La nana à la morue

Alors, voilà.
C’est l’histoire d’une nana, qui va bien finir par en rire, mais qui pour l’instant n’assume pas.
C’est l’histoire d’une nana qui ce jour n’osera pas vous la narrer en usant de la première personne du singulier, genre ce n’est pas elle, genre elle n’était pas elle, genre ce n’est pas son genre de commettre une connerie bêtise pareille.
C’est l’histoire d’une nana qui se révolte à l’idée d’investir 100 € dans l’achat d’une crème ou d’un sérum, de sacrifier la moitié de son salaire dans son budget beauté.
C’est l’histoire d’une nana qui se réveille un matin et se penche sur son miroir et y découvre qu’au fil des jours elle a endossé la peau de sa vieille mère …
C’est l’histoire d’une nana qui lasse de tester des produits faussement magiques et des poudres de perlimpimpin, décide de rentrer en résistance et cherche le moyen de palier ses besoins en faisant sa maligne.
C’est l’histoire d’une nana à qui on ne l’a fait pait pas, et trouve une solution à son problème, sur le net.
Par une belle nuit de solitude et de célibat récurent et programmé, la nana tartine consciencieusement face, décolleté, cou, bras et mains d’huile … de foie de morue …
Vous comprenez donc qu’elle s’en vantera pas, et même qu’elle s’apprête à taire à jamais ce honteux secret …
Bref, petit matin, à demi-ensommeillée, en retard, la nana saute sous la douche, pressée, savon,  huile démaquillante, à la bourre,  éponge Kiko, pas le temps, coup d’œil dans le miroir, constate que si le miracle n’est pas au rendez-vous, la peau semble  rebondie, peut-être ferme, assurément  plus douce. Pas le temps de s’attarder. Partir courir sac à bandoulière et à l’épaule battant la hanche, musique dans les oreilles, quand soudain une question titille le cerveau, et une odeur sa narine, un doute se fait jour : ben c’est quoi cette odeur, c’est elle ou toute la ville qui s’est donné le mot, et sent le poisson ?
La nana hésite, mais le doute elle ne connaît rien de pire, si ce n’est certaines certitudes, alors, discrètement elle porte son poignet à son nez, et y découvre l’odeur qui l’accompagnera toute la journée durant. Et ne croyais pas qu’elle ne soit pas allée maintes fois se laver,  qu’elle n’ait pas essayé de se débarrasser de cette puanteur. 
Mais la morue nage en eaux profondes, et son odeur se loge tout aussi profondément dans le derme.
Quand enfin, la nana pourra rejoindre son chez elle, après des heures durant à éviter les félins, et les femmes enceintes aux odorats trop sensibles, elle décida que désormais elle remettrai sa peau aux bons soins des huiles bêtement essentielles et uniquement végétales. 
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4 réflexions au sujet de « La nana à la morue »

  1. je pensait que c'était en la buvant qu'elle était bénéfique l'huile de foie de morue, je la prend comme ça en tout cas (tu vois comme c'est dégueulasse hein…)!Du coup pour la peau…tu dois puer le poisson en effet, mais t'inquiète ça va finir par s'estomper, il paraît que l'huile d'Olives est top par contre 😀

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