Faut-il être ingénieur en informatique pour (bien) gérer son blog ?

Commençons par un aveu : suis de la génération minitel. Alors certes j’ai évolué avec mon époque, suis connectée à longueur de journée, je m’éveille et m’endors avec mon ordi ou ma tablette, je surfe, télécharge, bref je me démerde piano piano avec mon clavier. Et comme le veut le dicton « chi va piano va sano, chi va sano va lontano ». Mais un autre dont je me sens plus proche rappelle que « tant va la cruche à l’eau qu’elle se brise », car si la création d’un blog m’a semblé une laborieuse mise à l’épreuve dont je me suis sortie étonnamment victorieuse et pas peu fière, d’autres ont suivies qui m’ont rappelé ma nullité et mon incompétence.

Cette aventure commencée sur Overblog, se poursuit sur WordPress, le top des hébergeurs si j’en crois les commentaires glanés ici et là. Mais ici et là ont oublié de me préciser fort bien maîtriser la langue de Shakespear et avoir décroché un diplôme d’ingénieur en informatique …

Bien sûr mon quotidien bloguesque se déroule plutôt bien, mais lorsque, par le plus grand des hasards, je rencontre une difficulté à, je cite (vous n’imaginez pas que je puisse inventer) « récupérer un code XITI » et installer « le javascrip dans mon sideback » … je m’en vais chercher de l’aide dans l’outil mis à ma disposition par WP, son forum … en anglais …

Alors les bras m’en tombent, ma mâchoire se décroche en émettant un son ressemblant vaguement à fuck … Ça soulage.

Ça soulage mais ne m’est d’aucune aide, ça soulage mais me renvoie dans mes cordes, des cordes qui m’emprisonnent, des cordes qui m’interdisent de prendre mon envol, de pouvoir gérer mon blog comme bon me semble, de lui donner la visibilité dont je souhaiterait lui faire bénéficier.

Alors je me révolte contre mon incompétence, puis, très vite, me résigne, accepte à n’être qu’une handicapée de la blogosphère, et m’en vais, cahin-cahan, bien déterminée à ne pas laisser gâcher mon plaisir par un p… de javascript !

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Et tout recommencer

Là, comment dire, ben, je suis beaucoup colère.
Voilà après une semaine à courir contre le temps, lutter contre ses émotions, une semaine ordinaire qui court du lundi au vendredi, des journées qui empiètent sur les nuits, des nuits raccourcies par des pensées parasites et stériles. Bref je ne vous raconte pas vous connaissez. Vous connaissez cette sensation d’haleter à trop courir après le temps, d’avoir les yeux qui vous dévorent le visage, le souffle court le diaphragme bloqué à trop courir après le temps, celui que l’on a plus, perdu ou alloué à des choses futiles mais essentielles car alimentaires.
Une semaine à ne pas trouver le temps de râler, une semaine à s’endormir pour quelques courtes heures et se surprendre à rêver d’une main ferme qui s’emparerait de la mienne, et m’emmènerait silencieusement vers des îles lointaines.
Je ne vous raconte pas, mais je m’apprêtais à vous raconter des instants drôles et importants de ma vie ordinaire, des instants qui se doivent d’être partagés, des photos et certaines rares parce que j’y apparais lorsque mon site hébergeur, blogger pour ne pas le citer me signale que je ne peux plus importer de clichés …
P…, fait ch… !!!!
Bien sûr m’est proposée une solution, sonnante et trébuchante, mais cela ne m’ôtera pas l’impression de me faire prendre pour une c…
Alors moi, qui ne voulais que du calme de la sérénité durant cette parenthèse magique que l’on appelle le week-end, moi qui voulais le passer à vous lire et vous écrire, et ne pas avoir à choisir, me voilà prise au piège du brain-storming alors que mon cerveau se devait d’être au repos.
Une fois de plus va me falloir répondre à des questions, tout remettre en cause. Savoir si cette aventure vaut la peine d’être poursuivie. Rester ou partir. Blogger en payant WordPress et tout recommencer. Thé ou café. Masque au miel ou au rhum. Blonde ou rousse.
Bref, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous le savons, et je m’en vais voir la mer, y quêter des solutions …