L’homme qui aimait les femmes

Il est des hommes qui le proclament, aiment les femmes. Ils ne leur veulent que du bien, elles sont leur égale, ils les respectent. Et puis lorsque vous les connaîtrez mieux, enfin si vous y tenez vraiment, si vous ne m’avez pas lue ni crue, ceux-là même qui se présentent comme anti fachos se révèlent souvent, mais pas toujours ne me faites pas dire ce que je me refuse à faire généraliser, quoique, donc parfois les pires des machos, certaines diraient même des salauds.

Ces hommes se présentent comme de charmants charmeurs, qui nous respectent et nous culbutent, nous insultent sans rien laisser paraître, crachent leurs contre-vérité du bout des lèvres sans  se départir de leur sourire, résistent à tout, à nos bouderies, nos mauvaises humeurs, nos pleurs, ben, ma foi, ce n’est tout de même pas de leur faute si nous n’avons pas d’humour.

Ils nous veulent parfaites de jour comme de nuit, sans ignorer que la perfection n’est pas de ce monde, vous promet la lune, Mars et Vénus, le 7ème ciel et le Bon Dieu sous certaines conditions, les leurs de conditions, parce que le Bon Dieu a d’autres chats à fouetter que la taille de vos fesses, la longueur de votre jupe …

Ces hommes vous veulent ir-ré-pro-chables, ce qui n’est pas le cas  puisque tout en vous les poussent à vous noyer sous les reproches. Enfin pas au début de la relation, non au début vous êtes merveilleuse, l’unique, celle qu’il attendait depuis si longtemps (peu importe qu’il ait 20 ou 50 ans), et n’attend pas 1 mois pour vous demander en mariage … à genoux. Bon d’accord, il est bien trop tôt, bien sûr faut résoudre des problèmes, le logement commun, l’annonce aux parents ou aux enfants ou les deux dans le pire des cas, mais vous avez toute la vie devant vous, parce que vous deux c’est du solide, vous deux c’est pas pareil.

Vous êtes sur un nuage, vous l’avez enfin trouvé, celui qui vous aime, qui aime votre corps et votre âme, rit de vos histoires pas toujours drôles. C’est merveilleux. Sauf que

Sauf que vos copains, wouai, parlons en de vos copains, sont pas terribles vos copains, supportables à dose homéopathique. Attention, il ne se plaint pas, mais ne veut pas vous partager, vous veut pour lui tout seul, veut bien accepter quelques invitations, mais sachez que vous serez les premiers à quitter la soirée. N’essayez pas de faire la sourde oreille, l’homme est fatigué, il a travaillé LUI (comprenez que vous ne faites que vous occuper pour un salaire de misère). D’ailleurs de votre boulot n’en parlez surtout pas, pas plus que de vos problèmes il n’est pas là pour ça … vous non plus d’ailleurs, car s’il vous aime corps et âme, cf plus haut, ce n’est pas dans tout ces états, pas n’importe comment. Vous avez pris un, deux, trois kilos, il vous traite d’obèse, bientôt signifiera que votre graisse lui fait injure. Vous êtes fatiguée, il disparait, avez un coup de blues (allez comprendre pourquoi !?) vous laisse en plan, le temps de vous remettre, fuyant contagion et pollution. Oh et puis cessez tout de suite, essuyez vos larmes, taisez vos cris, vous voyez bien qu’il a raison, vous voilà hystéro, parano, mégalo, et perverse (si si !!!), un vrai DSM sur pattes (courtaudes qui plus est !).

Mais surtout n’en faites pas toute une histoire, enfin, il vous l’a dit il est votre présent, sans pour autant être un cadeau, votre futur, votre plan épargne vieillesse. Il est votre tout, sans lui vous n’êtes rien, personne d’autre que lui ne pourra aimer une personne aussi nulle que vous.

risen-fangs

Et là arrive le moment, où vous vous dites, ou le devez, et lui dites par la même occasion, (parfois un peu plus tard, il vous a fallu un temps de réflexion, et un autre pour vous désengluer de la toile qu’il a tissée et dans laquelle vous vous êtes laissée abuser) : CHICHE !

Et là, asseyez-vous, mesdames et mesdemoiselles (oui, mettez vous à plusieurs, vous n’êtes pas à l’abri d’une rechute), le spectacle va commencer !

Acte 1 : le mépris

Acte 2 : la haine

Acte 3 : la réconciliation … enfin la tentative …

parce que tout ce que vous vous êtes dit, n’est-ce pas, ne compte pas, n’a aucune importance, allez on se fait un bise, tout est pardonné, tout est oublié, et on reprend l’histoire là où elle avait été interrompue, et faire comme si de rien n’était.

Sauf que mon cul, et le votre aussi j’ose l’espérer, les mots restent gravés tout au fond de vous, que la seule façon de les effacer, qu’ils cessent de vous brûler, est de virer le triste sire, avec le sourire, sans un mot qu’il pourrait retourner contre vous, et ciao pauvre pantin, sois heureux … ou pas …

Et vous maintenant, hein, vous ? vous entrez en thérapie, intensive, régulière, et joyeuse : des repas entre copines, où chacune raconte le sien, car rares sont celle qui n’ont pas un polichinelle au fond de leur tiroir. Ils sont pléthore, et si séduisants, si entreprenants, si … irrésistibles … enfin çà

çà c’était avant ….

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3 réflexions au sujet de « L’homme qui aimait les femmes »

  1. Ce qui me chagrine, c’est la dose homéopathique! Par ailleurs même si je te sais gourmande, il va falloir choisir. C’est hystéro OU parano OU perverse.Tonton Sigmund n’a pas prévu le ET.

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