Parce que c’est lui, parce que c’est eux, parce que c’est moi

Et le cœur à l’envers, la tripe nouée, remonter les escaliers oublier l’essoufflement, entrer dans la chambre de l’enfant poser une main sur le front vérifier qu’il respire, s’éloigner sur la pointe des pieds, et puis s’excuser de l’avoir dérangé.

L’enfant qui n’en est plus un mais demeure le vôtre, qui a sa vie propre et ses bonheurs lumineux et ses zones d’ombre. Ne pas poser de question, se taire et regarder. Garder ses distances, le regarder s’éloigner. Craindre qu’il ne se perde, répéter que vous êtes là, encore là toujours là, qu’il peut parler, ou se taire, peu importe, vous demeurerez là.

Que vous avez votre vie, que vous n’attendez rien ni personne, que vous continuez votre chemin, qu’il soit sans inquiétude, qu’il ne se retourne pas qu’il trouve le sien. Que malgré  les coups de blues et les coups de gueule, malgré que vous soyez une chieuse une emmerdeuse ou que sais-je, le temps ne fait rien à l’affaire, un contrat de sang vous lie pour toute vos vie, au delà de la mort, vous êtes sa mère il est votre fils votre enfant pour toujours.

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6 réflexions au sujet de « Parce que c’est lui, parce que c’est eux, parce que c’est moi »

  1. J’ai le syndrome de la larmichette qui coule et de la goutte au nez quand je te lis ! Comme beaucoup de mère certainement, je me reconnais tellement dans ton texte et perso, ça me fait flipper de le voir grandir ! Y a pas une pilule pour les garder tout petit-petit ? 🙂

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