Tant va la cruche à l’eau qu’elle n’amasse pas mousse

 Il est des signes qui ne trompent pas.
1h30. Nuit noire, mes doigts courent sur le clavier et font cliqueter les touches, mes yeux suivent les lettres qui s’alignent sur l’écran,  totalement absorbée par l’écriture de mon article, le monde a cessé d’exister  … quand soudain, Monsieur Chéri-Chéri, tourne se retourne, cesse de ronfler, ouvre un œil et dit « t’es encore là toi ?… ». Gloups, sourire niais, sauvegarde, claquage de clapet, rendors toi bb, rien ne s’est passé, tu rêvais !
Par ailleurs, suis dans mon lit, j’étais donc là avant. Avant qu’il ne fasse éruption dans ma vie, à une époque où je croyais être entrée en célibat, comme on entre au Carmel, ad vitam eternam … Avant que nous ne choisissions, nous éprouvions, que nos caractères, nos habitudes de solitaires ne se frottent et ne s’affrontent, avant que nos zones de confort ne se définissent, avant que Pimprenelle ne pointe le bout de son blog …
Alors aujourd’hui, il me faut faire des bilans, car à quoi cela sert-il que je me fasse jolie-jolie princesse œil de biche aux petits pois, que que je me vernisse, peau lisse, arrondisse les aspérités et les épines de mon caractères, si c’est pour sacrifier mon amoureux sur l’autel de la blogosphère.
Parce que oui, j’y prends goût à mon temps d’écriture. Je m’y investie au quotidien, y consacre du temps de l’énergie et une partie de mon cerveau. 
Et parfois, surprise divine … Yéhé la Une d’HelloCoton,  l’Olympe, Wouhahou une centaine d’abonnés, Youpi des myriades de cœurs, Boudiou  les couronnes de commentaires, Rhooo la douceur des compliments … Je me lève de mon fauteuil, saute et danse et fête ma minute de célébrité. Et me rassieds. La folle allégresse est retombée. Il me faut réfléchir à m’y remettre.
Faut que cela cesse, il en va de ma santé, je le sens bien, je reconnais les symptômes : tout débute par un œdème des chevilles qui monte et envahie la face. Diagnostic : hypertrophie de mon MOA. Cause : quelques personnes sympathiques (vous) ont le bon goût, le temps, la charité de me lire.
Et, Oh, revient sur terre la Pimprenelle, tu es ici à compte (facebook, blogger …) d’auteur, que tu paies de ta personne, mais les dégâts collatéraux en valent-ils la peine ?

Et j’écris, écris aux côtés d’un amoureux assoupi.
.
Parce que j’aime le matin entrer dans la salle de bain embuée où flotte son parfum
Parce que j’aime être éveillée par ses baisers, prémisses des croissants qui m’attendent dans la cuisine
Parce que j’aime lever les yeux de l’œilleton de mon Canon, et le découvrir à quelques mètres qui souriant patiemment
J’aime qu’il me prenne par la main et m’éloigne du pain menacé par ma gloutonnerie
Parce qu’un homme comme çà, qui m’encourage et me respecte, qui rit de mon humour, et surtout (du moins je le crois) le comprend, qui me flatte l’ego et la fesse, un qui après une courte et courtoise dispute me cède la zapette, mérite plus de temps et d’attention 
Moi, Primprenelle, ai décidé de limiter le nombre de mes posts, privilégiant ainsi la qualité à la quantité dans tous les domaines de ma vie.

Que le week-end vous soit doux et enjoué !


une idée qui fait du vélo dans ma tête

Rassurez-moi, vous connaissez les affres, que dis-je la torture de l’objet de nos désirs qui vous harcèle, hante vos jours et vos nuits et ne vous laisse plus en paix ?…

                                                                                                                                                                    Je m’explique : imaginez une femme lambda mais néanmoins intelligente, vous, dont le chemin, au coin de votre rue, croise celui d’une donzelle arborant un sac, disons un Vuitton (alors là, excusez cette petite digression, mais pour moi, c’est impossible, je me refuse à porter des monogrammes et me transformer en femme-shandwich à moins d’être chèrement payée), et  admettons que soudain, il vous fait de l’œil, vous y tape, vous ne le savez pas encore, mais son cuir, vous l’avez dans la peau.

Retour sweet home, vous vous précipitez sur votre ordi, l’identifiez, le nommez, Speedy (que celui qui en a choisi le nom se dénonce !), et éteignez l’écran n’ignorant plus rien de lui … surtout pas le prix, que je qualifierais, bien décidée ce jour (n’est pas coutume) à demeurer  polie, indécent !

