« La muraille de lave » d’Arnaldur Indridason

L’été j’aime lire des polars nordiques. C’est rafraîchissant, parfois même glaçant. Et à chaque fois je m’étonne du nombre de talents que ces pays à la population si réduite, au taux de criminalité si bas, aux écrivains qui se sont attelé à ce genre littéraire si tardivement, nous offrent.

Et Arnaldur Indridason y figure en bonne place.

Et « La muraille de lave » est son dernier petit bijou que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Mais n’attendez pas de moi que je vous en raconte l’histoire, c’est un roman à suspense, je vais donc le respecter. Disons qu’il est question de chantage, de libertinage, de pédophilie, de corruption, de vengeance, d’histoires qui s’entrecroisent se rejoignent se regroupent, de douleurs qui poursuivent des êtres à travers les âges, de découvertes de soi et des autres.

Tout cela n’est supportable que grâce à la distanciation et l’humanité qui semblent être le point commun des écrivains scandinaves, et la lenteur qui étrangement n’entraîne jamais l’ennui. Non ici on prend son temps pour comprendre, comprendre ce qui nous dépasse, ce qui nous trouble, ce qui ne peut que nous bouleverser.

Certe, il me faut le reconnaître, Erlendur, le héros récurrent des trois premiers opus d’Indridason a disparu, nul ne sait où, bien l’on sache pourquoi. Sigurdur l’a remplacé, sans en avoir l’envergure et la profondeur, mais creuse son sillon peu à peu, et trouvera sa place dans le paysage des policiers islandais.

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