Moi, je suis coite, au féminin et sans tréma, non mais !

Vous la voyez la photo, le timbre poste Image ?

Vous voyez ou plutôt devinez quoi ? De l’aide, vous donnez votre langue au chat ? Ben une chevelure, le sommet d’un crâne. Le mien. Et vous constatez … J’attends … Oui, je suis rousse !

Ça y est, je l’ai fait, je me suis lancée. Vous constater, suis pas fidèle, pas fidèle à une couleur. Une couleur est un état d’âme, le reflet de notre personnalité. La blondeur et la douceur, ont fait leur temps. Aujourd’hui, il me faut de l’automnal, du flamboyant, vous voyez le genre. J’en ai clairement assez d’être une « discrète », je veux être vue et remarquée.

Râté. Non pas la couleur. Réussie, elle, exactement ce que je voulais. Car le henné, c’est un peu la loterie rousse russe, tu ne gagnes pas à tous les coups. Le résultat est aléatoire, la couleur approximative, et ne jamais se fier à l’étiquette, elle n’est là qu’à titre indicatif. Devenue prudente au fil du temps et des expériences, disons cuisante, c’est chez LUSH que je m’en suis allée. La vendeuse y était comme il se doit charmante et de très bon conseil. Il semble qu’il en soit toujours ainsi chez LUSH. Et j’en suis repartie avec ma plaquette de henné, et la trouille au ventre.

Parce que le henné n’a plus aucun secret pour moi. Nous nous sommes pratiqués durant de nombreuses années avec plus ou moins de bonheur. Je sais bien que la couleur sur la boîte n’ai jamais donnée qu’à titre indicatif, et donc se révèle très aléatoire.

J’ai fermé les yeux, serré les dents … et me suis lancée. Saladier, eau chaude tambouille, englobage de la chevelure, cellophane, javel pour réparer les dommages.

Après ne me restait qu’à attendre, attendre, attendre, des heures durant. Des heures d’angoisse et d’incertitude, écarter les « et si », les « putain, tu vas le regretter », les « et si tu ne pouvais assumer » et autres idées parasites. Et puis est arrivée celle de la révélation, des shampooings, du séchage, et l’épreuve du miroir. Et là, contre toute attente, et bien,  j’étais contente et même oserais-je le dire, fière de moi.

Me rester à affronter le regard des autres, de tous ceux qui la veille m’ont quittée blonde, pour me retrouver rousse à l’heure du café.

C’est donc tout sourire que je me suis présentée le matin, prête à affronter les remarques critiques et surtout les compliments. Et alors … ben rien. Absolument rien. Pas un mot, pas le moindre regard attardé. Rien. Vous imaginez ma déception.

Le lendemain, je retrouvais l’Homme sur le quai de la gare, pour un week-end amoureux. A mon arrivée, il a semblé surpris. Ouff ! Il avait failli ne pas me reconnaître. ReOuff. C’est joli, ça me va bien. Yéééé. Il m’attendait à carreaux, ne me connaissait pas en vert. Et merde ! Il a bien remarqué mon nouveau manteau ! Mes cheveux eux …

Oh rage, oh désespoir, serais-je donc vue en noir et blanc, suis-je si discrète que plus personne ne me perçoive ?

Alors, vous savez ce que j’ai fait ? Ben, j’ai recommencé, intensifiée la couleur. Et maintenant, je vous le dis, on va voir ce qu’ils qu’on va voir !

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3 réflexions au sujet de « Moi, je suis coite, au féminin et sans tréma, non mais ! »

  1. Perso, je suis restée rousse (alors que brune à la base) pendant des années et puis j’ai pété un câble (un peu comme toi) d’un coup pour devenir blonde. Bon là c’était le changement radical donc on pouvait pas ne pas le voir! ^^

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