Comme on fait son lit on se couche ou de la lutte de la célibataire avec sa couette

Et puis un jour on est célibataire. À nouveau, de nouveau, rien de nouveau, on ne va pas en faire un fromage, surtout pas moi, moi je n’aime pas le fromage.

Donc on est célibataire, la vie continue, on s’habitue, on a déjà payé le prix fort, celui qui laisse sur la paille et de quoi ruminer. On en a vu d’autres, on est forte, serre les dents, les fesses, redresse la tête, fait front, sa tête dure. On va bien tout va bien, ça va aller, ou pas, mais ça ira ( je sais vous connaissez, on ne vous la fait pas),  mais on va faire comme si, ou comme ça, mais on va faire comme, un point c’est tout.

Donc on avance, on continue avec le sourire, on se sait dans de beaux draps, gère le quotidien change le décor, c’est important le décor, tout comme les draps.

Alors on change les draps, on les choisit beaux et différents, différents de ceux que l’on a connus, d’une couleur qui contraste. On arrache les vieux, ceux qui en ont vus d’autres eux aussi, des joies et des larmes qui dorénavant n’auront plus court. On habille le matelas de sa housse, on est heureuse, les coussins les taies dans leurs étuis, on jubile, s’attaque à la couette

et là, là, putain, les bras en croix un angle de la housse dans chaque main, et vous perdue à l’intérieur (de la housse pas de la main !), cherchant à tâtons ce satanée cimetière à canards, vous savez que vous êtes célibataire !

Bon d’accord, avant à l’époque où vous ne l’étiez pas, il en allait de même, vous brandissiez une couette, et l’homme disparaissait, devenait sourd à vos appels et même à vos cris étouffés sous le tissu, soudainement allergique à la volaille. Il semblait évident que dans son esprit que la technique de la mise sous couette autrement appelée « inversée du dépeçage du lapin » est un secret qui se transmet de mère en fille, auquel il ne souhaitait pas se voir initié de peur de perdre sa virilité.

Mais bon sachant qu’il ne faut jamais perdre une occasion d’évacuer sa colère, profitez de l’occasion qui se présente

HURLEZ HURLEZ sous couvert, HURLEZ mort aux cons et à l’inventeur de la couette (en ce qui le concerne, nulle crainte c’est assurément déjà fait)

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8 réflexions au sujet de « Comme on fait son lit on se couche ou de la lutte de la célibataire avec sa couette »

  1. Purée, ça veut dire que si j’arrive à changer ma housse de couette en deux minutes à deux mains…c’est le signe que je suis célibataire depuis trop longtemps ? Hum…

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