Mais n’allez pas croire que l’histoire est close, bien au contraire, elle ne fait que commencer, car tel « le Petit bonhomme en mousse » chantonné par un (scélérat) inconnu de bon matin, et que vous fredonnerez toute la journée à votre corps défendant, un virus méningé ayant chaussé son petit vélo et entreprend mieux que le tour de France, celui de vos deux hémisphères, le LV ne va plus vous lâcher !

Car sachez le LV est partout, le LV vous colle au train, aux basques, à la rétine, le LV à damiers, le LV verni, épi, et le LV multicolore, votre préféré, faux ou vrai, dans les magazines, dans les mains de votre voisine, de vos copines, et ceux des gamines, le LV impossible de lui échapper.

Il y a deux jours encore, il vous était totalement inconnu, aujourd’hui, il vous le faut. Et de vous imaginer, en slim,  Tshirt, converses, foulard dans les cheveux et lui suspendu à votre bras et vous belle, que dis-je, sublime.
Vous savez maintenant ce qui manquait à votre vie pour qu’elle soit parfaite : vous pensiez que c’était un homme, que nenni, c’est LUI !

Vous voici donc devant la vitrine, diaphragme bloqué, bave aux lèvres, paupières écarquillées (on vous a connue plus jolie !), semblant mémoriser la moindre couture de chaque article, cordialement méprisée par l’immense, magnifique et élégant vigile, qui a bien deviné (vu ?) que vous étiez fauchée …

Certes, vous avez durant ces quelques minutes de tortures envisagé moultes solutions : vous nourrir d’eau fraîche et de l’air du temps durant toute une décennie, passer vos vacances à l’ombre d’un géranium sur le balcon de vos parents, vendre vos enfants aux enchères, votre … au plus offrant, devenir la concubine d’un milliardaire sénile ou épouser votre banquier. Banquier ! Banquier ! A ce mot vous reprenez vos esprits, et vous enfuyez … poursuivre vos recherches sur Ebay …

A vous maintenant les nuits d’écumage, d’alertes, de forums, de vides-dressings. Et chaque jour passé vous le vivrez comme une victoire sur votre addiction, un jour de plus à lutter, un jour si long à combattre.
Vous tenez bon … Mais p… (désolée, mais là, on le sent poindre le craquage) qu’est-ce que vous souffrez, qu’est-ce qu’il vous manque …

P.S. : Dans l’éventualité où cela vous intéresse, avec moi Morphée se prénomme Billy ou Gilbert (aujourd’hui à mon grand désespoir, disparu). Ils sont fils de Jérôme, et tous les soirs, dans un soupir  et dans mes rêves, je m’endors dans leurs bras.

Est-ce ainsi que les femmes vivent

… siècles avant J.C. Lilith et Adam sont créés par un dénommé « Dieu », faits de la même terre. Amante insatiable, n’acceptant la domination d’Adam, refusant la position de missionnaire, se rebellant, Lilith est chassée d’Eden, envoyée aux enfers, et remplacée par Eve.
Nous connaissons la suite de l’histoire …
Mars 2009, une Brésilienne fait avorter sa fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux, et des œuvres de son beau-père, qui abusait d’elle depuis l’âge de 6 ans. La justice religieuse tranche : pour la mère et l’équipe médicale ayant pratique l’IVG, c’est l’excommunication : la vie de fœtus innocents, des jumeaux, est sacrée. Qu’en est-il de celle de la petite fille ? Et le père, lui, la justice divine semble ne lui reconnaître aucun pécher capital, et laisse aux hommes le droit de le juger.

Mars 2012, Amina, Marocaine de 16 ans épouse son violeur, pour réparer la souillure, et éviter la prison à son tortionnaire. Ces épousailles l’ont condamnée à mort qu’elle s’est donnée le 16 en avalant de la mort aux rats.

Et je n’oublie pas Sakineh,

Combien de femmes, niées, violées, rejetées, mutilées, ecxisées, assassinées, sous couvert de la morale, de la tradition, de la religion, combien d’histoires et de drames ont parsemé les siècles de lettres rouges et de tâches écarlates.

