L’homme nous a laissé les enfants, le saint-bernard, les emmerdes, laissons lui avoir le dernier mot

Souvent les hommes se demandent de quoi les, je cite, « bonnes femmes » causent lorsqu’elles se réunissent durant des heures autour d’une table, au cours d’une soirée. Moi je leur laisse croire, surtout à ceux qui nous traitent de bonnes femmes, que bien sûr voyons des cinquante nuances de vernis. Et le pire c’est qu’ils y croient, et le meilleur c’est qu’ils me fichent la peine, s’en retournent à leur console, à leur match de foot.

Parce qu’il est hors de question de faire plaisir aux cons à leur disant que oui oui oui nous parlons d’eux, enfin leurs congénères, nos amours, nos emmerdes et de nos parties de jambes en l’air aussi. Et pourquoi pas aussi leurs donner les grilles de décodage de nos comportements dans l’adversité.

Prenons un exemple, notre sujet (oui, tout le reste n’était qu’introduction) l’un du top ten de nos sujet de prédilection : la rupture, et plus particulièrement celle que nous provoquons nous les femmes.

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Voilà, durant des mois nous sentons un malaise, un évident inconfort,  les dés sont pipés, nous en parlons, expliquons aux mecs, à l’élu de notre cœur (oui nos cœurs n’ont pas de cerveau, et sont bêtes comme leurs pieds). Nous expliquons, décortiquons, de façon simple, sujet verbe complément (au fil du temps nous avons appris qu’avec les hommes point trop n’en faut, que l’on se doit d’être comme eux binaires en quelque sorte), mais à quoi bon, ils ne n’écoutent n’entendent comprennent pas rien, s’en foutent, de toute manières ne nous croient pas, et concluent bien sûr … que nous allons avoir nos règles

Alors un jour les jeux sont faits, tant pis pour nous, pour eux, tant pis ou pas, enfin  laissons  leur le bénéfice du doute, alors que sur les hommes, enfin l’homme (un à la fois, le singulière s’impose) s’abat une chape de plomb et de questionnement. Il était temps, il est trop tard. Et des rafales de « comment tu peux me faire ça », des « mais enfin, nous sommes heureux »,des « tout va bien, nous n’avons pas de problème », et le final la cerise sur le pompon du gâteau à la crème du divorce  » allez viens on sort, je te paie une bière (wouhaoooo !), on discute, parce qu’avec toi, hein on ne peut jamais discuter, mais bon on discute hein, et on rentre ».

Parce qu’il faut les comprendre, on les leur brise menu menu leurs rêves de vie pépère ad vitam eternam bien à l’abri, le melon sous cloche, de nos rêves nos désirs nos souffrances notre de la réalité. Faut comprendre, mais compris vous avez tout compris, que c’est foutu, fini, depuis longtemps déjà, terminé, hasta luego baby …

Vous, la les femmes avez fait un choix, le cœur en écharpe, vous assumez, assumez le mauvais rôle, les appels culpabilisants de ses amis, et puis les enfants les rendez-vous chez l’orthodontistes le saint-bernard ses balades hebdomadaires et le véto pour sa déprime et l’aquarium de monsieur.

Vous assumez. Il pleurniche. Tente un retour, allez, vous le lui devez bien. Et là, la battante la wonder woman du métro boulot pas dodo, ben immanquablement vous vous dites et pourquoi pas, m’suis p’être trompée, il a p’être changé, sûrement compris, et vous rendez au rendez-vous. Il est charmant, vous êtes fatiguée, de fil en aiguille de guerre lasse vous devenez bête à bouffer du foin, vous le ramenez dans votre lit. Et c’est au petit matin qu’enfin vous serez bien baisée quand déposant un baiser sur votre front il vous dira que non finalement il ne vous aime décidément plus que vous n’êtes pas possible, qu’avec vous ben c’est pas ça (soyez sans inquiétude vous aurez tout votre temps pour réfléchir à ce qu’il entend par « ça ») de ne plus l’attendre, qu’il ne reviendra plus, que c’est fini entre vous, bref qu’il vous quitte.

Le con.

Pauvre petit homme blessé dans son égo, qui ne voulait qu’une chose le beurre l’argent du beurre votre cul et  LE DERNIER MOT !

Laissez le lui. Il est content, grand bien lui fasse. Mettez votre fierté bien au chaud sous vos fesses, et asseyez-vous dessus. Quand ça ira mieux redressez vous, soyez rassurée, c’était le prix de votre sérénité, maintenant il va vous foutre une paix impériale. Accessoirement, il vous a déjà remplacée …

Et maintenant allez, allez acheter un bon rosé, rejoindre vos copines, maintenant vous savez quoi leur raconter pour qu’elles s’exclament hilares « c’est pas vrai ! moi aussi ! »

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9 réflexions au sujet de « L’homme nous a laissé les enfants, le saint-bernard, les emmerdes, laissons lui avoir le dernier mot »

  1. Tout ça me donne une furieuse envie de prendre mon homme entre quatre yeux pour lui dire que depuis un moment je m’ennuie à mourir avec lui, qu’il ne me fait plus d’effet sauf peut être celui de me dire « oh comme il est vieux pour son âge…. Une envie folle de le laisser planter là, de prendre la fuite, seule, peut-être en gardant seulement le bébé chien qui lui me regarde avec passion…

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