Pimprenelle est chiffon

Il est des jours où je ne plais pas. Ce n’est pas que je m’aime ou que je m’aurais choisie si j’en avais eu le choix, mais bon, j’ai eu le temps de m’y faire à cette personne imparfaite, et vivre en bonne intelligence avec moi-même.

Je demande mieux, sans attendre plus, et je m’y attelle au quotidien. Je me chouchoute, je me dorlote, je gomme, crème, masque, colore, couvre, découvre, je me fais du bien. C’est ainsi.

Mais voilà qu’il me faut choisir l’arrivée des jours dits beaux pour me sentir moche. Est-ce le contraste, le changement d’éclairage,  ou bien

ou bien, j’ai perdu les codes, je ne sais plus comment apprivoiser le soleil tout en prenant garde aux températures. Et je n’aime pas les demis, sauf en bière, les moitiés, les imparfaits. Je veux du chaud du beau du constant. Je veux de l’été du soleil et des glaçons. Je veux des jupes et des pantalons larges et légers et des robes déjeuner de soleil. Je veux des tongs, des sandales. Je veux mes Tropéziennes, je veux mes KaJacques. Je veux courir les rues et transpirer, sentir mon sac battre sur ma hanche et ma bouteille d’eau bringuebaler à contre-courant.

Je suis une femme solaire, pleine de contradiction, à la peau claire, une rougissante au moindre rayon. J’aime me promener le soir et sentir crépiter ma peau gorgée de chaleur, et rentrer chez moi, passer ma nuque sous l’eau du robinet, la boire à longues gorgées, ouvrir fenêtres et volets et créer des courants d’air.

Mais il me faut faire taire mon impatience. Elle n’est pas de saison.

Je m’adapte, range pulls et manteaux dans les placards que je laisse entre-ouverts. Je fais un tour chez H&M, achète quelques basiques confortables, masculins et structurés. Je ne m’attarde pas, je veux juste me rendre supportable.

Où que mon regard se pose, rien en moi ne mérite … grâce. J’ai des envies de coiffeur, de coupes et colorations folles éclatantes et pétantes, qu’ensuite je regretterai. Mais je sais que bientôt çà va passer

Et je sors les albums en quête d’une moi plus légère moins complexée, moins narcissique. Et de regarder les photos, m’y découvrir dans un soupir somme toute ravissante, alors même que je l’ignorais.

Alors, je sais que bientôt ça va aller, ça passer, que j’ai simplement besoin de douceur. Et qu’elle est à portée de mes mains

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