Regards d’Inde # 4

ou celui,
ceux
que je n’ai pas croisés

Égarées sur un trottoir
à deux pas qu’elles n’ont osé franchir de mon marché
rajasthanaises exilées dans la grande inconnue
pauvres parmi les pauvres
mais toujours dansantes

La petite fille à la coquetterie sans âge
bracelets aux bras et chevilles crasseux
scandants ses pirouettes
laissant apparaître une cuisse dorée
par la fente indécente de la jupe

je l’avais deviné
à la fluidité de ses gestes

Il est des beautés comme des évidences
qui imprègnent tout le corps
dans ces moindre recoins
que l’on devine à la fluidité de ses gestes

Je l’ai su
lorsque
enfin vers moi

la mère s’est furtivement tournée 
pour mieux rajuster son voile fuyant 
offrant à ma capture 
son visage de madonne juvénile
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