Et puis un jour j’ai cessé de croire au Père Noël

Un jour j’ai cessé de croire à la petite souris, croque-mitaine et au Père Noël, (au Prince Charmant aussi, mais cela fut un autre jour quelques décennies plus tard). J’avais croqué au fruit défendu (écouté aux portes) de l’arbre de la connaissance, il me faudrait porter le deuil du vioque de Noël, être chassée du paradis de l’innocence, jetée à la rue semée de commerces. Bref, fini de sauter sur les genoux du rougeaud à postiche, à moi les bousculades dans les magasins

Et moi je hais les bousculades, j’exècre être manipulée déplacée sans à coup de coudes et autres objets contondants, mais la cagole elle s’en fiche de moi et de mes goûts. Elle, elle fonce, zigzague juchée sur ses improbables échasses, lutte contre le chute et l’inévitable éclatade du jeans/gaine à popotin à grandes envolées de bras et de masticage de chewing-gum. Alors si par mégarde je me retrouve sur leur incertaine trajectoire, deviens victime collatérale du port prohibé de talons sur les pavés, je ravale mes amabilités de circonstance, écoute mon instinct de survie qui me crie « ta gueule ! ». Parce que la cagole, enfin la vôtre je ne sais mais la nôtre, la vraie, l’historique, la marseillaise, elle n’a certes pas de kalchnikov dans son (faux) V(u)itton, mais pire une bande de (fausses) blondes copines. Oui, la cagole ne se déplace jamais seule, mais en meute bras dessus bras dessous, armées jusqu’aux ongles (faux) et acérés, avec pour seule devise « je crains dégun » (personne pour les non initiés), qui traduira le moindre « m’enfin » pour une déclaration de guerre.

Adepte de la discrétion, saches que croiser le chemin de ce fléau de nos rues peut générer bien des gênes et des souffrances, et une soudaine et intempestive vocation pour la zénitude et la méditation. Mais bon, demeurons pragmatique, ne s’offrent à vous que deux solutions. La première, gueuler fort, très fort, plus fort qu’elle(s). Là, c’est pas gagné. Elles ont de la pratique, les cagoles, nous ne concourez pas dans la même catégorie.

Oubliez.

La seconde, est de se taire, sourire, mais pas trop, plutôt dans le vague, genre, j’ai rien vu, rien entendu rien senti, d’ailleurs je ne suis même pas là, on va faire comme ça, c’est bien mieux.

Parce qu’il ne faut pas oublier que vous nous ils elles sommes ici là dans cette putain de joie des préparatifs des fêtes, la tête dans le bolduc, la dinde et le cadeau susceptible de plaire à la non moins susceptible tante Berthe, que Noël est dans une semaine, que votre enfin ma wishlist est en attente, et que je peux encore y demander la paix dans le monde, ma transformation en miss monde et celle des cagoles en princesses.

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p.s. : oui encore et toujours JE HAIS NOËL !

 

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