos problèmes vous n’attendez pas qu’elle apporte LA solution, que vous seule la détenez, à condition qu’elle existe, que ce n’est pas toujours le cas. Et que oui c’est grave, jusqu’à ce que vous, vous en ayez décidé autrement

– une amie peut vous accompagner dans une nuit de biture, y donner de sa personne, sans jamais vous abreuver de reproches, avant, pendant, après

Une amie sait que vous n’êtes pas parfaite, que vous avez du poil au pattes, ronflez comme un moteur de 737 les nuits de cuite, que votre chevelure en a vu de toutes les couleurs, y compris vert aux pointes et aux antipodes, que dame nature n’a pas toujours été tendre avec vous, et d’autres secrets, qui ont le bon goût de le rester … et vous aime aussi pour çà, comme vous l’aimez en retour, cette sœur que vous vous êtes choisie, cette famille que la vie vous a offerte, cette amie pour le meilleur et pour le pire

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