LE JEU DES HIRONDELLES

Je me dois de vous dire que j’ai deux grands regrets : je ne joue  d’aucun instrument de musique (non, même pas de flûte, je vous remercie de ne pas m’avoir posé la question) et n’ai aucune culture B.D.

(Soupir)

Bref, le sujet du jour est la B.D.

Gamine la B.D. n’étant pas considérée comme de la lecture m’était interdite. (Si je vous dis n’avoir pas eu une enfance facile, vous me croyez maintenant !)

Aujourd’hui quelques décennies années plus tard, je dois reconnaître que mes parents avaient raison : la B.D. n’est pas de la littérature, c’est un art à part entière, entièrement à part.

Un art face auquel je n’ai pas les codes, et me sens entièrement désarmée. Abandonnez-moi par une belle après-midi dans le rayon bandes-dessinées du VIRGIN, revenez une heure après et vous m’y retrouverez désemparée.

Heureusement, j’ai un truc, des amis à la culture polyvalente frôlant l’universel, de ceux grâce auxquels et un simple appel téléphonique peuvent vous faire décrocher le million.. Vous voyez le genre. De plus ils sont jeunes beaux intelligents humbles généreux et dotés du sens de l’humour. Y en a qui ont tout, et moi je les ai comme amis.

Bref ils ont entendu mon désarroi, et pour ce Noël cette merveille « LE JEU DES HIRONDELLES » de ZEINA ABIRACHED, qui elle-même fait partie de leurs connaissances, comme en témoigne la jolie dédicace qu’elle m’a dessinée sur la page de garde.

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Cette belle jeune femme trace sur le papier l’empreinte que son enfance libanaise a laissée dans sa mémoire, telles des cicatrices chéloïdes sombres et rondes, grasses et voluptueuses, stigmates d’une tendre aurore et de la douleur d’une guerre fratricide.

Des tireurs invisibles, des disparus qui ne peuvent être que morts, des vivants qui se cachent évitent esquivent survivent, se racontent protègent d’entre-aident. Des histoires tragiques et ordinaires qui se noient dans la grande Histoire.

Et une angoisse qui ne trouve pas ses mots et se mue en tendresse qui irradie des dessins, résonne dans tout mon être.

Nul pathos, nuls larmoiements, mais le plus innocent témoignage hommage aux vrais héros : ceux qui ont su demeurer humains.

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2 réflexions au sujet de « LE JEU DES HIRONDELLES »

  1. Merci pour ce partage. Grâce à mes enfants, j’ai découvert que l’univers de la BD était bien plus vaste que Astérix ou Tintin, et je suis d’accord avec toi que c’est un art à part entière.

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