Vivre décalée

Et puis j’ai glissé une deuxième montre à mon poignet, qui a déréglé l’autre, imposé l’heure d’hiver, j’ai décidé d’y voir un signe, de les y laisser, côte à côté, deux ne faisant qu’une, symbole de ma liberté retrouvée.

Et j’ai su, j’ai su que je m’étais perdue, que tout n’était pas de ma faute mais que je m’appartenait, que m’appartenait le choix de vivre pour moi, que ma vie n’était pas là où je me croyais attendue, là où je croyais devoir faire mes preuves encore et toujours, toujours plus, jamais assez, et remplir le tonneau des Danaïdes et finir par m’y noyer.

Alors lasse de la guerre, j’ai baissé les armes, j’ai glissé une fleur dans le canon. Et mon corps s’est délié, les tensions se sont envolées, et j’ai su, qu’enfin j’étais libre.

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