Il est revenu,

le temps du blues du dimanche soir.
Il nous faut du courage pour se traîner dehors, à l’abri bien relatif de nos parapluies. On fait semblant que tout va bien, que nous sommes adultes, que cela ne va pas durer. Que l’on sait que tout a une fin, pour faire la place à une autre histoire.
On marmonne dans sa barbe, putain de dimanche soir. L’autre blotti contre soi, demande, « répète, je n’ai pas compris ». « Rien, je n’ai rien dit que tu ne saches déjà ». 
Alors nous entrons dans un bar dernier refuge des attardés du week-end. Nous commandons un pastis, comme ça par nostalgie des beaux jours. Discutons avec le serveur las des travaux qui s’attardent sur son port, et lui barre la vue sur la mer.
Nous taisons nos vraies tristesses, demeurons en surface, comme il se doit.
Et puis la faim nous extrait de notre morbide torpeur, la faim nous fait sentir plus que jamais vivant et heureux, heureux à en sauter dans les flaques. 

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Une réflexion au sujet de « Il est revenu, »

  1. Heureux épilogue ! J'adore quand la ville se reflète dans les flaques la nuit ; ça lui donne des allures de fête ! Ton blues met joliment en valeur votre joie finale ! bises

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