Ode à la ménopause

Tic Tac Tic Tac, vous le reconnaissez le cliché sonore de l’horloge biologique ? Vous la connaissez la menace du couperet appelé ménopause qui transforme une denrée sexuellement consommable en produit socialement périmé ? Vous éprouvez l’angoisse envahissante qui submerge par bouffées, rien qu’à l’idée de ne plus avoir à surveiller votre calendrier et votre réserve de tampons. Oui ? Pas encore ? Ça viendra … ou pas.

Parce que si nous y réfléchissons si ces idées noires polluent nos consciences, c’est bien qu’elles ont pris naissance dans l’inconscient collectif, domaine bien plus riche que nos féminins préférés, la lecture et l’écoute de nos pintades chéries.

Peut-être, sans doute, enfin c’est mon opinion, celle que je ne peux que vous expliciter, nous nous sommes victimes de notre féminisme, avons dévoyé nos idées égalitaires. Réfléchissez, reconnaissons que nous désirons comme eux, tout tout de suite, nous voulons et c’est légitime, réussir notre vie dans tous les domaines. Alors dans un premier temps, pour les chanceuses, nous nous lançons dans de longues études, puis notre carrière. L’enfant peut attendre, la grossesse peut être tardive. Et puis parfois, l’ovule se fait rare, l’ovaire paresseux, faut bien faire une croix sur la reproduction.

Alors que d’aucunes pleurent sur leurs corps de nullipares immaculés de toute conception, je vous apporte la preuve que si Dieu existe, il ne peut être que femme, et nul ne pourra donc s’étonner qu’un voile ait été jeté sur sa présence.

Oui, mes chères éplorées, séchez vos larmes et regardez, regardez ces mâles « mûrs » braves et téméraires, qui croissent et multiplient et alimentent nos caisses de retraite. Ils sourient à la vie, voulant ignorer combien elle sera courte et courbée sous le poids de leurs bambins.

Pauvres hommes, il n’est pas dans leur nature de savoir qu’il est déjà trop tard. Alors ils connaîtrons les joies concomitantes de la retraite et des crises de l’adolescence. La génitrice, toujours jeune s’en est enfuie vers de plus verts pâturages. Alors pour point de visite en maison de retraite pour les survivants, nulle visite, la progéniture a pris la fuite à l’autre bout du monde, un bout sans impôts, sans taxes, sans la sus-nommée caisse de retraite. Point de visite, pas de maison de retraite, ils n’en ont plus les moyens, leurs maigres ressources englouties par les frasques de la jeunesse et les pensions alimentaires.

Après un instant d’extase à la vision de cet héroïsme admirable, une petit ola, qui ne serait pas pour leur déplaire, il semblerait de bon aloi, pour nous les femmes, d’envisager une reconversion.

Cougar.

Non ce n’est pas péché.  C’est pour embrasser une bonne cause, pour laisser s’exprimer notre légendaire sens du sacrifice, que nous nous offrons corps et âme (surtout corps) dans cette belle aventure, pour éviter à ces messieurs , de bien plus jeunes que nous, d’encourir le risque d’une paternité précoce …

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