L’humour nuit grave aux femmes à l’amour et à Saint Valentin

Voici venu le temps des aveux honteux … j’ai un humour de merde.

Un humour genre mauvais genre qui décape les fours (et côté four croyais moi j’en connais un rayon) qui raille déraille et raye l’émail, qui fait basculer ma victime mon interlocuteur (ascendant séducteur) en  coureur de fond (en solitaire).

Parce que dans cet article vous l’aurez compris ou pas auquel cas il me faudra encore tout vous expliquer (nooonnnn ne partez pas !) il est question d’humour d’amour de râteaux à la pelle et de (non) Saint Valentin.

Parce que des rendez-vous surtout les premiers, faut pas se fier aux apparences, j’en ai on (l’homme) m’en donne j’en décroche, ce sont les seconds qui posent problème … ou un lapin

Et pourtant croyez moi pour un (premier) rendez-vous je mets tous mes atouts (85 B) de mon côté face en avant, frise le regard ravageur, parle gentiment lentement n’oublie de sourire. Je maîtrise. Et puis soudain c’est plus fort que moi, je la perds la maîtrise. Par petite touche, imperceptiblement, une échappée belle, comme un pet irrépressible. L’homme je le vois bien vacille, un peu troublé, vaguement hésitant, entre elle me prend pour un con ou elle est niaise. Je compense, dit quelque chose d’intelligent, disserte sur l’influence de Lacan sur l’intelligentsia française, lui décroche la mâchoire (à l’homme pas à Lacan !) et un sourire, il est sous le charme (l’homme) … je récidive. En plus grave plus lourd, plus diarrhéique, enfin vous voyez le truc dont vous savez avant même d’avoir terminé votre phrase que c’est grave, du genre ça passe ou ça casse, vaguement pince sans rire sous cape, et donc ça ne passe pas. A la limite cela pourrait passer à condition à moins d’avoir subi un entraînement intensif style immersion en milieu hostile, évitement de pétards mouillés, de scuds en carton pâte, genre les filles passent encore, les garçons eux le vivent comme comme hostile. Bref, inéluctablement, le prince vexé passe son tour s’en va réfléchir et ruminer sa rancœur ailleurs, se carapate dans les Carpates, et ma vie sentimentale prend ses racines dans le désert de gobi. (Et non aujourd’hui, je sais je suis décevante, aujourd’hui, je ne vous parlerai pas de cul !)

Bien sûr je pourrais demander à un graphiste de me confectionner une jolie pancarte  jolie et ponctuée d’humour (compréhensible) double face « je plaisante » et « it’s a joke »  (mais pas de LOL, pas de MDR, là dessus mon humour et moi sommes élitistes intransigeants et sans concession) à la face éberluée les pieds dans les starting blocks. Parce que oui en plus d’être intelligente, suis bilingue, français/italien !

Et ne croyez pas que je n’essaie de me réfréner que je ne sois en lutte contre ce démon qui m’habite, tenterais bien un marabout, un exorciste, un pèlerinage à Notre -Dame de la Garde (entre femmes, on devrait se comprendre), croyez je suis prête, prête pour faire des neuvaines, prête à tout ou presque, prête à honorer les saints et tous les siens … hormis bien sûr Saint Valentin

Parce que celui-lui, je vous le dis, je l’ai prié, travaillé au corps et à l’âme, lui ai fait du chantage, promis des soirées aux chandelles, des sacrifices de ma personne, de beaux dessins avec des cœurs de toutes les couleurs ; j’ai chanté ses louanges, ce qui fut un le vrai sacrifice celui de mon amour-propre et de mon oreille absolue !

Rien. Pas un signe, pas un message, pas un mail. Rien. L’ingrat ne daigne pas se manifester. Je continue à lâcher des salves d’humour noir qui me font rire jaune, moi et moi seule. Rien. Je suis lamentable !

Bon par ailleurs prier Saint Valentin, Saint Martyr qui a fini sa courte vie décapité, et lui demander de lui prêter une oreille, faut pas s’étonner de ne pas obtenir gain de cause ; remplacer Cupidon par un saint mort décapité et chaste, faut pas se plaindre de se retrouver en pleine gestion de crise qui n’a ni queue ni tête, faut pas pleurer sur les histoires d’amour qui finissent mal en général … enfin quand et pour ceux pour lesquels elles dépassent le stade premier rendez-vous !

Et là je sens sais que ce vendredi il va me falloir des tonnes d’humour vache, d’humour rosse, d’humour de bouse, pour survivre à cette épreuve ce machin sucré fleuri que jamais je n’ai jamais voulu fêter à l’époque où je ne comptais plus NOS rendez-vous, l’époque où je me conjuguais à la première personne du pluriel

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