Parce qu’ils nous trouvent belles, et sommes
désirables et désirantes, que nos plaisirs sont vibrants et leur échappent, parce que nous donnons la  vie, et que dans leurs fantasmes et leurs pires cauchemars nous régnons en déesses absolues sur les premières années de leur vie, parce que nous leur résistons, parce que nous leur trouvons des excuses et toujours leur pardonnons, il est des hommes qui veulent nous faire vivre dans la terreur, pour l’unique raison que nous sommes nées femmes.

Je vous en fais une tartine

Parfois, j’ai beau me connaître et me côtoyer depuis fort longtemps, parfois je m’échappe, m’étonne, ne me comprends pas, me laisse sur le cul.

Bon, prenons un exemple, au hasard aujourd’hui. Journée lambda de boulot ordinaire, humeur passable, météo réjouissante, je prends le métro et traverse ma ville pour faire mon plein trimestriel de vitamines lotions et crèmes de beauté, (oui, je suis organisée !), dans ma pharmacie à prix discount, ma préférée. Celle paradoxalement située dans BourgeLand. Allez donc comprendre !

Ici, le malade est secondaire, c’est la coquette qui y règne, souveraine enbijoutée, manucurée … et mal polie. J’aime flâner dans les rayons, découvrir de nouveaux produits, lire les compositions envisager des détournements, puis retourner à mes essentiels, Dexeryl, Bépanthène, Créaline, le tout en petit et grand modèle. Mais voilà, la Bourge avide de remplir son panier, ne l’entend pas comme ça, elle est pressée, elle n’a pas de temps à perdre. Inutile de songer à m’attarder devant un rayon, sans y être bousculée, voire délogée … S’excuser ? Comment pourrait-elle, elle ne m’ pas vue ! Si encore j’avais eu le bon goût d’arborer un Vuitton, un Hermès ou un Chanel, mais avec un Upla et vintage qui plus est,  de , comment son regard pourrait s’attarder sur ma petite personne.

Je vois enfin mon calvaire tirer à sa fin, et fait la queue en un temps record … soit 20 mn à la caisse, où rien ne me sera épargné des descriptions détaillées des calamités intestinales subies par la vieille dame qui vient de me brûler la priorité. Elle est si sensible, elle souffre tant, c’est in-su-ppor-ta-ble ! Bref la vieille riche est constipée.

Enfin, dehors, j’ai besoin, vous me comprendrez, de respirer de l’air certes pollué mais frais. J’ai besoin d’humains, de vrais, qui jurent pestent mais regardent. Je rentre donc à pied, jusqu’à ma city superette, et faire le plein de mon frigo (traduisez une salade une tomate des anchois).

Au détour d’un rayon, je tombe sur l’ultime bocal esseulé de pâte à tartiner la Marmite. Sans doute connaissez-vous. Moi pas, enfin pas avant avoir très vaguement parcouru un entrefilet sur la pénurie de Marmite en Nouvelle Zélande.

Et voilà la Marmite confortablement installée entre laitue et cœur de bœuf à mon bras.

Je me sens aussi fière que si à moi seule je venais de sauver une espèce en voie de disparition. Envisageais-je secrètement de l’offrir à un Maori, mais je n’en connais aucun. La manger, hors de question, ce serait un outrage, elle est si jolie dans son petit pot rétro.

Alors pourquoi, oui pouvez-vous m’expliquer, pourquoi, j’ai effectué cet achat de l’ordre du compulsif et donc par définition inutile et futile ? Hein, j’en fais quoi de ce truc mis à part de l’admirer ? Ben oui, il est mimi sur mon étagère à polars,  section « étrangers » un iota décalé le végétarien au milieu des cannibales et sanguinaires, dans l’attente de se trouver un nouveau propriétaire qui le trouvera à son goût.

Derrière les persiennes

Moi, je préfère les villes à la campagne, les bâtiments aux champs, les hommes aux bovins. J’aime l’agitation, l’animation, la vie, j’aime être surprise, étonnée, et muser nez en l’air, tout en évitant les crottes et autres dangers, avec plus ou moins de bonheur … Essayez donc au lieu de rire, je vous le dis, ce n’est décidément pas facile.
Moi, ce que je préfère, ce sont les fenêtres.
Elles sont les yeux de nos villes, des portes ouvertes sur les rêves.

Et je m’interroge, on vit comment derrière, dissimulé derrière ces rideaux.
Partout je regarde cherche à comprendre percer les mystères des vies qui ne sont pas les miennes dans lesquelles je ne suis pas invitée.
Je leur invente des histoires, les imagine curieuses ou jalouses



des fières, des prétentieuses,

et les bordéliques, les plus vivantes.
Certaines, telles des femmes se patinent, vieillissent et gagnent en charme et caractère. Inutile de vous dire que ce sont celles que je préfère.

