De la métaphysique du poisson rouge

Il est des jours où l’on aimerait se glisser dans les écailles d’un poisson rouge, des jours où l’on aimerait souffrir des affres des questionnements métaphysiques d’un poisson rouge.

Servir de muse, en trois lettres, pour le cruciverbiste pantouflard.

Que son pain de ce jour tombe du ciel comme par miracle.

Tourner en rond sans croiser de fâcheux, faire l’œil rond sans devoir s’en expliquer.

Etre déménagé avec égards, pour ne plus nager en eaux troubles, réintégrer ses pénates aux vitres immaculées, sous le regard énamouré du surveillant de baignade.

Dormir, sans s’inquiéter de ne pas pouvoir fermer l’œil, et sur le ventre sans crainte pour ses lolos, s’éveiller entre deux eaux, guilleret, frétillant de la queue, en plein forme.

Il est des jours, des jours comme aujourd’hui, un jour sans envie, un jour où, vous peut-être, moi sûrement aimerais pouvoir me laisser porter et buller en paix

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