Alors, parfois, je disparais

Écrire, écrire tous les jours, écrire parce qu’on se le doit, parce qu’il le faut, parce que c’est notre quotidien, un acte qui nous est devenu vital.
Écrire comme l’on respire, naturellement sans même y penser.
Écrire le cœur joyeux, se retrouver, se retrouver heureuse comme à un rendez-vous amoureux.

Et puis un jour on s’arrête pour regarder le paysage, profiter de notre vie, des soirées qui se prolongent, des rues animées. Rentre repue et exsangue, trop fatiguée pour reprendre sa page blanche là où on l’a laissée.

On décidé de vivre intensément, vivre consciente que cette chance ne se présente qu’une seule dois. Vivre et puis se taire parce que tout ne peut être dit. Se taire, taire ses joies ou ses chagrins trop intenses trop intimes. Avoir assez vécu pour savoir que rien ne dure, que le meilleur et le pire s’effacent, ne méritent pas que l’on s’y attarde, ne méritent ni les cris de joies ni les pleurs qu’ils nous arrachent, et n’apprendra jamais à retenir.

Vivre, vivre libre, libre d’écrire, et décider que ma discipline ne deviendra plus ma prison. Libre de se taire, me taire et guetter l’orage qui gronde au loin derrière mes volets.

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