Et puis, parfois je m’interroge, pourquoi, que s’est-il passé, quels terribles secrets sont scellés à jamais derrière ces volets.

Et derrière la mienne, qui s’ouvre vers l’extérieur, je découvre la cour intérieure peuplée d’inconnus qui meublent mes nuits caniculaires de leurs cris de joie, de colère, d’amour.
Parfois ce sont des pleurs de femme qui viennent déchirer la nuit. Je quitte mon lit, me penche par la fenêtre, cherche la source de ce désespoir qui retenti et rebondi de mur en mur, brouillant les pistes, protégeant cette femme et son mystère.

Décalage horaire

Dans quelque poignée de journée, à n’en pas douter, je vais aimer les soirées qui s’étirent et le soleil qui nous accompagne jusqu’au bout de l’apéritif. 
Mais pour cela, il va nous falloir, à vous comme à moi, beaucoup de courage et de café noir,  pour nous extirper le matin de notre couche, et partir, paupière et pas lourd, direction le boulot.
Alors aujourd’hui, victime du décalage horaire, j’ai décidé que j’étais partie en voyage, et suis partie en exploration de mon quartier et de ma ville, nez en l’air et appareil photo en bandoulière.
Sous la protection de la Bonne Mère, le soleil et la mer cuisent et patinent les façades, et Marseille se  fait une beauté, se prépare à être Capitale Européenne de la Culture.

Non, ma ville n’est pas jolie, elle ne fait rien pour plaire. Elle est pauvre, sale et mal fichue, et je l’aime  mais souvent la déteste plus encore.

Et puis voici arrivée mon heure préférée, celle de la douceur anisée des terrasses, où le temps s’arrête, les jambes s’allongent, les langues se délient et les mains s’envolent, les gens s’interpellent  et soudain je sais que je suis d’ici.

Blonde

Clichés de ma dernière soirée célibataire solitaire de la semaine, pseudo-intellectuelle, qui se met de la crème plein la tête, se repose, prend la pose et attend que ça passe, avec mon miroir pour témoin.

Et me laver la tête de tout ce qui la pollue, et être douce et  blonde, et qu’auprès de moi il fasse bon dormir, et être perçue reposante, et pardonnée d’être chiante, et ça, c’est pas gagné.

Envie de farniente, de bulle, prendre une année sabbatique sur une île déserte et lointaine sans télé ni radio, impôts ni plombier, infos ou marronniers, transports en commun, poubelles qui débordent, tractro-pelle sur mes trottoirs, marteau-piqueur comme réveil, souffrance, misère et sauvagerie. Ne plus faire semblant, comme, avec ou sans.

Et me baigner, m’isoler, lire, méditer, rêver, réfléchir mais pas trop, de vous écrire de jolies cartes ensoleillées, et laisser s’écouler lentement le sable entre mes doigts.

Besoin de vacances, changer de vie, de paramètres, de paradigme.

Mais je ne peux pas changer le monde ni fuir ni tout plaquer, alors je fais taire les infos, qui décrivent dans les détails et polémiquent, je ne veux pas comprendre, je ne veux pas savoir comment pourquoi ce joli garçon au sourire juvénile, un qui pourrait être mon fils et qui a anéanti des vies, que la France entière a haïe, attendu et espéré la mort, qui a su faire naître en nous en moi les instincts les plus barbares, les raisons les causes qui l’ont amené sur ces chemins de perdition.

Et ce soir je découvre être à la Une d’HC. Je suis troublée plus que de mesure, fière mais pas longtemps, puis réalise étonnée de cette révélation, que si indéniablement j’aime écrire, me savoir lue me plait ; et qu’être parmi vous, dans cet espace d’expression et de partage de nos différences et de nos instants, c’est plus que bien

Alors, je veux que mon homme me prenne dans ses bras, je veux ses caresses, fermer les yeux, je veux du futile, du solaire, du superficiel, change de couleur, et deviens blonde.

Et remercier la vie de m’avoir faite femme…

Lettre ouverte à mes ami(e)s blogueurs

 Mesdames, Messieurs,

Je viens par la présente vous présenter mes respects.

Oui, Mesdames, Messieurs, sachez que chaque jour je vous lis consciencieusement et fidèlement avec délectation admiration, parfois agacement mais jamais indifférence.

