De la trahison qui ne veut pas dire son nom

qui se dissimule derrière des faux-semblants
ceux des faux-culs
des faux-amis
qui font pleuvoir sur ma vie
des larmes
des lames
et de coups bas

Colère
colère de s’être fait avoir
colère contre moi-même
pauvre conne compatissante
qui baisse sa garde
courbe l’échine
et tend la joue
une fois encore

Colère
colère d’y avoir cru
envers et contre tout
contre les évidences
contre les mises en gardes
contre mon instinct

Et la colère en panache
comme politesse
colère qui protège de l’indécente tristesse
qui évite la chute
colère qui dissimule la blessure
colère comme bouclier à la tristesse

Je ne devrais pas
il ne faudrait pas
je devrais être endurcie avec le temps
j’en ai connu bien d’autres
des plus intimes
les plus cruels

Je ne m’y habitue pas
et ne veux pas m’habituer
je veux garder l’espoir
croire qu’il existe des êtres
humains
de parole
de confiance

Mais nul n’est autorisé

à entrer sur mon territoire
sans y être invité 
nul ne peut profiter de moi 
et me poignarder
Voilà 
c’est écrit 
Je n’y reviendrai plus 
Il est tard
j’ai passé une douce journée 
entre amour et amitié 
qui vont m’accompagner jusqu’au bout de la nuit
et bien au-delà 
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Une réflexion au sujet de « De la trahison qui ne veut pas dire son nom »

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