De la robe qui m’irait comme un gant, oui, mais voilà, je ne suis pas octopussy

 Et la voici, la voilà la petite robe qui est faite pour moi

Vous ressentez l’ombre d’un doute, des tourments de perplexité ?
Moi aussi.

Ma madame mère, elle, dans ce domaine comme tous les autres, et c’est la source de nos problèmes, sait et cela ne se discute pas.

Alors voilà, cette robe, madame mère vous le dira « elle est tout à fait mon genre », « tout à fait mon style », très « comme il faut », « très jeune fille », bref, je résume et me répète : « faite pour moi »

Il serait de bon aloi que nous ayons une petite discussion elle et moi, que je lui fasse des révélations, que j’encoure le risque de lui faire du mal, mais bon, tant pis, je me lance : madame mère, assieds-toi, je ne suis plus une jeune fille depuis quelques décennies déjà, il serait même possible et probable que tu te retrouves arrière-grand-mère dans celle qui se profile.

Et si j’étais un peu plus courageuse, je rajouterais
que dorénavant il lui faut ravaler ces petites phrases à fort pouvoir hystérisant
que non je n’ai pas hérité de son corps en amphore
que oui le mien dans sa partie supérieure est plus proche de celui de mon père
que oui, ne lui en déplaise, je suis une femme

A moi les piquets de coton, et les séances de repassage, l’été dans ma chambre sous les toits.

Alors oui, elle est mignonne ta robe maman, mais moi je me suis délestée de ce qualificatif, qui me collait à la peau et me donnait de l’urticaire, depuis loooooonnnngggggtemps déjà.

Et puis elle est cul-cul la praline, nœud-nœud sur l’embouligue (traduction : le nombril, en marseillais), trop sur-interprétée, impossible à porter au premier degré. Alors à la limite, avec des leggings et ballerines, et un cabas, et la ceinture nouée dans le dos façon suivez-moi bel homme.

Et voilà, tu m’as contaminée, madame mère, déjà je me l’envisage l’estivale, je me l’aime la belle bleu, je me l’imagine sur ma table à repassage dans ma chambre sous les toits durant une journée caniculaire … Je sais, je sais, tu me l’as dit seriné « tous les jours que Dieu fait »  « il faut souffrir pour être belle »
P… je ne m’en sortirai jamais …

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2 réflexions au sujet de « De la robe qui m’irait comme un gant, oui, mais voilà, je ne suis pas octopussy »

  1. sans le ruban noeud-noeud mais avec une fine ceinture en cuir verni, je prends la robe en piqué de coton.. avec des ballerines et mon blond bardot… je peut-être bien gagné quelques années en moins… ou alors faire cougar sur le retour :s

  2. Ah bah moi je prend, gnagna a souhait c'est justement son charme, peut-être que je changerais ce ruban noir par un jaune pastel ou un vert anis, c'est beau le vert anis, avec de joli compensée et un petit sac…elle est parfaite :)Dit tu me donne envie d'habiter vers chez toi avec toutes ses robes…. 😀

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