Non, mais que l’on m’explique, je veux comprendre, comment vous  faites blogueurs blogueuses, HelloCotonneur, HelloCotonneuses, mes abonné(e)s, majoritairement des nanas, à trois exceptions près, comment et où trouvez-vous le temps et l’énergie, entre travail enfants mari amoureux et amis, pour nous offrir chaque jour un article de milliers de signets, et photos et vidéos originales. Vous y mettez tout votre cœur votre âme votre art votre intelligence, et avec style, élégance partagez vos vies, idées et découvertes.

Vous faites comment, vous vous shootez au Guronsan, vous faites une croix sur votre vie amoureuse, êtes entrée(s) dans un cloître, vous êtes fait greffé un deuxième cerveau, achetez des barrettes neuronales, entretenez une armée de ghost writers ?

Et moi, toute la journée je prend des notes, mon carnet à portée de main à côté de mon Canon, dans mon sac, que je jette en bandoulière sur mon l’épaule aggravant scoliose, moral sentant des pieds, liquide céphalo-rachidien tournant en eau de boudin.

Et puis soudain en chemin, entre chien et loup, boulot et maison, me vient une idée une phrase, et je cours monte mes quatre étages, me précipite pour faire pipi, ben oui suis humain, tire la chasse et putain, envolé mon génie, ma soirée est fichue. Parce qu’il me faut être honnête, quitte à être vulgaire, mais il est clair que je sue et j’en chie des pendules et des ronds de chapeau pour pondre mon pauvre article quotidien.

Vos talents (pas tous, mais je me dois de vous flatter), votre prolixité, votre faconde et féconde imagination vous squatter notre UNE, zénith de ces lieux. Et d’y récolter des gerbes de petits cœurs, et  monopoliser les visites flatteries et commentaires élogieux des fans en délire, qui vous aiment et vous le disent, auxquels je m’enorgueillis d’appartenir. Car non, vous l’aurez compris je ne vous hais point.

Et là, moi, là, les bras m’en tombent, et cela ne va pas m’aider pour vous écrire.

Votre fidèle Pimprenelle

Quand on veut

Donc, il est une baliverne, une escroquerie du XXIème, un sac à merde faisant les délices des gourous et des manipulateurs de tout poil, qui hérisse le mien, me met les nerfs en pelote, les transforme en fil de fer barbelé électrifié, une simple phrase, ces quelques petits mots : « quand on veut on peut » !

J’aurais aimé être une grande blonde à gros nichons, une plantureuse aux rondeurs de premier choix et bien placées, une époustouflante, une sage et  extravagante, une raffinée, une sublime à la démarche chaloupée au Q.I. de Stephen Hawking.  Modérée et extravagante. 






Et puis jeune et immortelle, comme tous ceux que j’aime, enfants, amoureux, amis et canaris. 


Mais des années  j’ai appris la leçon, à faire au mieux avec ce que je n’ai et ne suis pas. Et que dans la vie tout a un prix, rien n’est sans conséquence. 





La blondeur s’achète, chez Lush ou dans les Monoprix, aux côtés des masques réparateurs, sérums et crèmes de beauté. 

Mais la jeunesse n’a qu’un temps. Vieillir est un privilège, qui se raréfie avec les années, avec son cortège de désagréments, rides et douleurs, et nous mène aux portes de la sagesse ou de de la sénilité. Avec ou sans raison, là encore il semblerait que nous subissions, que l’on n’ait pas le choix des options.





Et puis il y a mon banquier, en embuscade au moindre excès. Il est l’autre homme de ma vie, qui la censure et lui refuse le droit au rêve. Avec lui aucune trêve des confiseurs, pas de cadeau, tout se monnaye se paye, avec intérêts, agios et interdits.

C’est mon conseiller qui n’est pas prêteur, mon père fouettard, qui fixe le cadre, gronde, sermonne et punit.

Mais dès lundi, je lui téléphone et  de lui rappeler le vieil adage « quand on veut on peut » 

Sakineh, si loin des yeux

Et puis ce soir j’ai une pensée,
pour Sakineh 
croupissant depuis 6 ans oubliée des médias, loin des bras de ses enfants,
objet de la cruauté, des peurs, de la haine et la colère des hommes.
Parce que je me refuse à ce que nos pétitions restent lettre morte
Parce je sais qu’une cause en chasse une autre,
Qu’un drame en enterre un autre aux tréfonds de nos mémoires
Qu’il n’est pire mort que celle qui fait disparaître dans l’oubli
Je me souviens